Point Mensuel Mai 2017 – CAMPG Investissements et Economie

Encore un mois de hausse sur les marchés (le 10eme sur les 11 derniers mois), toutes les zones progressent en mai, comme depuis le début de l’année les émergents et l’Europe sont en tête. Nos portefeuilles progressent d’1% ce mois-ci (malgré un effet dollar négatif, à -6% depuis le début de l’année) pour atteindre un nouveau plus haut à +74% depuis le lancement en 2012.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +15,1%, avec une performance globale de +74,4% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/05/2017 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA/compte-titres et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/05/2017.

Portefeuille type PEA/Compte-titres : valorisation : 175 800 €

(Templeton n’est pas PEAble mais il est également disponible dans les assurances-vie Floriane et Espace Liberté)

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) : valorisation : 167 300 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : la tendance observée ces derniers mois continue : actions en hausse, surtout sur les émergents et l’Europe (rattrapage sur les US), un dollar en baisse de 3% ce mois-ci et de 6% depuis le début de l’année (à 1,12 le cours nous semble de nouveau intéressant, ayant un objectif plutôt entre 1,05 et 1,10). Comme évoqué le mois dernier déjà, les résultats des entreprises sont très solides et supérieurs aux attentes dans tous les zones (US, Europe, Asie), en ligne avec notre stratégie d’investissement. L’environnement économique global et les mesures de relances budgétaires à venir restent très favorables aux actions par rapport aux autres actifs.

Des marchés qui sont toujours très calmes avec un indicateur de stress/volatilité (le VIX) au plus bas depuis 24 ans et actuellement en dessous de 10 (pour rappel un niveau de tension « normal » est autour de 15 et un stress particulier au-dessus de 20), cela témoigne de la confiance actuelle des investisseurs. Voici le graphique sur dix ans (plus le niveau est bas mieux c’est, en lien avec la hausse des marchés) :

En ce qui concerne le pétrole : le nombre de puits de Schiste en activité aux US est au plus haut depuis deux ans, à peine le cours du baril s’approche/dépasse les 50 $ la réaction est immédiate pour cette nouvelle industrie très réactive. Les Saoudiens semblent ne plus pouvoir se sortir de leur propre stratégie, bloqués entre un déséquilibre offre/demande qui ne leur permet pas de vendre assez cher et un Schiste US qui leur empêche d’influencer les prix en réduisant la production… Malgré cela en fin de mois l’Opep et onze autres pays producteurs se sont mis d’accord pour une prolongation de 9 mois de plus de la réduction de production (visant à faire monter les cours), ce qui semble encore une fois une stratégie vouée à l’échec pour l’Opep. Par contre cela devrait être suffisant pour ne pas voir le baril s’approcher de niveaux plus dangereux pour l’industrie pétrolière et les marchés (en dessous de 40 $).

Concernant les taux, comme nous pouvons le constater sur les graphiques ci-dessous (ici les taux d’Etats US et Français à 10 ans sur une période allant de 2008 à aujourd’hui), la tendance est de nouveau repartie à la baisse, comme nous l’avions supposé il y a plusieurs mois déjà le rebond annoncé et entrevu fin 2016/début 2017 n’est pour le moment qu’un rebond technique et ne devrait pas aller beaucoup plus haut. Sur dix ans (trente ans même si l’on regarde plus loin) la tendance baissière est claire sur les taux mondiaux et nous  ne voyons pas de raison que cela s’inverse, nous avons atteint un plancher mais il n’y a pas la place de rebondir, ni du côté de l’inflation, ni du côté de l’endettement publique. Les banques centrales restent le facteur principal sur les taux, notamment sur le fait (incroyable) que notre pays puisse emprunter pour trois fois moins cher que les US :

Etats-Unis : comme attendu il n’y a pas eu de hausse de taux lors de la dernière réunion de la Fed, la prochaine hausse devrait intervenir ce mois-ci lors de la réunion du 14 juin (+0,25%), ce qui porterait le taux directeur à 1%. Ce taux reste historiquement bas mais semble déjà être proche du maximum que peuvent se permettre les Etats-Unis : l’impact est déjà visible sur les crédits aux particuliers et entreprises (l’économie US est très réactive aux taux, utilisant plus le crédit que la plupart des autres grandes économies) ce qui laisse penser que la Fed n’aura que peu de manœuvre pour aller plus haut. Notre stratégie de fond est que l’inflation va rester sur des niveaux très faibles de manière durable (principalement à cause de la techno-déflation) et que les US ne peuvent pas être les seuls à remonter les taux, ce qui devrait les contraindre à ne pouvoir faire qu’une hausse très limitée comme c’est le cas pour le moment.

Le marché attend toujours d’y voir plus clair sur la mise en place du programme drastique de réduction de taxes, l’anticipation pour le moment serait que le nouveau gouvernement économiserait plus de 1500 milliards $ sur la décennie en dépenses sociales (principalement les aides médicales et alimentaires) afin de financer l’équivalent en baisse de taxes pour les entreprises…Ce programme doit être accompagné du plan de relance en infrastructures (1000 milliards $) et d’une certaine dérèglementation de plusieurs secteurs comme l’énergie ou encore la finance. Pour le commerce international les menaces de taxes douanières extrêmes promises durant la campagne semblent s’être évaporées, que ce soit envers la Chine ou l’Europe, comme c’était prévisible. A suivre.

Zone Euro : en attendant la prochaine réunion de la BCE (le 8 juin), de laquelle nous n’attendons pas grand-chose, les chiffres économiques continuent de progresser, la commission Européenne s’attend désormais à une croissance de 1,7%/1,8% cette année, revue à la hausse. Comme pour l’an dernier l’Europe devrait finir avec une croissance proche de celle des Etats-Unis (toujours avec le même effet en cours d’année : croissance Européenne revue à la hausse, croissance Américaine revue à la baisse). En France l’indice du moral des ménages monte encore ce mois-ci, désormais au plus haut depuis 2007.

Italie et Grèce : les négociations continuent sur ces deux dossiers politiques interminables, dans le cas Grec toujours aucun accord à long terme et toujours sous perfusion Européenne, dans le cas Italien un paysage politique qui tente de se réorganiser avant les prochaines élections, avec Renzi qui revient et reprend le pouvoir dans son parti. Fin juin auront lieu les élections municipales, suivant le résultat du mouvement « 5 étoiles » face aux partis traditionnels l’élection du prochain gouvernement pourrait être anticipée ou retardée (fin 2017 ? 2018 ?).

Japon : les moyens utilisés pour y arriver sont certes disproportionnés (le bilan de la banque centrale du Japon pèse autant que celui de la banque centrale Européenne et Américaine), et l’inflation ne revient toujours pas, mais le pays affiche tout de même un 5eme trimestre de croissance consécutif, c’est la première fois cette décennie. La croissance devrait être légèrement supérieure à 1% en 2017, ce qui reste un exploit compte tenu du fait que la population diminue chaque année.

Arabie Saoudite : le pays continue d’accroître ses investissements internationaux, son fonds souverain vient d’annoncer un partenariat avec l’Américain Blackstone (numéro 1 mondial du private equity) afin d’investir 40 milliards $ dans des infrastructures (principalement aux US, en attente du plan de relance Trump sur le sujet). Le fonds Saoudien participera aussi à un autre projet Blackstone de 100 milliards $ d’investissements dans la robotique et l’intelligence artificielle aux côtés d’Apple ou encore de SoftBank (Japon).

A surveiller dans les prochaines semaines :
– mise en place des programmes de réduction de taxes et dépenses en infrastructures aux US
– stabilité du baril de pétrole (dans la fourchette 45$/55$) et continuité du retour du Schiste US
– éventuels mouvements de banques centrales (Fed, BCE, BoJ) et mouvements sur les taux (Fed juin ?)
– bulle immobilière en Chine / sentiment des investisseurs sur la situation économique Chinoise
– les situations politiques/financières Italienne et Grecque ainsi que le début des négociations du Brexit

Les arbitrages : la ligne Amundi ETF Scientific Beta (FR0011829084) ne sera plus éligible au PEA à partir de la mi-octobre 2017 (elle reste bien sûr disponible pour un compte titres ordinaire), pas d’urgence donc mais nous pouvons déjà commencer à la remplacer petit à petit, les 10% du portefeuille investis dessus seront reportés à hauteur de 5% sur l’ETF US et 5% sur l’ETF Beta Europe.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 4 juillet pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAMPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

 

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :
– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)
– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie
– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
– Communication/suivi : SMS et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine