Liste Actions Kepler-Cheuvreux : entrée de AB InBev, sortie d’ABB

Kepler-Cheuvreux a modifié sa liste de valeurs ces derniers jours avec l’entrée de AB InBev (code ISIN : BE0974293251) et la sortie d’ABB (CH0012221716), voici leur commentaire :

“Anheuser-Busch InBev (AB InBev) est un groupe belgo-brésilien, figurant parmi les principaux producteurs mondiaux de bières. L’activité de la société s’organise autour de 2 pôles : 1) la production de bières (89% du CA en 2017) : marques Budweiser, Corona, Stella Artois, Beck’s, Leffe, Hoegaarden, Castle, Castle Lite, Bud Light, Skol, Brahma, Quilmes, Michelob, Harbin, Sedrin, Michelob Ultra, craft beers ; 2) la production, l’embouteillage et la vente de boissons sans alcool (11%) : boissons gazeuses, boissons maltées, eaux en bouteille et thés glacés. En termes de répartition géographique, le CA se répartit de la manière suivante : Europe- Moyen Orient-Afrique (18%), Amérique latine (40%), Amérique du Nord (27%), Asie-Pacifique (14%) et Autres (1%).

Opportunités

  • Les récents résultats d’AB InBev (1T18, 9/05) ont confirmé la reprise de l’activité au Brésil. Cette dynamique devrait selon nous continuer et accélérer au cours des prochains trimestres avec un retour de la croissance des volumes prévu au 2T18. La coupe du monde de football en Russie devrait également être un catalyseur pour la croissance des ventes, avec un effet volume beaucoup plus important. Globalement, l’économie brésilienne devrait continuer sa reprise cette année, dopant la consommation des ménages et in fine la consommation de bières. Nous tablons sur une croissance organique du CA et de l’EBE 2018E de 8% et 20% respectivement.
  • Aux Etats-Unis, AB InBev se focalise sur l’amélioration de la marge brute, ce qui lui permet de limiter les risques et de maintenir une croissance de l’EBE stable dans la zone (autour de 2-3% E). Le portefeuille de marque haut de gamme (Michelob Ultra, Stella Artois et craft beers) compense la perte de parts de marché des grandes marques (Bud Light, Budweiser).
  • Les marques internationales du groupe constituent un moteur de croissance additionnel. Au cours de la dernière publication de résultats, la direction d’AB InBev a mis en exergue le développement de ses propres marques à l’étranger (Budweiser, Stella Artois et Corona). L’activité de ces dernières – en dehors de leur marché domestique – a progressé de 12% au 1T18 et de 17% en 2017. La stratégie du groupe se focalise aujourd’hui sur le développement de ces marques internationales, surtout dans les pays émergents (consommation de bière en Amérique latine: 53 litres/habitant), soit les anciens marchés de SABMiller (racheté en 2016 pour USD 107 md, une des 5 plus grosses acquisitions de l’histoire). Nous pensons qu’il y a toujours du potentiel de croissance dans le développement de ces marques à l’international, le taux de pénétration est relativement bas (11% en 2017 au Brésil) alors que la premiumisation joue un rôle crucial au sein de ces marchés. Ces marques devraient être un catalyseur positif de long terme pour le groupe.
  • AB InBev devrait bénéficier des synergies de coûts et de revenus issues du rachat de SABMiller. Nous pensons que les synergies de revenus pourraient être particulièrement importantes et ajouter un montant de USD 700 m à l’EBE au cours des 5 prochaines années.
  • Selon nous, AB InBev devrait générer une croissance organique des ventes de 5% en 2018E alors que la croissance de l’EBE devrait être supérieure, grâce au levier opérationnel. Nous tablons in fine sur une croissance des BPA à 2 chiffres, tirée par les bénéfices additionnels des synergies et la reprise économique au Brésil. Ces améliorations ne sont pas encore reflétées dans le cours de Bourse de la société (P/E 2018E : 20.2x), débouchant sur un point d’entrée particulièrement attractif.

Risques

  • La volatilité des effets de changes pénalise AB InBev ; le groupe étant très présent aux Etats-Unis (27% du CA) et dans les pays émergents (40% du CA en Amérique latine).
  • L’endettement d’AB InBev a franchi la barre des USD 100 md après l’acquisition de SABMiller en 2016. La priorité du management est la réduction de la dette (dette nette / EBE 2017 : 5x).
  • AB InBev reste une valeur sensible aux mouvements des taux d’intérêts.

AB InBev présente 3 catalyseurs : 1) la reprise au Brésil ; 2) son modèle économique basé sur l’amélioration de la marge brute aux Etats-Unis et 3) la réalisation des synergies issus du rachat de SABMiller. Enfin, avec une croissance des BPA à 2 chiffres prévue en 2018E, nous pensons que le P/E actuel est trop faible. Le point d’entrée nous paraît donc très attractif. Nous initions le suivi d’AB InBev avec une opinion positive et un objectif de cours de EUR 120.00.”

Concernant la sortie d’ABB (code ISIN CH0012221716, non PEAble) :

“Pour rappel, nos principaux arguments au moment de l’entrée du titre dans notre liste reposaient sur : 1) l’amélioration des marchés finaux du groupe grâce à leur dynamisme de fin de cycle économique (transports et infrastructures, services aux collectivités, industrie), 2) le programme de réduction de coûts ambitieux, avec des effets importants attendus dès 2018E et 3) la croissance séculaire des activités d’automatisation et de robotique. Néanmoins, les derniers développements macroéconomiques et géopolitiques invitent selon nous à davantage de vigilance. En effet, le renchérissement du prix de certaines matières premières clés pour ABB (acier, cuivre) et les tensions commerciales entre grandes puissances économiques ne sont guère des bonnes nouvelles pour le groupe, qui fournit des produits et solutions d’optimisation sur l’ensemble de la chaîne de production. De plus, les récents avertissements sur les résultats de Nexans et Prysmian constituent un signal négatif pour la division Power Grids (produits et câbles haute tension, réseaux de communication, transformateurs, semi-conducteurs et logiciels d’entreprise). Enfin, nous avons été déçus par l’absence de commande importante en début d’année.”

Voici le portefeuille Kepler-Cheuvreux ci-dessous, arrêté au 25 juin 2018 :

Bons investissements à tous

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : article mensuel sur le blog parlons-patrimoine