Point Mensuel Juin 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

Un mois de juin en forte hausse sur les marchés actions mondiaux, bien soutenus par les déclarations des banques centrales et les discussions autour du conflit commercial Etats-Unis/Chine. Nos portefeuilles types progressent de +4% ce mois-ci, en hausse de +13,4% depuis le début de l’année.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +23,3%, avec une performance globale de +87,8% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 28/06/2019 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 28/06/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 187 400 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 181 900 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : un mois de juin en forte hausse sur les marchés actions mondiaux, bien soutenus par les déclarations des banques centrales et les discussions autour du conflit commercial Etats-Unis/Chine. Nos portefeuilles types progressent de +4% ce mois-ci, en hausse de +13,4% depuis le début de l’année. Ce mois de juin conforte l’idée de rester investi, avec de nouveaux plus hauts historiques sur les marchés Américains et Français notamment : voici ci-dessous le CAC 40 (dividendes réinvestis) depuis sa création en 1988 (à 1 000 points) jusqu’à aujourd’hui :

Les valorisations restent attractives sur de nombreux secteurs et pays (tous ne sont pas au plus haut et les profits sont élevés) et le soutien de fond des banques centrales est réel et aura encore pesé en juin. Cela n’est pas une surprise pour nous (nous écrivons depuis 2015 que nous nous attendons à des taux très bas et un soutien fort des banques centrales pendant longtemps, dans un scénario à la Japonaise), mais d’autres investisseurs anticipaient un début de « normalisation » des politiques monétaires (ce qui explique une partie de la baisse de fin 2018) et ont donc été surpris positivement par les déclarations des banques centrales en 2019 (d’où le rebond des actions et la nouvelle baisse de taux). On peut désormais penser que cet effet « surprise » est dans les cours (il reste l’effet de soutien de fond).

Les discussions continuent entre les Etats-Unis et la Chine concernant leur conflit commercial, difficile de savoir où en est réellement la négociation et si un accord sera trouvé prochainement ou non, cela pourrait durer encore quelques temps mais nous continuons à penser qu’un accord finira par être trouvé (c’est dans l’intérêt de tous).

FED : pas de baisse de taux pour le moment, même si dans le dernier comité l’un des membres a voté pour, ce qui est la première fois depuis que J.Powell a pris ses fonctions, il s’agit de J.Bullard de la Fed de St Louis. Nous pensons que la banque centrale Américaine va prochainement réduire son taux directeur, soit à la rentrée soit en fin d’année, peut-être les deux (-0,25% à chaque fois). Dans tous les cas l’important n’est pas de savoir si les taux baisseront de -0,25% ou de -0,5% cette année, cela n’aura qu’un impact très limité, mais bien d’acter que les taux ne monteront plus aux Etats-Unis non plus, ce qui sera un soutien supplémentaire à l’activité. L’économie Américaine n’a pas besoin de baisse de taux à ce stade mais la pression politique est claire, les arguments qui justifieront ces baisses viendront probablement d’une inflation trop faible et des tensions commerciales (dont les impacts sont déjà en partie intégrés dans les chiffres économiques actuels).

BCE : un ton toujours très clair venant de M.Draghi : le soutien de la banque centrale Européenne reste plus fort que jamais. Il souligne que la BCE pourrait de nouveau baisser ses taux si besoin et ajouter d’autres mesures de soutien, notamment si l’inflation restait trop basse (ce qui est structurel et durable selon nous). L’agence Reuters écrivait récemment que la BCE pourrait aller bien au-delà de sa clause de détention côté émetteur (la BCE ne peut pas détenir plus de 33% des obligations d’un pays ou d’une entreprise) grâce à la modification d’un paramètre technique. Cela serait utile si la BCE devait réaliser de nouvelles injections de liquidités via le marché obligataire Européen. Cet élément conforte l’idée que la BCE pourrait détenir à terme la majeure partie des dettes publiques Européennes (qui ne sont pas remboursables en l’état) et faire d’une pierre deux coups (taux bas et gestion de la dette publique), mais c’est un  sujet pour plus tard.

Le remplaçant de M.Draghi à la tête de la BCE fin octobre n’est toujours pas connu, les négociations n’ont pas abouti à ce stade. L’Allemand J.Weidmann semble toujours favori mais ses positions fortes contre les actions de la BCE dans les années passées l’empêchent (logiquement) d’accéder à ce poste pour le moment (même si ses récentes déclarations représentent un opportuniste virage à 180° concernant ses convictions). D’autres postes importants sont toujours en négociations : Président du Conseil Européen, Président de la Commission Européenne ou encore Président du Parlement Européen.

Pendant ce temps l’environnement de taux 0 continue et l’Autriche en a profité en émettant une obligation à 100 ans à un taux de 1,17%. Ce genre d’émission montre à quel point le marché obligataire est survalorisé actuellement, cela montre aussi les effets indirects néfastes d’un environnement de taux 0 avec des investisseurs prêts à prendre des risques très importants (variations de taux potentielles sur 100 ans ?) pour avoir un quelconque rendement.

Etats-Unis : la guerre commerciale relancée avec le Mexique le mois dernier semble déjà terminée, D.Trump ayant déclaré que les mesures prises depuis étaient satisfaisantes, les hausses de droits de douane sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Il faut dire qu’entre la Chine, la Corée du Nord, l’Iran et le lancement officiel de la campagne présidentielle 2020 il reste probablement peu de temps pour s’occuper d’un nouveau conflit. En interne plus de 600 entreprises Américaines ont écrit au président une lettre commune pour qu’il trouve rapidement un accord avec la Chine : une partie des lobbys est opposée à la guerre commerciale (leurs intérêts étant le marché mondial et l’exportation) tandis qu’une autre partie y est favorable (afin de renforcer leurs monopoles locaux), pour D.Trump l’intérêt de ce conflit avec la Chine en période électorale est clair : montrer qu’il défend l’ensemble de l’économie Américaine et qu’il peut obtenir un accord meilleur que le précédent.

Chine : les autorités ont publié un document reprenant leur position sur le dossier Américain et la guerre commerciale, elles y indiquent en résumé que «  la Chine ne souhaite pas la guerre commerciale mais n’en a pas peur et la mènera si besoin. Elle est disposée à collaborer avec les Etats-Unis afin de parvenir à un accord bénéfique pour tous, mais elle ne fera pas de compromis sur les grands principes. La Chine reste attachée à sa propre cause quelle que soit l’évolution du monde extérieur, rien ne ralentira le développement de la Chine. Elle dispose d’une marge de manœuvre suffisante à assurer la continuité du développement économique, ses perspectives sont prometteuses. La position de la Chine est la même depuis le début ». Comme évoqué précédemment cette déclaration tranche avec le discours des gouvernements précédents qui faisaient profil bas, désormais la Chine assume son statut de futur numéro 1 mondial, ce qui change la donne dans les négociations (comme on peut le voir avec les Etats-Unis notamment).

Concernant Hong Kong : affrontements entre manifestants et forces de l’ordre (chose plutôt rare dans ce pays), en cause un projet de loi permettant d’extrader des criminels vers la Chine ce qui fait crainte localement pour la liberté des opposants politiques. Après l’inauguration du plus long pont du monde reliant la Chine à Hong Kong il y a quelques mois nous soulignions le message clair qu’envoyait en général ce genre de construction : l’intégration à venir de l’île dans l’empire Chinois.

Côté technologique : la Chine a dévoilé un nouveau prototype de train à lévitation magnétique (Maglev) conçu pour atteindre 600 km/h. Le pays était déjà le premier à utiliser cette technologie avec le Shanghai Maglev ouvert en 2004 et qui transporte les passagers de l’aéroport au centre-ville de la métropole avec une vitesse maximale de 430 km/h. Les nouveaux Maglev afficheront une vitesse très importante et représenteront une vraie alternative à l’avion, avec en plus l’atout environnemental. La Chine dispose actuellement du plus grand réseau de train à grande vitesse au monde (deux tiers de la capacité mondiale soit environ 30 000 km de lignes à grande vitesse). Ceci démontre encore le développement d’une technologie de pointe en Chine (qui en plus intègre la question environnementale ici) et de manière autonome.

Environnement : la transition environnementale est bien réelle, même là où on ne l’attend pas forcément : aux Etats-Unis les énergies renouvelables ont pour la toute première fois dépassé le charbon comme source de production d’électricité (et ce malgré des déclarations politiques de D.Trump peu favorables à ce genre de changement). Bien sûr le chemin reste long : en 2018 les Etats-Unis ont affiché la plus forte hausse de production de pétrole de l’histoire (2,2 millions de baril par jour de plus), battant ainsi les précédents records (ente +1,5Mb/j et +1,7Mb/j) détenus par eux-mêmes (2014) et par les Saoudiens (1973, 1986 et 1991). Les Etats-Unis sont redevenus le premier producteur au monde grâce au pétrole de Schiste (la moitié de la production actuelle) dont l’impact environnemental est très négatif.

Concernant l’Europe, voici ci-dessous un résumé de la source d’énergie par pays et de son évolution entre 2000 et 2018 : en noir la production de charbon, en gris celle d’énergie fossile, en gris clair le nucléaire et en vert les énergies renouvelables. On peut constater que la plupart des pays ont une proportion de « vert » qui augmente considérablement depuis quelques années, pour certains la transition est déjà très avancée voire terminée (Autriche, Croatie, Lituanie, Lettonie, Danemark), d’autres sont désormais proches de 50% (Luxembourg, Finlande, Suède, Portugal, Roumanie) et pour une partie des pays (dont la France et l’Allemagne) il reste du chemin à parcourir :

Impact écologique dans les transports : la compagnie United Airlines a effectué le premier vol « propre » des Etats-Unis avec du bio carburant, des filtres à carbone et aucun déchet à bord. Le timing n’est probablement pas anodin : cela intervient dans une période où le « flygskam » (la honte de voyager en avion en Scandinavie pour cause de pollution) gagne du terrain : en Suède le trafic aérien est en forte baisse depuis le début de l’année (-8%) alors que le train augmente fortement (+8%), preuve de la force de ce mouvement (une conséquence impensable il y a encore quelques années). En France un projet de loi, qui n’a finalement pas été retenu, prévoyait l’interdiction des vols internes pour lesquels des lignes TGV existent et permettent un temps de trajet sensiblement égal. Globalement la prise en compte de l’impact environnemental est de plus en plus importante et devrait permettre d’accélérer le mouvement dans les prochaines années.

A surveiller dans les prochaines semaines :

– situation géopolitique : conflit commercial Etats-Unis/Chine, intervention Américaine en Iran ?

– données économiques et financières du second trimestre (principalement PIB, PMI et résultats d’entreprises)

– suite des déclarations des banques centrales et nomination des postes clés en Europe

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Pas de conférence début août

Le 3 septembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/783513485331100419

Le 2 octobre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/7436439542189768195

Le 5 novembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6207264707173414147

Le 3 décembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/4239197167570660099

Les arbitrages : pas d’arbitrage ce mois-ci. Nous avions fait des arbitrages dans le portefeuille le mois dernier, vous retrouverez ici le lien vers le point mensuel de mai et ces arbitrages en bas de page). Pour rappel il est impératif de vendre les 3 ETF qui ne seront plus éligibles au PEA à partir du 29 juillet : ETF Emerging Markets (code ISIN LU1681045370), ETF Japan Topix (code ISIN LU1681037864) et ETF Europe S.Beta (code ISIN LU1681039563), les conseils de réinvestissements sont présentés dans le lien ci-dessus.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 2 août pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle c6