Point Mensuel Décembre 2016 – SPECIAL 5 ANS – CAMPG Investissements et Economie


Malgré une année 2016 très compliquée (crise pétrolière puis Brexit puis élection de D.Trump puis référendum Italien) nous finissons en territoire positif à +4.4% sur nos portefeuilles, principalement grâce à nos convictions sur les actions émergentes, Japonaises et Américaines. Nos portefeuilles progressent sur un nouveau plus haut ce mois-ci à +61.4% pour leur 60ème point mensuel, une belle manière de fêter leur 5 ans d’existance : 60% de performance en 60 mois. Plus de 100 000 lectures au total pour ce rendez-vous mensuel depuis début 2012 : merci à tous pour votre confiance et meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +13.2%, avec une performance globale de +61.4% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/12/2016 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA/compte-titres et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/12/2016.

Portefeuille type PEA/Compte-titres : valorisation : 164 100 €

(Templeton n’est pas PEAble mais il est également disponible dans les assurances-vie Floriane et Espace Liberté)

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) : valorisation : 153 500 €

L’année 2016 se finit donc bien malgré tous les évènements externes aux marchés financiers (l’une des plus importantes crise pétrolière, le Brexit, l’élection de D.Trump, le référendum Italien) qui ont pu créer de la tension sur les actions et les obligations tout au long de l’année. Nos portefeuilles bénéficient de la réussite de nos convictions de fin 2015 et de début d’année notamment sur les émergents et les US (environ 10% de hausse cette année sur ces thèmes) mais aussi sur le Japon (plus de 15% de hausse depuis notre conseil de début février), alors que le consensus voyait plutôt une hausse en Europe (qui affiche une année autour de 0% globalement en 2016). Le point est consacré au bilan de ces 5 premières années d’investissement, nous ferons le point sur la stratégie pour les années futures le mois prochain.

Les changements à retenir des 5 années passées : les trois principaux changements, très liés entre eux : les interventions très importantes des banques centrales (dans des proportions jamais vues jusque-là), le nouvel environnement de taux zéro/négatifs et la disparition de l’inflation. Nous avions souvent abordé ces sujets dans les précédents points mensuels mais également dans d’autres articles que vous retrouverez ici :

Autres changements importants : côté politique avec les partis traditionnels qui sont en grande difficulté dans l’ensemble des pays développés et l’émergence de partis alternatifs qui centralisent un vote principalement contestataire (US, Brexit, Espagne, Grèce, France, Italie, Islande, Pays-Bas, Allemagne, etc.). La question environnementale : il en reste, mais les « non-croyants » sur le problème climatique sont beaucoup moins nombreux qu’il y a 5 ans et les impacts sont déjà bien visibles en termes de consommation et d’investissements. Ces 5 dernières années auront également marqué la fin du « super-cycle » des matières premières : un évènement qui accompagne à la fois le changement de modèle économique Chinois mais aussi la révolution environnementale en cours ainsi que le ralentissement actuel de la mondialisation.

La structure de nos portefeuilles de début 2012 à aujourd’hui : nous avions plusieurs portefeuilles types durant les deux premières années 2012 et 2013 (PEA, compte-titres, Assurance-vie Floriane et Assurance-vie Espace Liberté) que nous avons ensuite simplifié en deux portefeuilles (PEA et Assurance-vie) toujours avec la même répartition d’investissement et les mêmes thèmes. Au fil du temps nous avons également vendu certaines lignes investies sur des thèmes qui nous semblaient chers en termes de valorisations (les actions du secteur du luxe par exemple, les obligations d’entreprises ou encore certaines actions nord-Européennes de croissance), mais dans l’ensemble la plupart des lignes sont les mêmes depuis le début, il y a eu peu de mouvement durant ces 5 années ce qui correspond bien à nos convictions et notre gestion de long terme. Voici le point actif par actif et ligne par ligne après ces 5 premières années.

Devises : 1,296 : le taux de change Euro/Dollar au moment où nous avons lancé les portefeuilles types il y a 5 ans, 1.052 à la clôture du 30 décembre 2016 : le pari sur la hausse du dollar aura été (en dehors de la diversification) notre plus forte conviction tout au long de ces 5 premières années. Nous avions fortement investi sur la devise Américaine dès le début, quand le consensus n’y croyait pas encore, d’ailleurs les deux premières années ont été difficiles (graphique ci-dessous) mais nous n’avons jamais modifié notre stratégie, qui était claire : moins de Fed, plus de BCE, une Europe au ralenti (problèmes structurels/politiques) et des US qui avancent plus vite, avec un dollar qui partait d’un niveau sous-évalué (selon nous en tout cas) : nous avions donc misé fortement sur une hausse du dollar dés 2012. Aujourd’hui cela paraît évident mais cela ne l’était pas pour les marchés en 2012, 2013 et même en 2014 (taux de change à 1,40 en avril 2014), c’est seulement sur ces trois dernières années que le consensus est venu sur ce thème. Cette différenciation nous a apporté une surperformance par rapport à nos concurrents sur cette période (la plupart étaient à la fois peu investis sur le dollar mais aussi sur les actions de la zone dollar, US et Asie notamment), en moyenne environ 40% de notre portefeuille est concerné (First Eagle International, Amundi ETF USA, Amundi ETF Scientific Beta, Aberdeen Asia Pacific, Amundi ETF Emerging, CPR Croissance Dynamique et CPR Croissance Réactive, Templeton Frontier ou encore Pictet Security) pour une hausse de 23% sur la partie devise de ces lignes sur 5 ans. Conviction.

Principaux facteurs impactant le change : les banques centrales, la dynamique économique, le rendement des taux et les flux liés, l’éventuel risque politique/économique. Sur la période les US ont cumulé tous ces facteurs : moins de Fed et plus de BCE donc un dollar qui monte, une dynamique économique meilleure (même effet) et un rendement supérieur impliquant des flux entrants/revenants (même effet encore), de plus les tensions que nous avons pu connaître favorisent souvent le dollar comme valeur refuge. Nous avons également en portefeuille d’autres devises (émergentes, Suisse et Scandinaves notamment) qui se sont plus ou moins compensées sur la période et représentent surtout une diversification plus qu’un investissement en tant que tel, plus récemment sur le Japon nous avons volontairement choisi deux lignes protégées du change Euro/Yen.

Actions US et Monde (nous classons les deux dans la même catégorie tellement le poids des US est importants dans les fonds actions Monde, de 50% à 70%) : c’est notre principale position sur ces 5 années, toujours supérieure à un tiers de notre portefeuille (parfois allant jusqu’à 50%). Le raisonnement nous semble structurel : trop important pour ne pas en avoir, même en cas de sous-performance relative aux autres marchés (comme ce fût le cas en 2012 où les émergents et la Zone Euro faisaient mieux, mais également en 2015 où le marché US faisait 0%). Beaucoup de nos concurrents étaient sous-exposés aux actions US ces dernières années, jugeant le marché Américain « trop cher » par rapport aux autres marchés (avec des nouveaux plus haut historiques presque chaque année), au contraire il nous a toujours semblé qu’avoir des valorisations plus élevées sur ce marché était logique (marché directeur et moins risqué que les autres, avec des encours gigantesque et plus d’investisseurs). Cela aura été une source importante de surperformance pour nous : sur 5 ans les US concentrent les meilleures performances du portefeuille grâce à une économie solide mais surtout des profits record pour ses grandes entreprises, il concentre également la plupart des leaders mondiaux et l’innovation. Indispensable.

Actions Europe et Zone Euro : la deuxième position la plus importante du portefeuille après les US, environ un tiers du portefeuille également : ce qui est plus que son poids naturel dans l’indice actions monde mais ce qui est moins élevé que la plupart de nos concurrents. Le risque politique a toujours été présent durant ces 5 années mais nous avons toujours maintenu nos investissements sur la Zone Euro (tensions sur la survie même de la zone en 2012, 2013, Espagne et Grèce, Brexit, etc.), l’important pour nous étant la bonne santé des grandes entreprises Européennes, que tous ces problèmes n’auront pas beaucoup impacté, la plupart étant publiques (dettes, déficit, chômage, instabilité politique) mais aussi parce qu’on oublie souvent la dimension mondiale de ces sociétés. Même si elles présentent une volatilité élevée, sur la période les actions  Zone Euro et Europe auront été notre deuxième meilleure source de performance absolue (mais pas de surperformance relative puisque tous nos concurrents sont déjà très investis sur ce thème). Quand on voit les performances des actions Européennes malgré tout ce qu’il s’est passé en 5 ans en Europe : Solide.

Actions pays émergents et Asie-Pacific : de loin la partie actions la plus difficile à lire du fait des nombreux facteurs externes qui influent sur la performance de ces marchés. D’abord parce que le thème est très large : plus de 20 pays, donc plus de 20 devises et banques centrales aussi, 4 continents, plusieurs milliards d’habitants, une croissance forte et un potentiel élevé mais aussi une dépendance importante aux mouvements que nous avons connu ces dernières années : un dollar fort (toujours difficile pour ces pays), des matières premières en difficulté (de nombreux pays sont exportateurs), des flux qui ont beaucoup voyagé (ces marchés en sont dépendants, trop parfois), il était possible qu’en cas de réussite sur une partie des autres thèmes (hausse du dollar, taux qui ne baissent plus aux US, flux revenants vers les US et l’Europe) les actions émergentes puissent avoir quelques périodes difficiles, ce qui aura donc été le cas plusieurs fois durant ces 5 années. Pour 2016 les actions émergentes ont été en tête toute l’année, comme nous l’avions supposé dans notre point mensuel de fin 2015 sur l’année à venir, à contre courant du consensus. Globalement nous aurons eu trois belles années (2012, 2014 et 2016) et deux années compliquées (2013, 2015), au final l’investissement est toujours positif (environ +30% en moyenne sur nos lignes) mais moins que les autres thèmes actions que nous avons, ce n’est donc une source de surperformance que sur les années 2012, 2014 et 2016 et une sous-performance absolue et relative en 2013 et 2015. Même si notre exposition était relativement faible durant ces 5 années elle était quand même plus élevée que celle de nos concurrents (qui ignorent tout simplement ce thème en général), clairement notre moins bonne idée actions sur la période globalement. Compliqué.

Actions Japon : le marché obligataire Japonais est mort depuis longtemps (l’inventeur du taux zéro en quelque sorte) et son marché actions est très volatile (probablement l’un des plus volatils au monde) et fortement corrélé à sa devise : pour un investisseur il est donc compliqué à lire puisqu’il faut une double conviction sur le marché actions et sur le Yen. En toute transparence nous n’étions pas négatifs sur le marché actions Japonais en 2012 mais nous n’y voyions pas clair sur la devise et l’année 2012 étant une année de rebond il nous semblait peu intéressant d’augmenter le risque du portefeuille dans une année qui devait être (et qui a été) une année où presque tous les actifs ont réalisé de belles performances. De plus de nombreuses lignes de fonds diversifiés et actions mondiales que nous avions contenaient déjà des actions Japonaises, donc nous avons toujours été exposés au Japon entre 2012 et 2016 mais pas assez (3/4%), le marché a toujours raison et ce thème était donc le bon dès 2012, nous aurions dû investir plus fortement plus tôt (c’est un paramètre intéressant à retenir en tant qu’investisseur : être trop défensif sur certains thèmes est un manque à gagner). L’année record 2013 (+45% protégé du change, 22% sinon, d’où l’importance de cette double conviction actions et change sur ce pays) nous aura empêché d’y rentrer, le niveau du Yen et les valorisations relativement élevées nous aurons également repoussé en 2014/2015 et nous avons enfin trouvé une ouverture début 2016 (début février pendant le choc boursier) pour commencer un investissement direct sur le Japon (à la fois PEA et Assurance-vie). Notre exposition Japon (protégé du change donc) est d’environ 12% désormais, en hausse de plus de 15% depuis notre conseil de début février. Tardif.


Fonds diversifiés : le rapport rendement/risque des fonds diversifiés (qui sont des mix actions/obligations) est impressionnant sur la décennie, mais il faut tenir compte du fait que la partie obligataire (représentant de 40 à 70% des fonds diversifiés que nous utilisons) a rapporté beaucoup plus que prévu sur la période (grâce à une baisse continue des taux, nous y reviendrons plus bas dans la partie obligations) et que cet effet est beaucoup plus faible depuis deux ans, c’est ce qui a principalement pénalisé nos fonds diversifiés sur 2015 et 2016 après trois belles années 2012, 2013 et 2014 (de loin les meilleurs fonds en termes rendement/risque). Nous aborderons de nouveau le sujet dans la stratégie pour les prochaines années car c’est probablement sur cette classe d’actif (à cause de sa composante obligataire) que nous aurons le plus à réfléchir pour le futur. C’est une place ingrate puisque ça ne monte jamais autant qu’une ligne 100% actions et que ça baisse quand même dans les périodes de correction, ces lignes peuvent être difficiles à comprendre dans leur fonctionnement et leurs résultats, cependant même après deux années compliquées (sans toutefois enregistrer de baisse importante) il ne faut pas oublier l’utilité qu’ont ces lignes : notamment en 2014 quand le Cac faisait 0% (Amundi Patrimoine +6% et CPR Croissance Réactive +15%), ou encore durant l’été 2015 puis l’hiver 2016 quand certains marchés baissaient de 20% contre moins de 10% sur ces lignes-là. Rendement/Risque.


Immobilier d’entreprise :
même si le thème existait depuis plusieurs années il s’est imposé récemment comme une réelle alternative à l’obligataire en termes de performances et de volatilité. Nous avons parmi nos produits le fonds Prem’Opcimmo depuis 2012, que nous avons aussi intégré dans nos portefeuilles types depuis plusieurs années en remplacement d’une partie de l’obligataire. 2016 aura été une année compliquée après trois bonnes années (2013, 2014 et 2015) avec des éléments impactant la performance comme le Brexit (valorisation de l’immobilier Londonien), la remontée de taux de fin d’année (toujours négatif à la fois sur l’immobilier mais aussi sur les foncières) et une collecte très importante sur ce thème cette année. Le bon rapport rendement/risque du fonds et sa relative décorrélation aux marchés financiers sont intéressants à l’intérieur d’un portefeuille, un thème souvent inexploité. Innovant.

(*Pour 2016 il nous manque la dernière valorisation à l’heure où nous publions ce point)

Obligations : probablement la classe d’actif la plus impactée par les changements économiques et financiers ces 5 dernières années : les banques centrales et la déflation/stagflation ont poussé les taux mondiaux vers des niveaux jamais vu (négatifs pour un tiers des obligations Européennes par exemple). Il faut toujours garder en tête que l’obligataire a deux sources de performances (si l’on ne considère pas le pari devise, qui est plus rare sur ce thème) : le coupon et la valorisation de l’obligation (qui monte si les taux baissent et inversement). Durant ces 5 années la performance sera quasiment uniquement venue de la partie valorisation (et donc baisse de taux), le coupon étant désormais autour de 0%. Nous avions quelques lignes 100% obligataires au lancement de nos conseils début 2012, que nous avons ensuite vendu en février et juillet 2013 après des performances importantes (entre 15 et 30% sur nos différentes lignes). Depuis nous sommes beaucoup moins exposés au marché obligataire et n’avons jamais réinvesti sur des positions 100% obligataires, nous avons juste une faible exposition indirecte via nos fonds diversifiés (CPR Croissance Réactive, Amundi Patrimoine PEA et Prem’Opcimmo) surtout pour des raisons de réduction de la volatilité. Nous avions renforcé fortement ces lignes début 2015 pour réduire les positions actions, nous avions ensuite profité de la baisse des marchés actions à l’été 2015 pour renforcer nos positions actions : l’exposition indirecte à l’obligataire nous avait alors permis de mieux passer cette période de forte volatilité. Globalement depuis deux ans le thème ne rapporte presque plus rien et est sujet à une volatilité importante, nous avons donc des positions très réduite sur cet actif autrefois central dans la gestion d’un portefeuille (cependant toujours très présent chez les épargnants ainsi que chez nos concurrents). Nous sortons de 30 ans de baisse de taux qui ont créé une performance anormale sur ce thème (grâce à l’effet baisse de taux = hausse de la valorisation, et non grâce au rendement des coupons) et nous pensons que cette période positive est terminée depuis environ deux ans, ce que nous voyons bien sur le graphique ci-dessous. Nostalgie.

Or : ne pas avoir investi sur l’or aura été une bonne idée tout au long de ces 5 dernières années, et nous avons été plutôt têtus sur le sujet : malgré un effondrement des cours et tout un tas de raisons théoriques d’investir sur cet actif (conflits politiques, volatilité, rebond technique, etc.) nous avons toujours maintenu un conseil clair sur l’or : en rester éloigné. Bien sûr il y aura eu quelques tentatives de rebond durant ces dernières années mais elles se seront toutes finies de la même manière, 2016 étant le dernier exemple. Les raisons sont multiples : l’inflation a disparu, pas de rendement (qui est le centre de l’attention aujourd’hui), des banques centrales hyperactives, une dépendance forte à l’activité des pays émergents et autres matières premières (en difficulté sur ces 5 années), des stocks importants en rapport de la faible consommation mondiale, et l’historique effet « valeur refuge » a disparu aussi. En bref aucun facteur ne sera venu soutenir durablement les cours. Décevant.


Monétaire :
une classe d’actifs que nous considérons morte depuis le début (et dont le rendement est même légèrement négatif depuis deux ans) et sur laquelle nous n’avons jamais investi, pourtant de nombreux épargnants en possèdent toujours. Inutile.

Cash : on l’oublie souvent mais le solde espèce est une classe d’actif, même si elle n’offre aucun rendement ni aucune performance, elle peut être en utile en période d’attente, des périodes toujours très compliquées à définir, ce pourquoi nous ne l’avons jamais vraiment utilisé ici (uniquement au cas par cas avec nos clients). Avec le recul nous aurions été bien inspirés de l’utiliser un peu plus dans les périodes de tensions notamment en remplacement d’une partie de l’obligataire (via les fonds diversifiés) qui jusque-là résistait relativement mieux aux périodes de tensions sur des marchés actions, cette réflexion fait partie de notre stratégie pour les prochaines années. Bien évidemment sur le long terme le rendement est de 0% et l’intérêt n’est donc uniquement que de court terme en cas de baisse, sans oublier que les périodes de baisses importantes sont rares et très difficiles à prévoir (nous avions eu de la réussite sur le timing de l’épisode 2015 présentés ci-dessus dans la partie obligations). Complexe.

Stratégie d’investissement : nous aurons également eu l’occasion de présenter plusieurs fois notre stratégie d’investissement, qui est basée avant tout sur une discipline claire en termes de diversification, mais également sur des convictions qui nous ont poussé dès le début à investir sur le monde entier, y compris dans le PEA (via l’utilisation innovante d’ETF), ce qui reste aujourd’hui une forte différenciation avec nos concurrents et nous aura permis une certaine avance en termes de performance tout en maintenant un risque deux fois plus faible que le CAC 40 ou l’Eurostoxx par exemple (volatilité sur 3 ans autour de 10% contre 20% pour ces indices). Globalement notre portefeuille aura été investi à environ 75% en actions sur ces 5 ans, le reste en diversification obligataire ou immobilière, nous utilisons la catégorie Quantalys Allocation Monde Offensive à titre comparatif (environ 250 fonds d’investissement concurrents sur le même thème avec une répartition semblable) et avons une avance sur la moyenne de cette catégorie de +13.2% sur 5 ans, principalement grâce à notre pari sur la hausse du dollar, la diversification mondiale du PEA ou encore aux thèmes d’investissements performants. Vous retrouverez ici des liens vers des présentations plus détaillées de notre stratégie d’investissement :

S’il fallait encore démontrer l’intérêt de la diversification, voici les performances moyennes par principales classes d’actifs ces 5 dernières années : 

Timing et réaction : nous portons également beaucoup d’importance à la communication avec nos clients et avons réagi dans les 24 heures sur chaque évènement important tout au long de ces 5 années avec une communication claire sur le blog (investir, alléger, renforcer ou ne pas bouger) sur des sujets qui vont de la Fed à la Grèce en passant par les chocs boursiers de l’été 2015 et de l’hiver 2016. Le timing s’est avéré plutôt bon notamment avec le conseil d’alléger au printemps 2015 (notamment le point du 12 mai), le conseil de renforcer le 24 août (point bas de l’été 2015) ou encore ceux de renforcer puis de rester investis des 2 et 11 février (point bas de l’hiver 2016) :

Ce que nous retenons de ces 5 dernières années :

Il faut être investi sur la durée (long terme) et ne pas prêter attention au court terme, ce que nous avons fait avec succès ces 5 dernières années : ne pas bouger en bourse est un choix, c’est le choix du long terme et le résultat nous prouve que cela fonctionne. Etre investi en permanence : l’année boursière se fait en général sur quelques semaines seulement, tenter des « aller-retour » en se basant sur la météo ou sur l’alignement des planètes présente une probabilité de réussite très faible. Il faut bien comprendre sur quoi on investit : les actions (la grande majorité de notre portefeuille) sont de grandes entreprises mondiales et mondialisées qui créent de la valeur ajoutée par le travail et l’innovation, c’est la principale source de rendement pour un patrimoine, il ne faut pas confondre la situation de ces entreprises avec la situation publique de leur pays d’origine (chômage, dette, déficit, instabilité politique, etc.). Les obligations ne présentent plus de rendement et cela devrait rester le cas, pareil pour le monétaire, il faut donc adapter son portefeuille à ce nouvel environnement. Comprendre ce que l’on achète et comprendre d’où vient le rendement est crucial pour la rentabilité de son patrimoine. Nous retenons aussi l’idée que les « autorités » (banques centrales mais pas seulement) ont compris certaines erreurs du passé et font désormais très attention à leurs discours et interventions, qui sont d’ailleurs bien plus coordonnés, lisibles et préparés qu’avant, l’épisode Lehman et l’épisode Grec semblent avoir marqué un tournant dans la gestion des crises financières. C’est un soutien évident aux marchés en général.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 2 février pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAMPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition. Vous pouvez également retrouver plus d’information sur l’économie et les marchés financiers via mon compte twitter : @Tom_Lombardi

 

Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de Crédit Agricole SA ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : SMS et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine