Futures retraites : plus le choix, il faut épargner !

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Retraite :  Action !

Quand partirons-nous à la retraite ? Réponse : plus tard qu’avant.

Combien toucherons-nous ? Réponse : moins que ceux qui partent avant nous.

Retraite : Réaction !

Plus personne ne doit donc se faire d’illusion, il faut épargner pour son propre compte. Et le plus tôt sera le mieux car les retraites dorées appartiendront à ceux qui les auront préparées tôt ! Surtout en considérant que l’augmentation de l’espérance de vie oblige à disposer d’un capital de plus en plus élevé pour compléter sa retraite.

Se constituer un capital est donc un enjeu primordial pour les personnes encore en activité. Mais optimiser la préparation de sa retraite reste un exercice complexe tant les offres pouvant répondre à cet objectif sont nombreuses. Il n’existe pas de solutions miracles, mais autant de solutions que de situation individuelles.

Voici quelques principes de base à respecter pour se préparer correctement à une baisse de revenus :

Premier principe incontournable,  être propriétaire de sa résidence principale.

C’est le premier acte d’épargne indispensable pour préparer sa retraite.

Ensuite, 3 axes à mettre en œuvre chronologiquement pour construire une épargne adaptée : une épargne financière classique, une épargne immobilière et de l’épargne dédiée à la retraite, en tenant compte des trois paramètres suivants : votre épargne est-elle disponible ou bloquée jusqu’à votre départ à la retraite ; la restitution se fait-elle sous forme de rente ou de capital ? Quelles sont les modalités pour l’effort d’épargne à fournir ? Dernier point à  vérifier : la fiscalité applicable, tant pendant la phase épargne qu’au moment de la rente.

L’épargne financière classique

La notion de long terme et de « blocage » est généralement liée à la constitution d’un capital retraite. Mais rien ne vous empêche, du moins dans un premier temps, pour privilégier la disponibilité et la sécurité, de vous tourner d’abord vers les formules d’épargne totalement liquide comme Le livret A et le Livret Sociétaire que vous pouvez alimenter de manière régulière. Egalement dans cet objectif de constitution de première épargne en vue de préparer la retraite, vous pouvez envisager la souscription d’un Plan Epargne Logement (PEL) : bien que plutôt destiné à l’achat d’immobilier, il peut également et avantageusement être utilisé en formule d’épargne régulière et de capitalisation.

Mais disons-le !, même si dans ces formules, les intérêts s’ajoutent à votre épargne et répondent donc bien à l’objectif de capitalisation, il n’en demeure pas moins qu’elles ne sauraient à eux seules solutionner le manque de revenus à la retraite. Les limites liées aux plafonds et à la rémunération de l’épargne liquide, en font uniquement un point de départ, comme un camp de base, qu’il faut compléter par des formules d’épargne plus adaptées pour accéder au sommet de cet objectif de long terme.

La solution la plus appropriée est l’assurance vie en version «capitalisation» qui est la plus adaptée dans le panel des solutions financières classiques pour épargner sur le long terme. Sa modulation et sa souplesse en font un véritable produit retraitePour améliorer la performance et donc le montant du capital retraite, vous devrez jouer la carte de la diversification en utilisant les différents supports d’investissement appelés Unité de Compte, la part à consacrer à ce compartiment dépendra de votre aversion au risque.

L’avantage de l’assurance vie est de ménager plusieurs issues pour, à terme, financer sa retraite. Ainsi vous aurez le choix entre récupérer votre capital pour l’investir par ailleurs, de programmer des rachats réguliers automatiques ou d’opter pour une rente viagère pour compléter vos revenus.

L’épargne immobilière

Acheter un logement et percevoir des loyers peut être un moyen idéal pour se constituer un complément de retraite. Que ce soit « en direct » ou sous forme de SCPI, en défiscalisation ou en régime classique, l’achat peut être financé avec un effort d’épargne réduit, les loyers versés couvrant une partie des mensualités de prêt que vous pouvez solliciter. De plus, les intérêts d’emprunt sont déductibles des loyers, ce qui réduit la base imposable. A la fin de l’emprunt, qu’il convient de faire coïncider avec la fin de votre période active, vous bénéficiez pleinement du revenu complémentaire.

L’épargne dédiée à la retraite…

Le dispositif ouvert à tous, spécifiquement dédié à la retraite : le Plan Epargne Retraite Populaire.

La particularité du PERP tient au fait, qu’exception faite de quelque cas extrêmes (invalidité, expiration de droits au chômage, liquidation d’entreprise pour les non-salariés, décès du conjoint ou situation de surendettement), les versements effectués sont bloqués jusqu’au départ en retraite. A cette échéance, au moins 80 % de l’épargne constituée doit être transformée en rente viagère imposable20 % peuvent être récupérés sous forme de capital. Même en cas de décès du souscripteur en phase épargne, les primes cumulées seront reversées au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) sous forme de rente.

Cette rigidité reste un inconvénient pour les épargnants soucieux de garder la main sur leur capital.

Mais les avantages sont réels : vous pouvez à tout moment, en fonction de votre situation, modifier ou suspendre vos versements périodiques. Ce support vous garantit le versement d’une rente à vie. Enfinle PERP est assorti d’un avantage fiscal pendant la phase épargne : les versements de l’année, sont, pour chaque membre du foyer fiscal, déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l’année n-1 (net de frais professionnels) eux-mêmes plafonnés à 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS = 39 228 €) avec un minimum de 10 % du PASS pour les faibles revenus. S’ils n’ont pas été utilisés ou épuisés, les disponibles fiscaux des 3 années précédentes restent déductibles. Vous pouvez aussi utiliser le disponible fiscal de votre conjoint ou partenaire PACS (ces plafonds sont indiqués à la fin de votre avis d’imposition). Autre atout en phase épargne, le PERP est exonéré de prélèvements sociaux et, pour les plus fortunés, d’ISF, y compris en phase de rentes (sous réserve d’avoir cotisé 15 ans). Mais autant le dire : cet avantage fiscal concerne surtout les personnes fortement imposés (dans les tranches actuelles de 30 %, ou mieux 41 %) et qui font d’importants versements.

Compte tenu de ce blocage de fonds, nous conseillons d’investir tardivement dans un PERP, une dizaine d’année avant votre départ en retraite, lorsque vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale et que vous possédez suffisamment d’épargne disponible ou de précaution déblocable en cas de besoin.

Pour les non salariés et les exploitants agricoles il existe une variante au PERP : les contrats “Madelin” qui fonctionnent sur le même principe.

 …et celle qui mériterait de l’être

 Si le PERP oblige à une sortie en rente, il existe deux autres produits d’épargne qui eux permettent le choix entre percevoir un capital ou une rente. De plus, à cette souplesse, s’ajoute un autre avantage : la rente est exonérée d’impôt ! (exception faîte des prélèvements sociaux).

Ainsi, si vous détenez une enveloppe PEP (qui n’est plus commercialisé depuis le 25 septembre 2003), vous pouvez bénéficier d’une rente viagère défiscalisée, en fonction de vos versements.

Autre produit phare auquel on ne pense pas toujours, le Plan Epargne en ActionsSous réserve d’accepter une prise de risque et d’avoir un horizon de placements d’au moins 5 ans, il peut être un bon moyen de dynamiser une fraction de son épargne en franchise fiscaleAu bout de 8 ans, vous pourrez convertir le capital acquis en rente viagère défiscalisée.

En synthèse, le premier conseil est donc de ne pas faire reposer tous ses revenus futurs sur un seul placement. Il est plus sage de panacher de façon à diversifier les risques pour pouvoir toujours compter sur un complément de revenus.

Constituez d’abord une épargne financière classique avec des livrets, un Plan Epargne Logement. Votre épargne sera à l’abri de tout risque et c’est une sécurité avant de se tourner vers des solutions plus adaptées.

Pour répondre pleinement à l’objectif de se constituer un capital, tournez vous vers l’assurance vie, l’immobilier locatif mais également le PEA. Le PERP quant à lui est à examiner avec attention et doit tenir compte de l’âge et de la situation fiscale du souscripteur.

Le second conseil est de se faire aider par son conseiller qui organisera la construction de votre épargne en fonction de vos revenus, votre fiscalité, vos souhaits.

Les experts de l’Espace Conseil Epargne se tiennent également à votre disposition au 05 62 44 74 90 ou par mail à l’adresse suivante : espace.conseil.epargne@lefil.com