Baisse du rendement de l’épargne : accepter ou changer ?

Image chronique de septembreLa baisse des rendements des produits d’épargne sans risque affecte tous les placements traditionnels.

En 10 ans la rémunération du livret A et celle des fonds euros des contrats d’assurance vie a été divisée par 2, celle du PEL par 2,5 !

Ainsi, le livret A, le Plan Epargne Logement (PEL) et les fonds euros des contrats d’assurance vie sont à leur plus bas niveau historique ! Ils rapportent respectivement 0,75 %, 1 % et en moyenne 1,48 %.

Pourquoi cet écrasement des rendements ?

A l’origine de cette évolution négative, la baisse de l’inflation et les politiques de relance de la croissance menées par les banques centrales à la suite des crises financières et économiques. Elles ont eu pour effet d’abaisser très fortement les taux d’intérêts à court et à long terme.

Jugez en vous-même ! Les deux indicateurs phares qui servent à fixer le taux des placements liquides et sans risques sont aujourd’hui aux alentours de 0 % ! Pour les durées longues, il est en positif de seulement 0,78 % (obligation de l’Etat Français à 10 ans)…et en négatif de 0,35 % pour les durées courtes (marché monétaire) !

Du côté de l’inflation la tendance est plutôt à la hausse pour 2018, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les épargnants sécuritaires car elle va faire baisser le rendement réel (qui tient compte de l’inflation) des placements sans risque. Si bien que l’on pourrait avoir des rendements diminués de l’inflation proches et même inférieurs à 0 %  !

Cette situation va-t-elle durer ?

Autant le dire ! Tant qu’il n’y aura pas de reprise économique durable, tant que l’inflation ne remontera pas fortement, les taux resteront tout proches de 0 %, en territoire à peine positif ou…négatif. Cela pourrait donc durer. Combien de temps ? Autant le dire également : personne ne sait !

Pour illustrer cet environnement de taux durablement bas, prenons pour exemple les rendements futurs des fonds euros des contrats d’assurance vie. Quand vous versez sur le fonds euros de votre contrat, l’assureur avec cette somme, achète en grande majorité des obligations car il doit à tout moment vous garantir les sommes versées. Il y a 10 ans il les achetait au taux de 7 % et depuis les rendements n’ont cessé de baisser. Ce sont ces anciennes obligations qui permettent encore de soutenir les rendements, mais leur poids ne cesse de se réduire au fur et à mesure qu’elles arrivent à échéance et qu’elles doivent être remplacées par de nouvelles obligations au rendement à peine supérieur à 0%. C’est sur ce même taux que sont investis aujourd’hui les versements des souscripteurs. L’application de ce mécanisme permet de dire qu’à horizon 2, 3  ans les rendements des fonds euros devraient se situer en deçà de 1%.

Que faut-il donc faire ?

Tout d’abord et je crois que vous l’avez bien compris après ça, arrêtez de regarder dans le rétroviseur ! Sécurité ne rime plus avec rentabilité. Un retour à la normale en quelque sorte, après 30 années où ces placements sécurisés suffisaient à valoriser son épargne. Il va falloir se dire une bonne fois pour toute, que les placements à la fois liquides, sans risque et performants n’existent plus ou du moins pour un bon bout de temps.

Maintenant et concrètement, soit vous acceptez que votre épargne ne se revalorise plus et vous faîtes pour longtemps le mort, soit vous changez votre fusil d’épaule. Bien sûr dans ce dernier cas, il ne s’agit pas de chambouler toute son épargne et de prendre des risques inconsidérés.

Pour changer, il n’y a ni recette miracle, ni méthode universelle, mais simplement des solutions qui s’adaptent individuellement à chacun en fonction de ses propres attentes.

Pour savoir comment faire, évitez donc le casse-tête ! Car il faut reconnaître que faire son marché tout seul pour faire performer son épargne est impossible pour la très grande majorité des épargnants.

Prenez donc sans tarder rendez-vous avec votre conseiller. Après avoir effectué un diagnostic de votre situation, il vous orientera sur le support le plus adapté pour dynamiser votre épargne (assurance vie en Unité de Compte et/ou Plan Epargne en Actions). En fonction de votre niveau de risque accepté, de l’horizon de placement et du montant à investir, il vous indiquera le meilleur moyen de l’alimenter (ponctuellement et/ou régulièrement) et sélectionnera pour vous des fonds actualisés tous les mois par notre chef économiste et son équipe d’experts.

Avant votre rendez-vous et pour ceux qui veulent se documenter, venez parcourir tous nos articles consacrés à l’épargne. Prenez connaissance aussi de nos préconisations et des performances de nos portefeuilles pour dynamiser votre PEA et votre contrat d’assurance vie.

L’Espace Conseil Epargne, se tient également à votre disposition par téléphone au 05 62 44 74 90 et par mail à l’adresse suivante espace.conseil.epargne@lefil.com, pour répondre à toutes vos questions.

Je vous dis au moi prochain, pour faire le match entre le PEA et le contrat d’assurance vie.

 

  1. Salut,
    Faire miroiter aux usagers que se constituer un capital sur une base assurance vie euros/actions est une pure ânerie , l’assurance vie ne rapporte plus rien depuis 2008 sauf aux organismes bancaires et assureurs , seul intérêt, le successoral.

    1. Sauf s vous faites le bon choix de votre établissement et/ou si vous avez un bon conseiller, professionnel, réactif et de bon sens.
      Difficile, mais possible, en cherchant bien sans trop tarder bien sûr, car le temps c’est de l’…..!!!

      1. Achetez des vehicules de collection ( en plus vous en profitez ) , faites des voyages , faites des petits credits à votre banque , continuez à travailler ( si ç’ est possible ) , profitez de la vie ( les ennuis peuvent vite arriver ) , ne pensez pas trop à vos descendants ( ça évitera des problemes familiaux ) , les 35h , les retraites à 60 ans …..c’etait de l’utopie . VIVEZ . JJ COURREGES .

  2. il faudra m’expliquer comment l’état place a un taux négatif quel est son intéret à perdre de l’argent en plaçant à-0,35% comme vous l’indiquez ;c’est encore de la haute voltige financière que le quidam moyen ne peut comprendre; merci de me donner une explication rationnelle ou au moins compréhensible pour le béotien que je suis

    1. Bonjour monsieur Marianne,
      Conséquence de la crise de 2007, pour lutter contre le resserrement du crédit et contre les risques déflationnistes, la BCE a engagé dès 2008 une politique monétaire accommodante (QE: quantitative easing). Selon cette politique dite non-conventionnelle, la BCE a procédé à des rachats d’actifs (et injecte parallèlement des liquidités dans la zone Euro) et abaisse ses taux d’intérêts de sorte que les banques financent l’économie plutôt que d’avoir des réflexes de rentiers qui placent leur argent.
      La logique de ce système conduit à proposer aux banques commerciales de se voir servies un taux d’intérêt négatif pour les liquidités qu’elles laissent en dépôts auprès de la BCE.
      En clair, les dépôts des banques leur coûtent de l’argent ce qui est comme vous le soulignez si bien une aberration économique. Elles effectuent de tels placements car elles ont grande méfiance du marché interbancaire (le marché sur lequel elle se prête entre elles) ce qui en dit long sur l’idée que la banque X se fait de la qualité réelle des comptes de la banque Y.
      Ainsi, ces dépôts auprès de la BCE leur paraissent sécurisés avec en contrepartie une rémunération négative.
      Meilleures salutations.