Point Mensuel Aout 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

Des marchés actions mondiaux en baisse ce mois-ci, entre 0% et -2% en Europe et aux Etats-Unis et de manière plus marquée en Asie (entre -3% et -5%), principalement à cause des tensions commerciales. Nos portefeuilles reculent de 2% sur le mois d’août, en hausse de 12,6% depuis le début de l’année.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +21,8%, avec une performance globale de +86,4% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 30/08/2019 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 30/08/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 185 500 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 181 100 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : des marchés actions mondiaux en baisse ce mois-ci, entre 0% et -2% en Europe et aux Etats-Unis et de manière plus marquée en Asie (entre -3% et -5%), principalement à cause des tensions commerciales. Nos portefeuilles reculent de 2% sur le mois d’août, en hausse de 12,6% depuis le début de l’année.

Guerre commerciale : en tout début de mois D.Trump en remet une couche en annonçant de nouvelles taxes à venir sur les importations Chinoises (10% de plus sur 300 milliards $ à partir de début septembre), il continue avec sa méthode de négociation sous l’angle Mike Tyson « tout le monde a un plan jusqu’à ce qu’il reçoive un coup de poing dans la figure »… En représailles dans les jours qui suivent la Chine laisse volontairement filer sa devise de l’autre côté du seuil psychologique de 7 yuan pour un dollar, une première depuis dix ans. C’est également nouveau de voir la Chine revendiquer clairement ce mouvement, c’est surtout un effet psychologique : être à 6,9 ou 7 ne change pas grand-chose mais c’est le rappel que la Chine possède aussi quelques armes de défense. Quelques jours plus tard D.Trump annonce un report des hausses de droits de douanes annoncées début août et des discussions à venir avec son homologue Chinois en septembre. Fin août toujours, la Chine répond aux Etats-Unis avec 5% de taxes en plus sur 75 mds $ de produits Américains, les dates sont les mêmes que celles annoncées par D.Trump, début septembre et mi-décembre…la Chine continue de répondre à chaque coup mais toujours dans des proportions moindres en laissant la porte ouverte aux négociations car elle est celle qui en a le plus besoin (même si à court terme elle a tout intérêt à ce que l’économie mondiale ralentisse pour dissuader toute mesure supplémentaire à son encontre). Suite à cette riposte Chinoise, les Etats-Unis répondent de nouveau avec 5% de plus sur l’ensemble des produits Chinois…rien de nouveau pour le moment donc, les négociations continuent, à suivre (de près).

Banque centrales : comme chaque été c’est à Jackson Hole (Wyoming) que se joue la coordination économique mondiale, dans cet environnement de ralentissement généralisé le soutien des banques centrales est clair : rien que pour le mois d’août les taux directeurs ont été réduits par les Etats-Unis, l’Inde, le Brésil, la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Indonésie et le Pérou. Difficile de se placer pour les banquiers centraux actuellement, il faut faire le tri dans la situation actuelle : quelle est la part du ralentissement cyclique « classique » après les 3 années de hausses que nous venons de passer ? Quel est l’impact de la guerre commerciale ? Quels sont les marges de manœuvre et les besoins réels en termes de soutien pour les 2-3 trimestres à venir ? Les banquiers centraux pointent plus ou moins clairement le poids politique qui pèse sur l’économie ces dernières années (guerre commerciale, Brexit, Italie, etc.), J.Powell rappelle que la situation reste favorable globalement et qu’il n’a donc pas de raison de baisser encore plus ses taux (après les 2-3 baisses qui sont attendues, dont probablement une nouvelle dans quelques jours, qui sera la deuxième après celle de début août).

En plus des politiques monétaires extrêmement accommodantes, les autorités de nombreux pays réfléchissent à de nouveaux soutiens fiscaux et budgétaires (via des investissements en infrastructures notamment) afin de soutenir l’activité lors des prochains mois. Ainsi les Etats-Unis évoquent une nouvelle baisse d’impôts, l’Allemagne également (afin d’éviter la récession technique, même si très proche de 0) tout comme les Pays-Bas (ici couplée à un plan d’investissement en infrastructures), la Chine, la Corée du Sud, la France ou encore l’Italie s’étaient déjà récemment lancées dans des relances budgétaires via des déficits conséquents. A court terme les indices d’activité (notamment manufacturiers) continuent d’être en baisse, c’est mieux du côté des services mais cela ralentit également. La croissance mondiale reste au-dessus de 3% malgré le ralentissement actuel, la Zone Euro le Japon et le Royaume-Uni devraient finir 2019 autour de 1% (avec la France légèrement au-dessus et en tête des grands pays Européens), les Etats-Unis proches de 2% et les émergents au-dessus de 4%.

Autre thème qui va revenir sur le devant de la scène à un moment ou un autre : « Helicopter money » : c’est-à-dire le versement d’argent directement de la banque centrale vers les ménages afin de soutenir l’activité, le sujet avait été abordé lors du ralentissement précédent (2015/2016) en Europe. Le rebond économique qui a suivi depuis avait rangé cette idée au placard mais le gérant d’actif Américain Blackrock le ressort en le présentant comme un moyen efficace de lutter contre une récession si jamais cela venait à se produire (en précisant quand même « qu’il est important que cela soit bien encadré pour ne pas miner la crédibilité des institutions et éviter des dérapages budgétaires»). S.Fisher, l’un des auteurs de cette note (ancien gouverneur de la banque centrale d’Israel et vice-président de la banque centrale Américaine) est un néo-Keynésien convaincu qui semble penser que les expérimentations budgétaires, fiscales et monétaires actuelles ne sont pas suffisantes. Ce courant de pensée semble progresser auprès des autorités occidentales et le sujet reviendra rapidement sur le devant de la scène que ce soit via cette forme d’ « helicopter money » ou de revenu universel, le principe est le même vu que les banques centrales rachètent les dettes publiques.

Résultats d’entreprise pour le second trimestre : les publications sont rassurantes, les bénéfices par actions sont globalement supérieurs aux attentes et à ce que pouvait laisser craindre certains indicateurs d’activité économique. Dans le détail les chiffres d’affaires notamment aux Etats-Unis ressortent bien plus haut qu’attendus, de l’autre côté les entreprises cycliques (comme l’automobile par exemple) montrent les signes évoqués ci-dessus (guerre commerciale + ralentissement). Pendant ce temps le montant de dividendes distribués au deuxième trimestre bat un nouveau record à plus de 500 milliards $. Signe révélateur des changements actuels : le classement Fortune Global 500 (500 plus grandes entreprises mondiales par le chiffre d’affaires) compte pour la première fois plus d’entreprises Chinoises qu’Américaines (129 contre 121). On notera quand même 6 sociétés pétrolières dans le top 10 (le monde change, mais pas si vite).

En lien avec ce que nous écrivions le mois dernier sur les exagération de certaines classes d’actifs, deux des trois éléments évoqués se sont encore illustrés ce mois-ci : Uber (que nous prenions en exemple de société « zombie ») vient d’afficher une perte de 5,2 milliards $ pour le seul second trimestre…crée il y a dix ans, l’entreprise n’a jamais réalisé le moindre euro de profit et affiche chaque année des pertes colossales, d’ailleurs la perte actuelle est largement supérieure au chiffre d’affaires sur la période (3,1 mds $) ce qui prouve que ce modèle économique n’est tout simplement pas viable. Autre exemple, côté obligataire, l’Argentine qui avait réussi à placer de la dette sur 100 ans…l’obligation a chuté de près de 25% sur une seule journée suite aux évènements politiques (probable changement à la tête du pays lors de la prochaine présidentielle). Nous avions déjà évoqué de nombreux autres cas (Autriche, Belgique, Irlande) de dettes extrêmement longues, même EDF a réussi à placer de la dette à 100 ans. Le risque est toujours bien réel mais n’est plus rémunéré (taux trop bas) cela pousse certains à faire n’importe quoi pour trouver un peu de rendement comme ces deux nouveaux cas l’illustre bien.

Zoom sur l’or : belle hausse cette année (plus de 15%), après plusieurs années difficiles les cours reviennent sur leur niveau de 2013 avec une once autour de 1 500 $. Certes cela reste toujours loin du point haut de 2011 à plus de 1 800$ : les cours s’étaient ensuite effondrés pendant 4 ans jusqu’à 1 000 $ en 2015 et les nombreuses tentatives de rebond (comme 2016 et 2018) n’avaient pas duré. La hausse actuelle est bien sûr soutenue par la guerre commerciale mais l’inflation au plus bas et le dollar au plus haut ne sont en général pas des soutiens pour l’or. Nous n’avons pas de position directe investie sur l’or dans nos portefeuilles et avons principalement une seule position indirecte au travers du fonds First Eagle (portefeuille assurance-vie), détenteur permanent d’or et d’actifs liés à l’or (mines d’or).

France : croissance légèrement revue à la hausse pour le second trimestre à +0,3%, ce qui est en ligne avec le premier trimestre et reste dans une dynamique tout à fait correcte (supérieure aux voisins Allemands, Britanniques ou Italiens), c’est l’investissement qui accélère le plus dans ces derniers chiffres (bon signe).

Italie : nous avions évoqué ces derniers mois notre conviction que la coalition actuelle allait probablement exploser, c’est désormais chose faite avec le coup de poker de M.Salvini de dissoudre le gouvernement pour prendre le pouvoir seul. Coup raté puisque qu’une coalition très improbable (parti démocrate et parti alternatif mouvement 5 étoiles) s’est formée pour constituer une nouvelle majorité dans un gouvernement Conte 2 (G.Conte a démissionné fin août et reprend donc sa place de premier ministre). Comme nous l’avions évoqué dans le point mensuel de mai 2018 (lien ici) un gouvernement en Italie dure en moyenne un an et un mois, la triste tradition est encore respectée avec le gouvernement Conte 1 qui aura duré un peu plus d’un an à peine. Le gouvernement Conte 2 est le 65eme en 73 ans, aucun autre pays « développé » n’affiche un tel score. Nous continuons de penser que l’Italie reste le principal danger en Europe actuellement, la situation n’est pas stable et le gouvernement Conte 2 ne pourra pas tenir longtemps à la fois économiquement (la récession n’est pas loin en Italie et les marges de manœuvre budgétaire sont faibles) mais aussi socialement (le dossier migratoire et le fait que M.Salvini est en tête des sondages devant l’actuel nouveau gouvernement). A court terme cela donne un peu d’air aux marchés puisque la possibilité de voir l’Italie sortir de l’Europe est repoussée.

Royaume-Uni : coup de poker réussit de Boris Johnson face au parlement, l’actuel premier ministre Britannique va suspendre le parlement du 10 septembre au 14 octobre, ce qui ne laissera que très peu de temps aux parlementaires pour gérer les négociations avec l’Europe concernant le Brexit. Les dates des 17 et 18 octobre (conseil Européen) semblent donc être la prochaine étape du dossier…à suivre.  

Hong Kong : véritable porte d’entrée mondiale vers la Chine pour le commerce et la finance (un tiers des flux étrangers vers la Chine y transitent), l’île fait face à une grève générale et à d’importantes manifestations depuis fin mars suite à un projet de loi d’extradition favorable aux autorités Chinoises. Ce n’est pas la première fois que d’importantes manifestations ont lieu à Hong Kong contre la Chine, c’est même assez régulier dans l’histoire récente. Colonisé par le Royaume-Uni pendant 150 ans, Hong Kong (comme Macao d’ailleurs) a été retirée de la liste de l’ONU des pays à décoloniser dans les années 70 par la Chine afin qu’elle ne devienne pas indépendante et qu’elle puisse être réintégrée à la Chine un jour. Un statut particulier a ensuite été négocié entre M.Thatcher et D.Xiaoping en 1984, les deux parties ont alors trouvé un accord pour qu’Hong-Kong soit « rendu » à la Chine en 1997. La Chine promet ensuite 50 ans de maintien du style de vie Hongkongais (économie, législatif et culture, proche de l’héritage Britannique) sous la forme « un pays, deux systèmes ». Macao est rétrocédée sous la même forme par le Portugal en 1999. Taïwan est aussi concernée par le mode « un pays, deux systèmes » et regarde probablement ces évènements avec une grande attention. Pour Hong Kong 2047 est encore loin (fin du bail de 50 ans), mais la Chine avance déjà ses pions petit à petit et l’intégration sera probablement faite avant 2047 au rythme actuel. Nous avions abordé le sujet en fin d’année dernière, avant ces manifestations, lors de l’inauguration par le président Chinois du plus grand pont du monde reliant justement la Chine à Hong Kong et Macao, cela nous semblait un signal clair d’accélération du rattachement de ces deux Etats. Il nous semble clair que la Chine récupérera l’ensemble de ces territoires à un moment ou un autre, quand cela lui conviendra le mieux : pour le moment le statut particulier de Hong Kong, qui possède l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde, arrange trop de personnes en Chine pour changer, cela permet de faire transiter les capitaux détenus par des Chinois à l’étranger, de faire entrer toutes sortes de produits de luxe, etc. La Chine poursuit son expansion avec l’ensemble des territoires proches, les constructions d’îles artificielle avec bases militaires en mer de Chine méridionale ont fait monter la tension dans la région, avec le Vietnam et les Philippines notamment (voici un article de CNN sur le sujet).

Indonésie : initiative forcée mais intéressante : la délocalisation de la capitale du pays à 1 300 km du lieu actuel (Jakarta). La vraie raison est environnementale : la ville s’enfonce de plusieurs centimètres chaque année dans la mer, 30 millions de personnes vivent dans cette métropole, la plus peuplée d’Asie. Cela permettra d’abord d’éviter une catastrophe environnementale mais c’est aussi le moyen de mieux répartir les richesses dans le pays, en effet l’île de Java concentre la majorité des ressources économiques grâce à la capitale Jakarta alors que l’île de Bornéo (là où sera construite la nouvelle capitale) est l’une des plus pauvres. Le calendrier n’est pas encore clair mais l’idée pourrait bien servir de test pour d’autres pays dans une période où la concentration des richesses et les flux démographiques vers les grandes métropoles n’ont jamais été aussi importants (notre pays n’échappe pas à la règle). 

Tourisme : exactement comme pour l’économie la concentration du tourisme est très forte à certains endroits : sur les 1,4 milliard de voyages internationaux en 2018 plus de 36% se sont concentrés uniquement sur les 300 destinations les plus populaires du monde et cette tendance continue de se renforcer d’année en année. Cela amène certaines villes à se poser des questions sur la gestion du tourisme de masse alors que jusqu’à présent elles se concentraient sur le développement quantitatif du tourisme. De nombreuses villes font désormais face à du sur-tourisme, Venise en est un bon exemple avec 30 millions de visiteurs par an dont 20 millions restent moins d’une journée sur place (donc l’économie locale n’en bénéficie pas), l’Islande (pays de 350 000 habitants) reçoit plus de 2 millions de touristes par an et a dû fermer certains sites naturels, même le sommet de l’Everest est concerné (dans des proportions plus faibles bien entendu). Un nouveau modèle est à inventer pour éviter que les lieux touchés par le sur-tourisme ne soient trop affectés mais aussi pour mieux répartir le levier de développement que représente le tourisme.

A surveiller dans les prochaines semaines :

– situation géopolitique : conflit commercial Etats-Unis/Chine, négociations autour du Brexit et situation politique en Italie

– impact et coordination des différents plans de relance monétaires (banques centrales) et budgétaires (fiscal + dépenses publiques) et données économiques à court terme (avant effet des différents plans)

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 3 septembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/783513485331100419

Le 2 octobre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/7436439542189768195

Le 5 novembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6207264707173414147

Le 3 décembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/4239197167570660099

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 2 octobre pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle