Point Mensuel Janvier 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

Fort rebond des marchés actions en janvier avec +7% aux Etats-Unis, +5% en Europe, +8% pour les pays émergents et +4% au Japon. Nos portefeuilles types progressent de +6,2% ce mois-ci, ce qui fait de janvier 2019 le deuxième meilleur mois de ces 7 dernières années.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +21,1%, avec une performance globale de +75,8% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/01/2019 :

 

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/01/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 176 900 €

 Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 168 900 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : nos portefeuilles types progressent de +6,2% ce mois-ci, soutenus par l’ensemble des marchés mondiaux et notamment les actions pays émergents que nous avions renforcé fin octobre et qui sont depuis en tête des performances. Un mois de janvier en forte hausse donc, le deuxième meilleur mois depuis le lancement de nos conseils il y a 7 ans (seul octobre 2015 avait été meilleur à +6,7%), ce qui valide notre position du mois dernier (lien ici) de rester investi. La saison des publications de résultats d’entreprises a démarré, nous ferons un point plus précis sur le sujet le mois prochain quand un nombre important d’entreprises auront publié.

Guerre commerciale Etats-Unis/Chine : les discussions continuent en coulisse même s’il est impossible d’avoir une idée précise de l’avancée réelle de ces discussions. Avec la baisse de fin d’année les marchés et le monde économique ont clairement fait pression pour qu’un accord et une certaine lisibilité soient trouvés sur le sujet. Après un faux départ suite au G20 et à l’arrestation de la dirigeante financière de Huawei, il est important que les choses avancent dans les prochains mois, au moins en apparence (nous continuons de penser que le modèle actuel de mondialisation a touché un point haut en 2007 et que le monde va continuer vers plus de régionalisation, l’effet D.Trump ayant accentué ce mouvement). Comme depuis le début de ces négociations, la Chine semble faire un pas vers les Etats-Unis : monnaie qui se stabilise, accueil d’une délégation Américaine pour discussions, autorisation d’ouverture de la première agence S&P en Chine et même validation soudaine des marques déposées par Mme Trump en Chine après deux ans d’attente. La question est surtout de savoir comment la campagne présidentielle va impacter le comportement de D.Trump dans les prochains mois. La grande question de fond est l’accès aux deux plus importants marchés intérieurs du monde : le consommateur Américain et le consommateur Chinois. Chaque camp veut protéger au mieux son marché tout en espérant accéder le plus possible à celui de l’autre, à ce jeu c’est pour le moment plutôt la Chine qui gagne : le marché des smartphones est un bon exemple, Huawei et compagnie ayant pris des parts de marchés locales considérables alors que les marques étrangères reculent, même chose du côté des géants de la technologie comme les réseaux sociaux et l’e-commerce.

Fed : après un discours plutôt neutre voir contraire aux souhaits des marchés en 2018, on assiste désormais à une posture beaucoup plus conciliante depuis quelques semaines, comme attendu. R.Clarida (vice-président) précisait ce mois-ci que même si l’économie Américaine se portait bien il y avait des tensions au niveau mondial qui pourrait amener la Fed à revoir sa politique actuelle de taux (sous-entendu : la pause demandée par les marchés devrait avoir lieu). J.Powell tenait sensiblement le même discours récemment lors de ses dernières sorties, même Esther George s’est déclarée favorable à une pause (probablement le membre le plus en faveur des hausses de taux ces dernières années, présidente de la Fed de Kansas City). Notre sentiment est que la Fed sera en pause au moins quelques mois, jusqu’à l’été ? (nous pensons que les taux d’équilibre ne sont pas loin aux Etats-Unis) Concernant la réduction du bilan de la Fed nous pensons aussi que le rythme pourrait ralentir prochainement si besoin.

BCE : il nous semble de plus en plus probable qu’une nouvelle injection de liquidité sera bientôt proposée, sous forme de TLTRO. La BCE continue de voir une probabilité de récession très faible, même si elle prend acte du ralentissement de l’activité par rapport aux niveaux (élevés) de l’an dernier (cela permet aussi de justifier ce probable nouveau coup de pouce à venir). Il nous semble toujours très compliqué pour la BCE de procéder à la moindre hausse de taux en 2019 (et même si cela était le cas, le taux actuel passerait de -0,4% à -0,1% ou à 0%, donc un impact surtout psychologique). L’année 2019 sera compliquée à gérer pour la BCE, pas uniquement à cause du remplacement de M.Draghi (dont le mandat se termine fin octobre) mais aussi celui des différents membres du comité de direction de l’institution dans les prochains mois, ce qui plaide pour peu de changement stratégique.

Brexit : le Royaume-Uni n’est toujours pas prêt à quitter l’Union Européenne, deux ans après le vote. Un Brexit dont les partisans avaient promis qu’il serait simple, rapide et bénéfique pour le pays, deux ans après c’est tout l’inverse qui s’est produit et à ce stade on ne voit toujours pas comment le Royaume-Uni va quitter l’Union Européenne. S’agissant d’une décision/négociation politique il n’est pas possible de savoir comment cela va aboutir mais il nous semble probable que la date du 29 mars (date officielle de sortie) soit repoussée dans un premier temps afin de trouver un accord qui soit un peu moins défavorable pour les deux parties. On voit mal un scénario noir où aucun accord ne serait trouvé et où le Royaume-Uni se retrouverait complètement isolé de son principal partenaire commercial (même si le génie politique nous a habitués à bien des exploits ces dernières années). A suivre.

Etats-Unis : le « shutdown » (blocage d’une partie du gouvernement) s’est terminé en fin de mois, après 35 jours de fermeture (battant le record précédent de 1995 à 21 jours). L’impact économique devrait être limité, même si 800 000 fonctionnaires étaient concernés cela ne représente que 0,2% de la population, et ils seront payés à la fin du blocage. La situation ne paraît pas résolue pour autant, D.Trump étant déjà en campagne il devra trouver un moyen de contourner cette situation pour financer son mur d’une manière ou d’une autre, quitte à bloquer de nouveau le gouvernement en février ou à déclarer l’état d’urgence. A ce stade le parti Républicain est unanime pour soutenir D.Trump aux prochaines élections alors que côté Démocrate il n’y a toujours pas de candidat qui se démarque, à moins de deux ans du vote. Il reste une carte importante à jouer pour D.Trump : le plan d’investissement dans les infrastructures, qui serait un soutien fort à l’activité et qu’il garde probablement pour un peu plus tard (pas trop tard non plus pour qu’il puisse bénéficier de ses effets avant l’élection), annonce fin 2019 pour mise en place en 2020 ?

Chine : une croissance officielle annoncée à 6,6% pour 2018, ce qui semble bien trop élevé pour être possible. Cependant, même si nous n’avons aucune confiance dans les chiffres officiels Chinois, nous sommes convaincus de la capacité des autorités Chinoises à piloter l’activité économique (avec une réussite rarement atteinte ailleurs). Ce sera probablement encore le cas dans les prochains mois puisque la Chine devrait prendre le relais de la stimulation économique mondiale (assurée par les Etats-Unis depuis deux ans), les annonces récentes présentent des baisses de taxes pour les petites et moyennes entreprises, un renforcement de l’incitation aux investissements étrangers (élément psychologique important avant la négociation avec les Etats-Unis), accélération des dépenses en infrastructures, soutien à la consommation des secteurs automobile et électroménager, soutien au crédit et à la liquidité du marché bancaire. Volontairement ou non, cela tombe bien pour la Chine : le ralentissement Chinois s’est fait ressentir partout et cela pèsera dans les négociations avec les Américains.

Transport et énergie : la transition énergétique mondiale est bien en route mais le modèle actuel est encore largement dominant : la production de pétrole atteint 11,9 millions de  barils/jour aux Etats-Unis soit la plus forte production jamais enregistrée pour un pays. C’est d’ailleurs aussi ce que nous disent les ventes de voitures neuves électriques qui représentent 1,2% des ventes aux Etats-Unis, 1,7% en France ou encore 2,2% en Chine (où se vendent la moitié des véhicules électriques du monde, ce qui donne une idée de la taille du marché Chinois). Pour autant certains pays avancent vite, c’est le cas de la Norvège (paradoxalement aussi le premier producteur de pétrole en Europe), où un tiers des véhicules vendus actuellement sont électriques. Cette réussite Norvégienne vient d’un écart très favorable entre un carburant cher et une électricité bon marché, mais aussi de fortes incitations pour ces véhicules : autoroutes gratuites, pas de taxes sur les importations, ni sur les ventes, pas de frais d’immatriculation. C’est grâce à cela que le gouvernement local entend bien respecter son engagement d’interdire la vente de véhicules à moteur essence/diesel d’ici 2025. Transport toujours : Boeing a annoncé la réussite du décollage et du vol (stationnaire pour le moment) de sa première voiture autonome volante, équipée d’un moteur électrique et présentant une autonomie de 80 kilomètres à ce stade. La mise en service visée (taxi volants autonomes) est annoncée pour 2023. Airbus avait réalisé un test similaire sur le même projet il y a un an. A ce stade, il nous semble que toutes les technologies totalement autonomes de transport, que ce soit la voiture autonome ou la voiture volante autonome, sont à ce jour bien loin d’être prêtes pour les prochaines années, l’horizon réaliste semble beaucoup plus lointain.

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 5 février à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/431737929079569665

Le 5 mars à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/8324455705232400385

Le 3 avril à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6574287182697507843

A surveiller dans les prochaines semaines :
– situation géopolitique : guerre commerciale et négociations Etats-Unis/Chine, gestion du Brexit (report ?)
– publications des résultats d’entreprises

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 4 mars pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

 

 

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle