Placement à échéance : que faire ?

havaianas-nous-donne-l-embarras-du-choix-image-492619-article-ajust_930[1]Tous les placements ne sont pas à durée indéterminée et il n’est donc pas toujours possible de conserver indéfiniment des produits d’épargne : Dépôt à terme (DAT), Obligations mais aussi certains investissements boursiers à capital garanti sont rémunérés sur une période fixée à l’avance. A l’échéance, le capital vous est totalement remboursé.

Que faire, si, comme beaucoup d’entre nous, vous souhaitez replacer cette somme ? Sachant qu’entre la période où vous avez réalisé le placement et la période de replacement, “de l’eau a coulé sous les ponts”: il s’est passé 4, 6, 8 ans parfois !

Vous étiez actif au moment du placement, vous êtes retraité aujourd’hui ; de
jeune trentenaire célibataire, vous êtes aujourd’hui marié et père de
famille ; ce sont vos parents ou vos grands-parents qui avaient mis cette
somme de côté pour vous.

Bref, vos objectifs ou vos attentes ont évolué, le contexte de taux aussi ….

Voici la revue des solutions âge par âge.

De 25 à 40 ans : rester sur la logique d’un patrimoine équilibré

Vos livrets doivent abriter l’équivalent de 4 à 6 mois de salaires maximum.
Aujourd’hui, l’échelle des livrets à changer : Le livret sociétaire est le 1er des livrets à privilégier, surtout si votre tranche marginale d’imposition est en deçà de 14%.

Déjà propriétaire ou non, L’indispensable Plan Epargne Logement (PEL).

Si vous souhaitez préparer l’acquisition de votre résidence principale, compte tenu du prix élevé de la pierre, plusieurs années d’épargne régulière sont nécessaires pour se doter d’un apport personnel conséquent.

La détention d’un plan d’épargne logement (PEL) s’avère être la solution adaptée. La phase épargne est de 4 ans. Durant cette période, les fonds sont rémunérés à 1,50 %. A l’échéance, vous êtes libre de récupérer vos fonds, de les laisser fructifier pendant encore six ans de plus ou encore de faire valoir vos droits à prêt.

A noter qu’au bout de seulement deux ans le taux de 1,50 % est garanti et vous pouvez ainsi récupérer la totalité du capital et des intérêts du PEL sans pénalité.

Cette faculté de « reprise » peut vous permettre de saisir une opportunité d’achat en bénéficiant des taux des prêts habitats libres historiquement très bons marchés.

Pour ceux qui vont préférer attendre d’avoir accumulé de l’apport ou que les prix baissent, ils pourront toujours compter en cas de hausse de taux, sur le prêt fixé à l’ouverture du PEL (2,7 % pour les PEL actuels) en touchant en plus une prime d’Etat d’un montant maximal de 1 525 €.

L’achat de votre résidence principale est important, car ce sera un atout important à l’heure de la retraite.

Faites vous-même les simulations plan épargne logement.

En complément, les Dépôts à terme Eco-Responsable pour savoir où va votre argent. Ce dépôt à terme permet de valoriser un capital sans risque sur une durée déterminée et en outre, vous connaissez les projets que l’on a pu financer par ce biais. Une exclusivité Pyrénées Gascogne à découvrir absolument !

Ouvrir une assurance vie sans obligation de l’alimenter immédiatement.

Souscrire tôt un contrat d’assurance vie est utile pour profiter dans quelques années d’une enveloppe défiscalisée. Ce qui compte quand on est jeune et que sa capacité d’épargne ne permet pas de tout faire, c’est surtout de « prendre date » en ouvrant le contrat, puis éventuellement en l’alimentant régulièrement ou ponctuellement. Cela servira un jour à financer les études des enfants, préparer sa retraite comme à placer n’importe qu’elle somme d’argent (vente immobilière, héritage…).

Dans la même idée, L’ouverture d’un plan épargne en actions (PEA) est à envisager. En effet, ce placement est destiné à investir en bourse. La sagesse veut qu’on utilise son PEA, le jour où l’on dispose de suffisamment d’épargne de précaution pour ne pas risquer de tout perdre en allant chercher une performance supérieure aux placements garantis.

Notre conseil : l’assurance vie et le PEA ont été épargné par la dernière loi de finance. Quant sera-t-il l’année prochaine ? Prenez donc date aux conditions actuelles avant que ces produits soient modifiés ou disparaissent.

De 45 à 60 ans : le moment de muscler son épargne

Autour de la cinquantaine et sauf accident de parcours, les revenus sont à priori plus élevés, l’épargne de précaution est constituée, la résidence principale est payée ou du moins en bonne voie de l’être. La carrière de votre épargne est donc encore pleine de promesses et c’est le bon moment pour préparer des revenus complémentaires pour sa retraite.

L’épargne immobilière pour profiter du crédit

L’immobilier est le seul actif achetable à crédit et en ce moment les taux sont très bas ! Mais pourquoi se lancer dans un projet immobilier ? Pour percevoir des loyers qui diminueront les mensualités. Et au moment de la retraite, ils apporteront un complément de revenus. Il est donc important de faire coïncider la durée du prêt avec le nombre d’années restant de vie active.

Vient ensuite la question du type d’investissement locatif.

Pour les tickets d’entrée élevés, dans le neuf existe le dispositif défiscalisant Duflot. Dans l’ancien il s’agit de sélectionner des biens avec travaux à réaliser pour créer du déficit foncier.

Pour les petits tickets, l’immobilier « pierre papier » qui permet également d’acheter à crédit en se connectant plutôt sur de l’immobilier de commerce ou de bureaux.

L’épargne financière pour diversifier et dynamiser votre épargne

C’est le moment d’utiliser votre assurance vie car si vous la détenez depuis plus de huit ans, elle pourra bénéficier de la disponibilité d’un livret en étant investi soit sur le fonds euro pour les épargnants sécuritaires, soit sur des unités de comptes pour les épargnants en recherche de performance.

Pour ceux qui recherchent une solution 100 % actions, le PEA s’impose pour mettre à l’abri vos plus-values.

Que ce soit dans l’assurance vie ou dans le PEA profitez de nos conseils pour la gestion des actions et des OPCVM.

C’est le moment aussi de faire le bilan de votre épargne salariale pour procéder à des arbitrages et peut être à des retraits pour alimenter votre assurance-vie ou votre PEA.

Parmi les solutions les plus appropriées pour compléter à la retraite ses revenus, il faut s’intéresser au compte épargne in fine (CEIF). Son fonctionnement s’adapte bien à l’objectif de complément de revenus après une période d’épargne. Il permet la valorisation d’un capital sur une durée choisie à la souscription et au terme de cette durée d’épargne, vous donne la possibilité de choisir à quel rythme récupérer votre capital en une ou plusieurs fois.

Quoi qu’il en soit, l’exposition aux actions doit rester mesurée car plus vous vous rapprocher de votre retraite plus vous devez diminuer vos placements en actions.

Après 60 ans

Assurance vie et PEA permettent de choisir entre rentes viagères, rachats automatiques ou récupération du capital.

A partir de 60 ans, à l’heure de la retraite, vient le moment des décisions patrimoniales importantes. Il faut avoir préparé ses arrières et ce n’est plus le moment de s’engager à long terme. Les enveloppes fiscales (assurance vie ou PEA) doivent déjà faire partie du patrimoine. Pour autant ce dernier n’est pas figé, car plusieurs arbitrages s’imposent. L’idée est de réorganiser ses actifs pour en percevoir des revenus suffisants, tout en minimisant la fiscalité.

Si vous êtes dans cette situation de devoir compléter votre pension de retraite, l’assurance vie qu’elle soit ancienne ou nouvelle va vous permettre de choisir entre rente viagère ou retraits successifs automatiques pour compléter vos revenus. Pour choisir entre la rente ou le retrait, il conviendra de prendre en considération des éléments comme l’impact de votre tranche marginale d’imposition, la disponibilité du capital, la rentabilité ou encore le besoin de transmission.

Pour le PEA l’intérêt d’y faire un versement se justifie seulement si l’ancienneté du plan est supérieure à 8 ans car c’est à partir de cette durée que l’on pourra obtenir la transformation du capital en rente viagère complètement défiscalisée.

Les obligations à revenus trimestriels, les dépôts à terme qui procurent des intérêts réguliers sont à envisager si toutefois vous êtes dans des tranches d’imposition qui n’excède pas les 14 %.

Pour ceux qui n’ont pas besoin de revenus et qui veulent conserver la propriété et la disponibilité du capital, un versement sur l’assurance vie permettra de diversifier les sources de rémunération du capital tout en organisant sa transmission le plus souvent en exonération totale de droit de succession.

Et voilà, vous savez tout !

L’Espace Conseil Epargne, joignable au mail espace.conseil.epargne@lefil.com ou votre conseiller saura vous guider dans vos choix.

  1. Merci pour cet article très intéressant qui couvre toutes les formes d épargne. 2 petites interrogations :
    1/ le LEP n est pas plus intéressant que le livret sociétaire pour les tranches en deçà de 14% ?
    2/ le taux du prêt pel n est pas à 4,20% ?
    Cordialement

    1. Bonjour Tonio et merci de vos encouragements ainsi que de votre veille toujours aussi perspicace.
      Une erreur s’est effectivement glissée dans le taux du prêt du Plan Epargne Logement (PEL). Il est de 4,20 % et non de 4,50 %
      Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il est intéressant de souscrire un Livret Epargne Populaire (LEP) à condition bien sûr d’être éligible. Pour ceux qui peuvent en bénéficier, il rapporte en effet 1,75 % et est complètement exonéré d’impôts (sur les intérêts et sur les prélèvements sociaux). Rappelons toutefois que son plafond (7 700 €) peut être rapidement atteint. Pour les personnes faiblement imposées, à des tranches inférieures à 14 %, le LIvret Sociétaire (LIS) qui bénéficie d’un plafond de 100 000 € est tout de suite après, la solution la plus adaptée et devance en rentabilité nette d’impôts le Livret A.