Point Mensuel Février 2017 – CAMPG Investissements et Economie

Encore un mois de forte hausse pour l’ensemble des marchés boursiers, nos portefeuilles progressent de 2,9% ce mois-ci pour atteindre un nouveau plus haut à 66,9% de hausse depuis leur lancement il y a 5 ans. Pendant ce temps les taux baissent de nouveau en Europe et aux Etats-Unis, le dollar monte encore et le baril de pétrole se stabilise.

Vous retrouverez ici nos derniers points mensuels : le bilan des 5 premières années ici ainsi que les perspectives pour les 5 prochaines ici.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +13,9%, avec une performance globale de +66,9% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 28/02/2017 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA/compte-titres et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 28/02/2017.

Portefeuille type PEA/Compte-titres : valorisation : 169 300 €

(Templeton n’est pas PEAble mais il est également disponible dans les assurances-vie Floriane et Espace Liberté)

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) : valorisation : 159 100 €

Point marchés : la saison des résultats s’est bien déroulée avec des profits très élevés globalement, notamment en Europe où les résultats sont bien supérieurs au consensus (probablement les meilleures publications depuis 2010), comme nous l’attendions, en lien avec le renfort récent de nos positions sur les actions Européennes. Les valorisations (PER) des marchés actions sont sur des niveaux « normaux » dans l’ensemble et ce malgré le fait que la quasi-totalité des indices actions mondiaux aient battu de nouveaux plus hauts historiques ces dernières semaines. Pour rappel un PER compris entre 12 et 16 est relativement bon marché, entre 16 et 20 est considéré comme « au prix », au-dessus de 20 plutôt cher et en dessous de 12 très bon marché. Actuellement les US cotent à 18 (au prix donc, ni cher ni pas cher), l’Europe est toujours décotée (15, et 14 pour la Zone Euro) à cause des échéances politiques à venir et malgré d’excellents résultats donc, les émergents sont comme souvent la zone la moins valorisée avec un PER global à 12 (malgré la forte hausse sur un an, ces actions restent donc toujours très abordables), et enfin le Japon affiche une valorisation autour de 15. Les actions Européennes sont donc toujours celles qui présentent le plus de potentiel aujourd’hui, y compris les actions Françaises avec un nouveau record pour nos entreprises à 54 milliards € de dividendes cette année (en hausse de plus de 10%, plus importante augmentation mondiale), ce qui témoigne de la très bonne santé de nos grandes entreprises. Du côté des performances, les émergents sont encore en tête des principaux marchés boursiers (avec déjà 8% de hausse sur 2 mois), comme en 2016, grâce à des situations économiques qui se stabilisent, des matières premières qui rebondissent, des valorisations toujours très attractives et des flux d’investisseurs qui continuent d’y revenir. Dans le même temps ce thème ne souffre pas plus que ça d’un dollar actuellement fort tandis que les craintes autour de la nouvelle administration US diminuent. Notre exposition reste bien supérieure à celle du consensus et de nos concurrents sur le sujet, avec environ 16/17% du portefeuille en actions émergentes. Pendant ce temps-là les indices US battent records sur records avec des chiffres économiques et financiers solides et un programme gouvernemental qui devrait favoriser ces entreprises et l’économie en général.

Du côté des taux : malgré le rebond observé en fin d’année 2016 (qui se stabilise depuis, comme le montre février avec des taux de nouveau en baisse malgré les échéances politiques qui approchent), les taux mondiaux restent sur des niveaux historiquement bas, et les taux négatifs représentent toujours 25-30% du total (attention l’échelle ici démarre à 30 000 milliards $, avec donc environ 10 000 milliards $ à taux négatifs et 30 000 à taux positifs ou nuls) :

Technologie : comme nous l’avions évoqué dans le point mensuel précédent, la technologie joue un rôle crucial dans l’économie actuelle et continue de se développer à une vitesse jamais vue jusque-là, voici un exemple de ce qu’il se passe en une seule minute sur internet (données pour l’année 2016) : 700 000 connexions Facebook, 69 000 heures de vidéo regardées sur Netflix, 150 millions d’email envoyés ou encore 21 millions de messages sur Whatsapp :

Autres grandes nouvelles technologiques récentes : la société Hollandaise Pal-V annonce la mise en vente de sa première voiture-hélicoptère qui présente une autonomie de vol de 400/500 km à 3500 mètres, livraisons attendues fin de l’année prochaine. Pendant ce temps une start-up Française, SeaBubbles, lève plusieurs millions € pour continuer de développer son projet de voitures volantes dédiées à la navigation (le projet vise le transport Parisien et la Seine notamment) qui devrait rapidement rentrer en période de test. La robotisation avance également avec la mise en vente de The Swift, un bras électronique grand public, facilement programmable et accessible, ou encore les agences bancaires 100% automatisées de Bank of America qui sont déjà en test depuis plusieurs mois dans le Colorado et le Minnesota. Côté environnement ça bouge aussi avec l’Arabie Saoudite qui prépare un futur sans pétrole avec un investissement de 50 milliards $ dans l’énergie solaire et éolienne, de nombreux pays comme le Maroc, la Jordanie ou encore les Emirats Arabes Unis investissent de manière conséquente dans cette nouvelle économie liée à l’environnement (dans certains  pays comme le Danemark par exemple l’énergie éolienne produit déjà 50% de la consommation totale d’électricité).

Royaume-Uni : les données économiques restent toujours solides chez nos voisins (comme dans le reste de l’Europe d’ailleurs), et nous attendons toujours la demande officielle de sortie de l’Europe, à partir de laquelle commenceront les négociations. Mme May a désormais obtenu la permission de déclencher la procédure, qui pourrait être présentée en mars aux autorités Européennes. Côté Ecossais la possibilité d’un référendum d’indépendance (et de retour en Europe ?) reste d’actualité même si aucune main n’a été tendue de la part des Européens (cela viendra probablement plus tard, durant la période de négociations).

France : comme toujours nous garderons un principe de neutralité en vue des élections à venir, c’est d’autant plus facile cette année que l’économie a tout simplement disparu des débats. Côté économique pourtant les choses continuent de progresser : les indices d’activité (PMI) dans les services (70% de notre économie) sont désormais au plus haut depuis l’été 2011, le moral des ménages (indice confiance des ménages) est au plus haut depuis 2007, de même que le patrimoine global des ménages, côté industrie les indices de confiance sont également sur des niveaux élevés. Sur le marché obligataire on peut voir une certaine inquiétude sur la dette Française avec un écartement des taux entre l’Allemagne et la France que nous n’avions pas vu depuis des années (environ 0,7/0,8% d’écart sur le taux 10 ans, qui cela dit reste sur des niveaux historiquement bas) et qui est liée à une incertitude politique importante. Nous restons positionnés de manière conséquente sur les actions Françaises qui présentent des fondamentaux très solides et des valorisations attractives, au travers de nos fonds Europe, Zone Euro et France.

Allemagne : en attendant les élections (cet automne) les bonnes nouvelles s’empilent chez nos voisins : croissance solide, chômage au plus bas depuis la réunification du pays, nouveau record de l’excédent commercial (à 253 milliards € pour 2016…), excédent budgétaire et baisse de l’endettement du pays : impressionnant. L’Allemagne de l’ouest est probablement l’une des toutes meilleures économies du monde actuellement et devrait afficher une croissance d’au moins 2% cette année. C’est surement ce qui explique que pour le moment le pays reste l’un des seuls qui ne soient pas touché par le phénomène de la montée des partis populistes (et ce malgré les problèmes liés aux migrants qui ont particulièrement touché l’Allemagne en cette année électorale), la victoire devrait se jouer entre Merkel (CDU-CSU) et le parti social-démocrate de Martin Schulz (SPD) l’ancien président du parlement Européen. Nous restons positionnés de manière conséquente sur les actions Allemandes à travers l’ensemble de nos fonds Europe et Zone Euro.

Norvège : l’un des plus importants fonds souverains du monde (environ 700 milliards € accumulés avec les revenus du pétrole mais aussi les plus-values des placements en question) s’adapte lui aussi aux taux bas et voit ce changement comme étant durable, il passe ainsi de 60% à 70% d’actions, tout en ne bougeant pas la poche immobilier (5%). Cette répartition dynamique a porté des rendements exceptionnels sur le long terme (comme nous le préconisons également), la gestion publique des pays Scandinaves reste incomparable.

Japon : serait-on en train de changer de politique migratoire au Japon ? Historiquement complètement fermé à l’immigration, le pays aura doublé le nombre de travailleurs étrangers en passant de 500 000 à 1 million en trois ans. Cela reste peu pour un pays de presque 130 millions de personnes (dont un quart a plus de 65 ans et dont la population diminue chaque année), mais c’est un changement plutôt inattendu qui pourrait marquer un changement à la fois social et économique et pourquoi pas changer la trajectoire démographique du pays (ce qui reste son principal problème : faire de la croissance avec une population qui diminue chaque année relève du miracle).

Chine/Bitcoin : après un effondrement des cours entre 2014 et 2016, la récente envolée des cours du Bitcoin est liée à des sorties de capitaux massifs de Chine, où les mesures prises pour empêcher ces mêmes sorties de capitaux par « voies classiques » depuis plus d’un an ont poussé une partie des épargnants à utiliser ce moyen alternatif (probablement de manière temporaire). Nous continuons de déconseiller cet actif spéculatif puisque lier à aucune valeur économique.

Monde : avant cette période électorale où l’on va probablement entendre tout et son contraire, il nous semblait intéressant de rappeler quelques faits sur la situation actuelle du monde, et notamment sur des paramètres importants comme les 4 ci-dessous. Ces graphiques sont sur 200 ans et comprennent l’ensemble de la population mondiale, les tendances sont claires (et en forte amélioration sur les 20/30 dernières années) :

A surveiller dans les prochaines semaines :
– élections aux Pays-Bas (15 mars)
– prochaine étape du Brexit ? (demande de sortie enfin déposée en mars ?)
– élections en France (premier tour le 23 avril)
– stabilité du baril de pétrole (dans la fourchette 50$/60$)
– éventuels mouvements de banques centrales (Fed, BCE, BoJ) et mouvements sur les taux longs

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 4 avril pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAMPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition. Vous pouvez également retrouver plus d’information sur l’économie et les marchés financiers via mon compte twitter : @Tom_Lombardi

 

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Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : SMS et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine