Point Mensuel Avril 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

La hausse se prolonge et accélère en avril avec des performances comprises entre +1% et +5% sur l’ensemble des marchés mondiaux, la Zone Euro est en tête des performances ce mois-ci. Avec une hausse de +3,1% en avril et de +14,9% depuis le début de l’année nos portefeuilles types atteignent un nouveau plus haut à +90% depuis lancement.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +24,3%, avec une performance globale de +90,2% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 30/04/2019 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 30/04/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 190 600 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 183 600 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : La hausse se prolonge et accélère en avril avec des performances comprises entre +1% et +5% sur l’ensemble des marchés mondiaux, la Zone Euro est en tête des performances ce mois-ci. Avec une hausse de +3,1% en avril et de +14,9% depuis le début de l’année nos portefeuilles types atteignent un nouveau plus haut à +90% depuis lancement.

La saison de publication des résultats d’entreprises a commencé, près de la moitié d’entre elles ont publié à ce stade, la bonne surprise vient pour le moment des bénéfices par actions qui sont plutôt supérieurs aux attentes aux Etats-Unis en Europe et au Japon (même si le consensus était plutôt négatif sur les attentes, d’où cette surprise positive et hausse du marché qui va avec).

Les actions Américaines ont donc logiquement atteint un nouveau plus haut ce mois-ci (le précédent record était début octobre 2018), bien soutenues par le rebond des valeurs technologiques après une fin 2018 très compliqué sur ce thème. Aspect important : une rentabilité record comme on le voit ci-dessous avec un ratio de rentabilité (résultat net / chiffre d’affaires) des entreprises du S&P 500 qui a doublé en 30 ans :

Le progrès technologique, l’efficience mais aussi l’effet concentration ont permis une forte hausse de la rentabilité des grandes entreprises Américaines, qui n’ont pas forcément besoin d’une hausse de chiffre d’affaires pour augmenter leurs marges (c’est un paramètre que nous avions déjà abordé et qui se confirme ici).

Un nouveau plus haut historique sur les actions Françaises également, le CAC 40 (avec dividendes bruts réinvestis) dépasse les 14 700 points ce mois-ci, voici le graphique sur 10 ans :

Le paradoxe est que cela masque de grandes différences à l’intérieur de l’indice : seules 4 valeurs du secteur du luxe (LVMH, Kering, L’Oréal et Hermès) expliquent près de la moitié de la hausse du CAC 40 cette année tandis que les 36 valeurs restantes expliquent l’autre partie. Bien entendu ce rebond est aussi lié à la forte chute qu’avaient connue les valeurs du luxe fin 2018 (de -15% à -31% pour ces 4 valeurs). Le secteur du luxe représente de plus en plus pour le CAC 40 ce que les valeurs techno représentent pour l’indice Américain : un biais important qui peut entrainer une baisse (fin 2018) ou une hausse (début 2019) plus marquée de l’indice par rapport à d’autres pays dont les indices sont équilibrés en termes de secteurs, le tout accompagné de valorisations très élevées. On se retrouve donc avec un CAC 40 au plus haut mais dont la majorité des valeurs le composant ne sont pas sur leur plus haut. On le voit d’ailleurs du côté des valorisations : l’indice CAC 40 se paie autour 14 fois les profits (PER), ce qui n’est pas très cher et montre bien que le potentiel est toujours conséquent pour de nombreuses valeurs. Du côté de ces 4 sociétés du luxe certaines atteignent des niveaux de valorisation élevés (LVMH et Kering se paient respectivement 27 et 22 fois les profits), voire très élevés (PER L’Oréal : 35) voire même difficilement tenables (PER Hermès : 46). Tout comme aux Etats-Unis l’écart entre les différents segments de marché est important en France (et en Europe) avec des valeurs de croissance chères et des valeurs décotées (thème « value ») attractives. Notre préférence va plutôt aux valeurs décotées et défensives actuellement (nous avons toujours une exposition aux valeurs de croissance mais moindre que par le passé).

Marché Japonais : tout comme la Fed et la BCE la banque centrale du Japon rassure sur sa politique à venir, en assurant maintenir l’environnement actuel de taux 0 et de liquidités illimitées pendant encore longtemps (au moins un an de plus, ce qui lui donnera le temps de prolonger encore d’ici là, comme chaque année depuis 7 ans). L’inflation est toujours en dessous de ce qui est attendu (comme c’est le cas partout ailleurs), ce qui permet (comme pour la Fed et la BCE) de justifier une rallonge supplémentaire. La BoJ en profite donc pour en rajouter encore un peu via l’assouplissement des conditions de crédit ou encore via l’utilisation du fonds de soutien pour la croissance. Les déclarations du gouverneur H. Kuroda renforcent le soutien aux marchés alors que comme pour la BCE et la Fed le consensus pensait à un retrait progressif de ces soutiens. Pour rappel, parmi ces 3 grandes banques centrales la BoJ est la seule qui achète aussi des actions, alors que les deux autres ont surtout acheté des obligations. La banque centrale du Japon détient 250 milliards $ d’actions locales et même si cela ne représente que 5% de son bilan (principalement composé d’obligations Japonaises, d’où les taux 0) cela fait d’elle le deuxième détenteur d’actions Japonaises juste derrière le fonds de pension national (le GPIF, qu’elle devrait d’ailleurs dépasser dès l’an prochain). Elle intervient via des ETF afin de ne pas favoriser une société plutôt qu’une autre et de ne pas intervenir dans la gouvernance de ces entreprises. La BoJ est dans le top 10 des actionnaires de la moitié des entreprises cotées localement : c’est un soutien de fond pour le marché (elle apporte de la stabilité et des liquidités). Nous investissons sur le Japon pour d’autres raisons (entreprises solides et innovantes, exportatrices, savoir-faire technologique, valorisations attractives, diversification importante et performance pour le portefeuille) mais la BoJ est clairement un soutien supplémentaire ces dernières années.  

En termes de stratégie d’investissement  nous sommes évidemment satisfaits d’être restés 100% investis en ce début d’année (voir nos conseils de début d’année ici) ce qui nous a permis de profiter pleinement de ce fort rebond des marchés. Cela montre encore une fois l’intérêt de suivre une stratégie d’investissement de long terme sans subir le court terme et ses variations naturelles. Les craintes qui avaient fait chuter les marchés en fin d’année se sont retournées depuis : Etats-Unis et Chine semblent proches d’un accord, les chiffres économiques et résultats d’entreprises sont solides, le Brexit a été repoussé et surtout les banques centrales ont non seulement mis fin à un éventuel retour à la normale mais ont en plus augmenté leurs soutiens. Les marchés sont donc logiquement revenus sur les niveaux d’octobre 2018.

Etats-Unis : à un an et demi des élections les Républicains sont déjà en ordre de marche derrière D.Trump pendant que les Démocrates viennent d’enregistrer leur 20eme candidat : Joe Biden (vice-président sous l’ère Obama). Le premier débat Démocrate aura lieu fin juin, à ce stade Joe Biden (76 ans) semble le candidat le plus crédible même si Bernie Sanders devrait également avoir un score conséquent (tout en restant probablement trop clivant pour emporter la primaire). N’ayant pas de réel adversaire pour le moment le président actuel reste en position de favori pour les prochaines élections, le défi du parti Démocrate est bien de trouver un candidat crédible (Joe Biden ?) et de se ranger rapidement derrière lui pour faire campagne.

Royaume-Uni : après un premier report du Brexit le 29 mars puis un second report le 10 avril, c’est désormais la date du 31 octobre qui fait office de prochaine date butoir. Comme nous l’écrivions le mois dernier le report semblait la solution la plus logique même si tout était possible à ce stade. Rien n’a réellement changé pour le moment, nous pensons toujours que le Royaume-Uni pourrait obtenir un statut alternatif (proche de celui de la Norvège par exemple ?), c’est-à-dire officiellement en dehors de l’Union Européenne mais dans les faits très connecté à l’UE. T.May espère toujours accrocher un compromis avant les élections Européennes pour éviter de devoir organiser ce vote, deux mois après la date supposée de départ définitif. A suivre.

Europe : les élections Européennes se tiendront fin mai, les marchés ne semblent pas en attendre grand-chose : la tendance devrait rester la même que ces dernières années avec des partis traditionnels en grande difficulté et partis « populistes » en forte progression.

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 6 mai à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/2474130258040468739  

Le 4 juin à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/601854370472833795  

Le 2 juillet à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/3944314744618017539     

A surveiller dans les prochaines semaines :

– situation géopolitique : négociations Etats-Unis/Chine (accord proche ?)

– résultats des entreprises et données macro (stables ?)

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 4 juin pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle