Déduire de ses revenus l’aide aux parents âgés

ConseilsImpot7La solidarité générationnelle n’est plus seulement descendante. Avec le vieillissement de la population, les enfants sont de plus en plus souvent obligés d’aider leurs parents.

En 2014, vous avez aidé vos parents ou grands-parents dans le besoin en leur versant de l’argent et/ou en finançant certaines dépenses ?

Vous avez le droit de les déduire de votre revenu imposable.

Lorsque l’un de vos ascendants âgé ne peut plus subvenir seul à ses besoins, vous devez venir à son secours au titre de l’obligation alimentaire. Selon le montant et la nature de l’aide apportée, vous bénéficierez d’une déduction fiscale de tout ou partie de vos dépenses.

Si votre ascendant peut rester seul à son domicile, mais qu’il a besoin d’un soutien financier, vous pouvez lui verser une pension alimentaire – sous forme de chèque ou de virement – ou financer directement certaines de ses dépenses (frais médicaux, factures d’électricité, nourriture…).

Cette pension alimentaire est déductible de vos revenus imposables sans aucun plafond, à condition de justifier que les ressources de votre parent sont insuffisantes pour qu’il puisse s’assumer.

En outre, vous devez pouvoir prouver que vous avez payé tout ou partie de ses dépenses, en conservant factures, trace des virements… Mais attention, le parent aidé doit de son côté déclarer dans ses revenus la pension alimentaire. Or s’il dépasse un certain seuil de revenu, il peut perdre le versement de prestations. Il est donc indispensable de faire des simulations.

Si vous l’aidez à prendre en charge tout ou partie du salaire d’une aide à domicile et si votre parent ou grand-parent est éligible à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), vous avez deux options. Première possibilité : déduire cette dépense au titre de la pension alimentaire (comme précédemment). Autre alternative, vous pouvez bénéficier de la réduction ou du crédit d’impôt lié à l’emploi d’un salarié à domicile (50% des dépenses).

Lorsqu’un parent ou grand-parent n’a plus les moyens de payer son loyer, l’Etat prévoit aussi des aides.

1/ Si vous mettez à sa disposition un logement vous appartenant, vous avez le droit de déduire de votre revenu imposable une somme correspondant au loyer de marché (ou à la différence entre le loyer de marché et un loyer minoré) que vous auriez pu percevoir en louant ce logement. Si vous payez les charges locatives à la place de votre parent hébergé, ces sommes sont également déductibles (sauf la taxe foncière).

2/ Si vous l’hébergez, vous avez la possibilité de déduire, sans aucun justificatif, une somme forfaitaire de 3 386 euros (données 2014) par an pour frais de logement et nourriture, toujours à condition qu’il n’ait pas de ressources suffisantes pour assumer seul sa subsistance.

Il est possible de déduire une somme supérieure, en ajoutant à ce montant forfaitaire l’ensemble des frais que vous avez eus. Et ce sans plafond. Mais il faudra alors conserver les factures en cas de contrôle du fisc.

Dernier point : si votre ascendant est titulaire d’une carte d’invalidité à 80 %, vous pouvez soit déduire la pension alimentaire que vous lui versez, soit bénéficier d’une demi-part en plus dans votre déclaration d’impôt (ou une part si vous avez trois personnes à charge).

Enfin, si votre parent emménage dans un établissement spécialisé (résidence destinée aux personnes âgées dépendantes, section de soins de longue durée dans un établissement hospitalier…), vous bénéficierez d’une déduction intégrale de vos dépenses, sans limitation de montant, toujours au titre de la pension alimentaire. Dans ce cas, votre parent n’a pas à intégrer les sommes reçues dans sa déclaration sur le revenu.