Point mensuel Juillet 2017 – Crédit Agricole PG Investissements

Un mois de juillet globalement calme sur les marchés : les actions US sont en hausse de 1% et les émergents en forte hausse à +5%, la Zone Euro et le Japon restent stables ce mois-ci, le principal mouvement aura été la nouvelle hausse de l’euro face au dollar (de 1,14 à 1,18). Nos portefeuilles sont stables en juillet (+0,1%) malgré cette baisse importante du dollar (-3,5%).

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +15,2%, avec une performance globale de +72,9% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/07/2017 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA/compte-titres et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/07/2017.

Portefeuille type PEA/Compte-titres : valorisation : 173 800 €

(Templeton n’est pas PEAble mais il est également disponible dans les assurances-vie Floriane et Espace Liberté)

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) : valorisation : 166 300 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : le mouvement le plus important du mois aura encore été le change euro/dollar, comme c’est le cas depuis 6 mois : hausse de l’euro (économie en amélioration, risques politiques en baisse, BCE moins agressive dans le discours) et baisse du dollar (réformes qui ne passent pas, risque politique en hausse, Fed moins optimiste dans les faits, toujours pas de remontée de taux). L’euro touche un plus haut de deux ans face à la devise Américaine à 1,18, en hausse de 12% environ depuis le début de l’année (une année qui avait commencé sur un plus bas à 1,05, ce qui crée un effet de base important). Au cours actuel nous pensons que le dollar est sous-estimé, ce qui convient très bien aux autorités US mais commence à gêner la BCE (qui serait plus à l’aise avec un taux entre 1,05 et 1,10, ce qui est et reste notre cible). Nous suivons de nombreux indicateurs sur le change €/$, voici l’un d’entre eux qui reprend (en blanc) l’écart entre le taux d’emprunt de l’Allemagne à 2 ans et celui des US et (en orange) le taux de change €/$, à chaque écart important il peut être considéré que l’une des deux devises est surévaluée par rapport à l’autre, c’est le cas en ce moment :

Cet effet change est négatif sur l’ensemble de nos fonds en dollar depuis le début de l’année, un impact important sur les performances 2017 des fonds First Eagle, les ETF US et Emergents, Aberdeen Pacific, Templeton Frontier et Pictet Security. Même si nous pensons que ce mouvement hausse de l’euro/baisse du dollar devrait s’inverser dans les prochains mois et que le cours devrait se rapprocher de nouveau de notre cible 1,05-1,10, pour le moment nous ne renforçons pas nos positions en dollar et préférons maintenir la répartition actuelle vu les hausses des lignes en question malgré l’effet négatif du change (le marché US vient juste de signer un nouveau record et les marchés émergents sont en très forte hausse depuis un an et demi).

Côté marchés en général l’été est calme pour le moment (comme l’an dernier), la saison des publications des résultats d‘entreprises a débuté, globalement ils sont positifs, nous ferons un point le mois prochain quand la majeure partie des entreprises auront publié. La grande question de la rentrée sera l’avancée des réformes Américaines (la réforme fiscale surtout), l’économie et les résultats d’entreprises (les deux principales choses à regarder en bourse) étant dans une dynamique positive qui ne va pas s’inverser rapidement. Pendant ce temps Amazon passe pour la première fois de son histoire le cap symbolique des 500 milliards $ de valorisation boursière et devient la plus grande société du monde. Avec les 4 autres géants US (Apple, Google, Microsoft et Facebook) ce sont environ 3000 milliards $ de valorisation soit plus que le PIB Français par exemple.

Tendances démographiques : c’est l’un des sujets les plus importants pour les prochaines décennies, tant au niveau économique que social ou environnemental. Le graphique ci-dessous présente le nombre d’habitants sur terre (en bleu) ainsi que la progression de ce nombre en % (ligne rouge), sur la droite la répartition de ces habitants entre les 5 continents, sur une période de plus de 300 ans :

Nous sommes maintenant plus de 7 milliards de personnes sur terre (même s’il est impossible d’effectuer un recensement réel), dont la majeure partie en Asie, rien de nouveau jusqu’ici. L’information importante sur ce graphique est la ligne rouge de progression annuelle de la population mondiale : cette augmentation est toujours positive mais en forte baisse : elle devrait rapidement atteindre 0% (horizon 2100 ?). Le style de vie observé dans les pays développés s’étend donc petit à petit à l’ensemble des pays et des cultures : une espérance de vie plus longue mais de moins en moins d’enfants, avec un taux de natalité qui ne permet pas à la population d’augmenter (ni même de se renouveler pour certains pays occidentaux), seuls les pays émergents maintiennent aujourd’hui un solde positif (mais pour combien de temps encore ? La fin de la politique de l’enfant unique annoncée récemment en Chine devrait prolonger un peu cet effet). Cette tendance pourrait nous amener à une stabilisation de la population mondiale autour des années 2100 (à 11 milliards d’habitants ?), ce qui pose d’importantes questions en termes économiques, environnementaux ou encore politiques : la croissance mondiale a longtemps bénéficié de cet effet « volume » lié à l’augmentation de la population mondiale, comment faire sans ? Les questions liées au vieillissement de la population, au financement des retraites et dépenses de santé ne font donc que commencer.

Pour le moment nous avons encore quelques décennies avec la tendance actuelle qui reste l’augmentation importante de la population mondiale et sa concentration principalement sur le continent Asiatique. Sur le graphique de droite on voit cette répartition entre continents, avec une somme Europe + Amériques (nord et sud) qui représentait encore 30% de la population mondiale en 1950 et n’en représente plus que 20% aujourd’hui, cette tendance devrait continuer, dans les années à venir seule l’Afrique devrait augmenter de manière conséquente relativement aux autres.

Tendances immobilières : si la plupart des marchés immobiliers mondiaux se portent plutôt bien (c’est-à-dire avec un rendement légèrement supérieur à l’inflation), certains commencent à devenir inquiétants avec des situations de bulles : le Canada, la Suède, l’Australie, la Californie et, le plus important de tous que nous évoquons régulièrement, la Chine. Au Royaume-Uni le marché semble se stabiliser depuis le Brexit. Voici par exemple la comparaison entre l’immobilier US et Canadien sur 40 ans :

La question est toujours la même : ces bulles vont-elles exploser et quand ? En espérant que ce ne soit pas en même temps, et que les mesures qui seront prises par chaque pays empêcheront la contagion à d’autres. Il est rare mais souhaitable que ces prix baissent petit à petit afin d’être « absorber » sans trop de dégâts (économiquement il y a peu de choses pires qu’un choc immobilier, pour rappel la « crise des subprimes » de 2008 était avant tout un choc immobilier). A suivre.

Concernant l’immobilier Français nous avions fait un point il y a 3 ans (déjà) et les grandes lignes n’ont pas changé : malgré que les prix aient peu monté depuis 5-6 ans ils restent élevés, principalement à cause des subventions publiques et non de la demande ou du pouvoir d’achat (Paris étant un cas à part), la rentabilité devrait rester faible et il faudra être attentif à l’évolution des subventions dans les années à venir (allocations logement et niches fiscales d’investissements immobiliers principalement) car sans ces dernières les prix actuels ne sont pas soutenables. Pour le moment il ne devrait y avoir que des changements marginaux de ce côté-là et les taux extrêmement bas actuels devraient continuer de soutenir le marché. L’écart grandes villes/reste du pays continue d’augmenter. Vous retrouverez également ici le lien vers le point d’Olivier Eluère sur l’immobilier en France et les perspectives pour 2017 (Economiste Crédit Agricole SA) publié récemment sur notre blog.

Etats-Unis : la course au remplacement de Janet Yellen à la tête de la Fed a commencé, plusieurs noms d’éventuels candidats reviennent régulièrement dans la presse, parmi eux l’économiste John Taylor (actuellement professeur à Standford), l’économiste Glenn Hubbard (actuellement professeur et doyen de la Columbia Business School), Jerome Powell (actuellement gouverneur de la Fed), Richard Davis (directeur de la banque US bancorp), Jim Rohr (ancien directeur de PNC bank), Kevin Warsh (financier, ancien de Morgan Stanley mais aussi de la Fed entre 2006 et 2011) et enfin Gary Cohn (actuel conseiller économique du président US, ancien de Goldman Sachs de 2006 à 2017). Ces deux derniers sont favoris pour le moment, avec un avantage pour Gary Cohn même si son élection pourrait devenir un nouveau sujet de tension entre D.Trump et une partie des républicains les plus conservateurs (G.Cohn est plutôt démocrate et ouvert au libre-échange, taux bas, etc.). Côté démocrate, avoir un candidat aussi proche du milieu financier ne sera pas nécessairement bien perçu, le côté politique sera donc très important dans ce choix. Pour la banque d’investissement Goldman Sachs ce serait aussi le moyen de placer un troisième ancien salarié à la tête des trois plus grandes banques centrales du monde (si l’on considère la Chine un cas à part), après M.Draghi en Zone Euro et M.Carney au Royaume-Uni, et les directeurs actuels de 4 des 12 réserves fédérales régionales US (New York, Dallas, Philadelphie et Minneapolis). Pour le moment Janet Yellen continue de diriger la Fed (et pourrait d’ailleurs conserver sa place, même si cela semble peu probable pour le moment), durant sa conférence en fin de mois il n’y a pas eu de hausse de taux (après les hausses de 0,25% de mars et juin), il pourrait y avoir une troisième hausse à la rentrée si l’inflation revenait sur des niveaux proches de 2%, ce qui nous semble compliqué pour le moment.

A surveiller dans les prochaines semaines :
– mise en place des programmes de réduction de taxes et dépenses en infrastructures aux US
– stabilité du baril de pétrole (dans la fourchette 45$/60$) et continuité du retour du Schiste US
– éventuels mouvements de banques centrales (Fed, BCE, BoJ) et mouvements sur les taux
– bulle immobilière en Chine / sentiment des investisseurs sur la situation économique Chinoise
– les situations politiques/financières Italienne et Grecque
– valorisations trop élevées de certains actifs (Obligations Européennes, Actions Techno/internet, Immobilier Chinois/Canadien/Californien)

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 4 septembre pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAMPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

 

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : SMS et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine