Je mène mes projets à terme quoi qu’il arrive !

Assurance-vie, assurance-décès, tout banquier vous expliquera que « bien sûr, c’est fondamentalement différent ! », « bien sûr, ces deux produits ne couvrent pas les mêmes besoins » et enfin, « bien sûr, ces assurances sont complémentaires » !

Passés 2 jours … je vous parie que vous ne vous rappellerez plus de grand-chose…

Rien de mieux qu’un exemple concret pour mieux comprendre  ;-)

Alors, imaginons : Votre fils Louis a 5 ans… et vous souhaitez commencer à mettre de l’argent de côté pour préparer son avenir : il y aura le permis et évidemment, la voiture qui va avec, les études….

Votre conseiller vous préconise l’ouverture d’une Assurance-Vie avec un versement mensuel de 100 euros. Ainsi, pour ses 18 ans, vous aurez épargné un peu plus de 15000 euros.

Mais que va-t-il se passer pour Louis et pour le financement de ses études s’il vous arrivait malheur à ses 10 ans ???

A cette date, vous aurez épargné sur votre assurance-vie environ 6000 euros… Pas assez pour financer le permis, la voiture, les études…

Et c’est là que l’assurance-décès intervient !

Car votre enfant aurait eu le capital que vous aviez initialement prévu si vous aviez souscrit en même temps que le contrat d’assurance vie un contrat d’assurance-décès.

Reprenons l’exemple de Louis.Si vous aviez investi plutôt 85 € en assurance-vie (13 000 € à ses 18 ans) et 15 € en assurance-décès (1), ça n’aurait pas changé pas l’équilibre du projet initial (100€/mois) mais par contre, en cas de gros pépin, vous seriez sûrs que Louis pourrait quand même passer son permis, acheter sa voiture, faire ses études.

Car, à 10 ans, il aurait touché le capital de 6000 € provenant de votre assurance-vie MAIS AUSSI 60 000 € du contrat d’assurance-décès.

Que faut-il retenir de cette histoire ? Qu’il vaut mieux cumuler assurance-vie et assurance-décès pour être sûr de protéger vos projets et votre famille.

L’exemple vous a éclairci les idées j’espère !

Vous trouverez en suivant les définitions simples et utiles de ces deux types de contrat, qui vous l’avez bien compris, sont parfaitement complémentaires et garantissement la bonne fin de vos projets !

L’assurance-vie, c’est quoi ?

Avec ce type de contrat, l’objectif est clairement de faire fructifier son argent, son patrimoine ou d’obtenir un complément de revenu par la suite (pour la retraite notamment) ou encore de se constituer un capital pour réaliser un projet (achat d’une maison, études des enfants…).

Vous pouvez choisir le rythme de versements qui vous convient le mieux – versements réguliers ou libres –, et leurs montants. A noter qu’il est tout à fait possible de détenir plusieurs contrats d’assurance-vie.

A l’échéance fiscale des 8 ans, vous pouvez conserver votre placement tel quel, continuer à l’alimenter si vous le désirez, ou vous pouvez récupérer tout ou partie de votre capital selon votre choix. Vous pouvez également demander une sortie sous forme de rente défiscalisée.

En cas de décès, votre capital constitué est transmis aux bénéficiaires que vous avez désignés dans le contrat.

Pour rappel, vos bénéficiaires peuvent recevoir individuellement jusqu’à 152500 € sans droits de succession si cet argent est versé avant vos 70 ans. Au-delà de cet âge ils bénéficieront d’un abattement global de 30 500 euros.

L’assurance-vie est donc un placement financier. On est, dans ce cas, loin de la notion « d’assurance », et de sa logique : « Je paie une prime pour m’assurer contre quelque chose et si l’événement défavorable survient, les avantages deviennent effectifs ».

L’assurance décès, c’est quoi ?

L’assurance-décès est beaucoup moins connue que l’assurance-vie. La logique de ce type de contrat est très différente : il s’agit réellement, cette fois, d’un mécanisme assurantiel de prévoyance. L’avantage du contrat ne se produit que si « l’accident » contre lequel on s’assure survient, en l’occurrence le décès.

Vous cotisez de façon régulière et en retour, l’assureur s’engage à verser aux proches désignés dans le contrat (les bénéficiaires) un capital financier en cas de décès de l’assuré. Le montant du capital garanti est fixé à l’avance.

Ce type de contrat ne permet pas de faire fructifier un capital, mais bien de protéger ses proches en cas de décès. Sur les contrats d’assurance-décès on ne récupère pas les primes que l’on verse, quoi qu’il arrive.

(1) Calcul de cotisation fait au 20/03/2016 sur un parent âgé de 34 ans pour un capital garanti de 60 000 € 
==> cotisation mensuelle 14,35€