Les Indemnités de Fin de Carrière : une bombe à retardement pour l’entreprise ?

L’actualité récente nous rappelle que le financement des retraites est une problématique nationale à l’origine de nombreuses réformes ces dernières années. Le maintien des séniors en activité est privilégié, avec des incidences parfois lourdes sur la gestion des ressources humaines de l’entreprise.

Mais cela représente également une incidence financière non négligeable : le montant élevé des Indemnités de Fin de Carrière (IFC) à verser par l’entreprise au moment du départ à la retraite du salarié. Ces « primes de fin de carrière » constituent une partie importante du passif social d’une entreprise, son montant doit être évalué, et figurer en annexes de ses comptes.

De nombreuses PME n’ont pourtant pas encore pris conscience de l’impact de ces IFC sur la trésorerie de l’entreprise, et particulièrement lorsque plusieurs départs à la retraite se suivent. Une raison essentielle à cela : le provisionnement de ces engagements n’est pas obligatoire, aussi le chef d’entreprise n’est pas incité à anticiper ce genre de problème à moyen ou long terme…

Pourtant en fonction de la pyramide des âges, cela peut représenter une sortie brutale de trésorerie, d’autant que ces indemnités peuvent être substantielles dans certains secteurs d’activité (le bâtiment notamment).

Mais au-delà de la trésorerie de l’entreprise, c’est son évaluation entière qui peut être impactée. En effet, au moment de la cession de l’entreprise, la comptabilité sert de base pour l’évaluation du prix de cession, et ce passif non provisionné peut donner lieu à de mauvaises surprises au moment des négociations.

Face à ce risque, il est nécessaire de réaliser une étude détaillée de la situation sociale de l’entreprise. En fonction de la population, il convient de calculer les indemnités de départ susceptibles d’être versées et de dresser un bilan des salariés concernés et de leur situation vis-à-vis des droits à la retraite. Il existe des solutions d’externalisation pour vous aider à mieux appréhender ces mouvements de trésorerie, avec un contrat d’assurance adapté.

Le Crédit Agricole a choisi d’accompagner les entreprises tout au long de leur vie afin d’anticiper les IFC de leurs salariés, grâce à notre service Extension Fin de Carrière. Avec des cotisations librement déterminées par l’entreprise et une déduction de ses cotisations du bénéfice imposable, ne prenez pas le risque de voir un passif social dégrader la valeur de votre entreprise.

Consultez le lien suivant pour plus de renseignements : https://entreprises.ca-pyrenees-gascogne.fr/tous-nos-produits-entreprises/extension-fin-carriere.html