Point Mensuel Mars 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

La hausse continue sur les marchés actions en mars, principalement pour les Etats-Unis et l’Europe (entre +1% et +2%) tandis que le Japon et les émergents sont restés stable, le dollar monte également d’1%. Ce mois-ci nos portefeuilles types progressent de +1,7% pour atteindre une hausse de +11,4% depuis le début de l’année.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +23%, avec une performance globale de +84,4% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 29/03/2019 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 29/03/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 185 100 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 177 700 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : la hausse continue sur les marchés actions en mars, principalement pour les Etats-Unis et l’Europe (entre +1% et +2%) tandis que le Japon et les émergents sont restés stable, le dollar monte également d’1%. Ce mois-ci nos portefeuilles types progressent de +1,7% pour atteindre une hausse de +11,4% depuis le début de l’année. En prévision de ces premiers mois de l’année nous écrivions le 3 janvier : « la Fed a fait un pas en arrière sur les hausses de taux de 2019 et la BCE pourrait faire un LTRO de plus (liquidités supplémentaires). En janvier les publications de résultats des entreprises devraient rassurer une partie des investisseurs. Si en plus la Fed va moins à contre-sens du marché, que la BCE ne fait pas d’erreur de communication et que Chinois et Américains continuent leurs discussions alors il y a bien une possibilité de rebond (encore plus sur les niveaux actuels de valorisations). C’est aussi pour cela que nous ne modifions pas notre allocation et restons fortement exposés aux actions. » C’est ce qu’il s’est réalisé pour ce premier trimestre 2019 qui aura donc été excellent.

Fed : comme nous l’avions supposé la banque centrale Américaine s’est donc pliée aux demandes du marché (et même un peu plus) en abandonnant l’idée d’une quelconque hausse de taux cette année (en décembre elle en annonçait encore deux). Mais ce n’est pas tout, elle a même fait marche arrière sur la réduction prévue de son gigantesque bilan et c’est désormais un QE infini que nous proposent J.Powell et son équipe : toutes les obligations d’Etat et les MBS arrivant à maturité seront réinvestis en obligations d’Etat. Pour simplifier les choses : le bilan de la Fed va rester stable mais le stock de dette publique Américaine va augmenter de plusieurs centaines de milliards $ durant les deux prochaines années, soit des achats nets de la Fed sur le marché, de nouveau, pour la première fois depuis deux ans.

BCE : les TLTRO attendus ont été annoncés et c’est là aussi une nouvelle injection de liquidités dans le système, bien loin de la « normalisation » tant annoncée ces derniers mois. Comme nous le pensions la BCE reste donc fortement en soutien de l’économie et des taux bas et cela ne changera pas de sitôt : elle annonce également qu’il n’y aura pas de hausse de taux en 2019. Ces nouvelles opérations de refinancement à 0% seront étalées de septembre 2019 à mars 2021 et devraient principalement bénéficier au sud de la Zone Euro. Comme c’est le cas depuis 5 ans maintenant notre conviction sur les taux et les banques centrales reste la même : la remontée des taux n’est pas pour demain, la normalisation encore moins.

L’OCDE révise légèrement à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2019 et 2020 à 3,3% et 3,4% (contre 3,5% précédemment), globalement cela reste un niveau solide qui ne nécessitait probablement pas un tel soutien de la Fed et de la BCE. Les banques centrales restent donc fortement impliquées et c’est bien la principale différence avec n’importe quelle autre période de comparaison (d’où le fait que la fameuse inversion de la courbe de taux Américaine (3 mois VS 10 ans) ne nous inquiète pas pour le moment, puisque surtout liée à des éléments techniques).

Pour garder une vision de long terme voici un graphique intéressant de Cresmont Research qui reprend la performance (en rouge) des actions Américaines par périodes de 10 ans glissants depuis 1900 (soit 110 périodes de 10 ans) ensuite classées en 5 quintiles de 22 périodes de dix ans chacun en fonction du niveau de valorisation (PER, en vert) en début de période :

On y voit clairement que le niveau de valorisation (PER, ratio prix/bénéfices) est un aspect très important de la performance annuelle moyenne sur chaque période de 10 ans (plus le PER est bas en début de période plus la performance est élevée sur l’ensemble de la période). Aujourd’hui nous sommes entre le quintile 3 et 4, ce n’est qu’au-dessus du 4 qu’on voit une baisse conséquente du rendement (qui reste quand même supérieur à n’importe quel autre actif), c’est également au-delà du quintile 4 qu’on allège les positions en général (comme nous l’avions fait en 2015 par exemple), le quintile 5 représente souvent une période de bulle. Les chiffes ci-dessous sont une moyenne pour l’ensemble du marché Américain, il y a à l’intérieur de cette moyenne des écarts conséquents entre secteurs dont certains sont régulièrement peu valorisés (finance, industrie, matières premières) et d’autres régulièrement survalorisés (santé, technologie, consommation).

La performance d’une action à long terme dépend principalement de la croissance des bénéfices, de la croissance et du niveau de dividende (très lié au premier point) et de la valorisation à laquelle on l’achète (PER). Parmi ces facteurs fondamentaux, nous abordons régulièrement le fait que l’actionnaire est de mieux en mieux traité avec un retour direct (dividendes + rachats d’actions) de plus en plus conséquent en volume et en proportion. Exemple ci-dessous avec l’augmentation des rachats d’actions (violet) et dividendes (bleu) trimestriels des 500 plus grandes entreprises Américaines sur les 16 dernières années, on est passé de 240 milliards $ par an il y a 16 ans à 1 400 milliards $ par an aujourd’hui (plus bien sûr toute la hausse de la valorisation des actions en question sur la période) :

Le dossier actuel c’est le (toujours non-existant) Brexit : 3 ans après le vote absolument rien n’a changé. La situation est relativement simple : les Britanniques sont opposés à tout comme vient de le montrer le dernier vote du parlement : refus de l’accord proposé par l’Europe et T.May, refus de quitter l’Union Européenne sans accord, refus de reporter de deux ans afin de renégocier, refus de refaire un referendum, refus de rester dans une union douanière et refus d’en sortir, refus de quitter l’Union Européenne tout en restant dans l’espace économique Européen, refus d’un Brexit dur et refus d’un Brexit soft, refus d’abandonner l’article 50. Le paradoxe est que les deux refus les moins « marqués » au parlement sont ceux d’un deuxième référendum et d’un maintien dans l’union douanière. Même s’il est absolument impossible de prédire l’issue de cette triste situation politique nous continuons à pencher pour un report (c’est déjà le cas pour le moment d’ailleurs avec ce premier report du 29 mars au 12 avril) puis un accord. T.May a même mis dans la balance sa démission en cas d’accord mais pour le moment cela n’a rien changé, la prochaine date butoir est donc le 12 avril. A cette date, le Royaume-Uni devra dire (en cas d’accord) s’il participe aux élections Européennes de mai ou pas, s’il organise de nouvelles élections ou même un nouveau référendum, s’il propose un nouveau report des négociations. Le risque principal reste bien sûr qu’aucun accord ne soit trouvé d’ici au 12 avril et qu’un « Brexit dur » se mette en place, c’est la principale préoccupation des marchés actuellement, dont le scénario central (celui qui semble être dans les prix) est un accord après une période d’incertitude (en cas de Brexit dur tout n’est pas dans les prix après ce fort rebond de début d’année, mais une partie est déjà intégrée car les valorisations des actions Européennes restent attractives).

Royaume-Uni : en attendant de savoir ce qu’il va se passer autour du Brexit, et même si cela a considérablement ralenti l’activité du pays ces dernières années, tout n’est pas noir non plus : taux d’emploi au plus haut historique, nombre de postes vacants très élevé, taux de chômage au plus bas de 45 ans, salaires en hausse et croissance toujours supérieure à 1%. Même en cas de « Brexit dur » nous ne pensons pas que le Royaume-Uni puisse plonger durablement dans une situation difficile.

Chine : le pays avance rapidement dans le déploiement de la « Belt and Road initiative » visant à renforcer (encore un peu plus) le commerce et l’influence de la Chine en Europe. L’empire du Milieu profite de la faible stratégie commune Européenne et après les achats à bon compte en Grèce il y a quelques années c’est maintenant l’Italie qui se montre favorable à ce grand projet Chinois, suscitant immédiatement des réactions négatives de l’Europe et des Etats-Unis (c’est probablement aussi pour l’Italie un moyen de pression supplémentaire vis-à-vis de l’Europe dans les prochains mois en cas de besoin). Dans le même temps la Chine a tenté une OPA sur le plus grand groupe Portugais (EDP, 80% de l’électricité du pays), une OPA à laquelle se sont opposés les Etats-Unis alors que de son côté le gouvernement Portugais y semble favorable. Il y aurait aussi la solution où l’Europe s’occupe d’elle-même et ne vend pas ses entreprises et infrastructures à la Chine mais ça ne semble malheureusement pas dans nos capacités actuelles. La vision à long terme de la Chine contraste fortement avec la vision à très court terme appliquée par la quasi-totalité des pays Européens.

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 3 avril à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6574287182697507843

Le 6 mai à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/2474130258040468739

Le 4 juin à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/601854370472833795

A surveiller dans les prochaines semaines :

– situation géopolitique : gestion du Brexit (report ?), négociations Etats-Unis/Chine

Les arbitrages : pas de mouvement ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 3 mai pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller habituel, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et moi-même (thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle