Point Mensuel Mars 2020 – Crédit Agricole PG Investissements

Un mois de mars très compliqué avec des marchés logiquement en forte baisse suite à la pandémie de coronavirus. Les marchés actions reculent d’environ 15% ce mois-ci et reviennent sur les niveaux de début 2019, nos portefeuilles types sont en baisse de 11% en mars.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +22,1%, avec une performance globale de +67,0% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/03/2020 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/03/2020.

Portefeuille type PEA : valorisation : 168 500 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 160 100 €

Point marchés : un mois de mars très compliqué avec des marchés logiquement en forte baisse suite à la pandémie de coronavirus. Les marchés reculent d’environ 15% ce mois-ci et reviennent sur les niveaux de début 2019, nos portefeuilles types sont en baisse de 11% en mars. L’indice Vix (volatilité) atteint des niveaux record, comme en 2008, à plus de 80 (VS moins de 20 en temps normal). La totalité des marchés est bien sûr en baisse ce mois-ci ; seule relative surprise le Japon qui ne recule que de 5% en mars (VS environ 15% pour la plupart des marchés actions, plus de 17% pour le Cac). Pas de mouvement nouveau sur le Dollar, nous sommes toujours proches de 1,10 (ce qui est toujours notre niveau cible depuis plus 4 ans désormais). Du côté du baril de pétrole c’est tout simplement la plus forte baisse jamais enregistrée sur une période aussi courte (cours autour de 20$ en fin de mois). Nous avions publié le 21 mars un point complet sur la situation actuelle (lien ici), vous le retrouverez de nouveau en bas de page après ce point mensuel.

Voici graphiquement l’ampleur de la baisse de février/mars pour le Cac 40 (en rouge) et le S&P 500 Américain (en bleu) :

Les marchés ont baissé de plus de 35% entre le point haut de la mi-février et le point bas de la mi-mars, un niveau atteint une seule fois dans l’histoire avec cette rapidité (en 1987), le rebond est d’environ 17% fin mars.

A titre indicatif (nous ne nous comparons pas à ces indices, c’est simplement pour donner une idée), nos portefeuilles types ont reculé de 11% en mars (VS 17,4% pour le CAC ou 12,5% pour le SP500) et de 17,4% depuis le début de l’année (VS 26,5% pour le CAC et 20% pour le SP500), soit un peu moins de deux tiers de la baisse des marchés. C’est déjà le niveau que nous avions constaté lors des précédentes phases de baisses de plus de 10% (2012, 2013, 2015, 2016, 2018), bien sûr personne n’est satisfait d’une baisse mais nos portefeuilles types ont relativement bien résisté par rapport à l’ensemble des marchés actions durant cette période difficile.

Pour la suite : toujours aucun horizon clair sur la crise sanitaire, nous regardons bien sûr tout cela de très près. De plus, la majorité des gouvernements étaient (très) en retard dans les pays occidentaux et ils seront donc probablement très prudents avant de « rouvrir » leurs pays (à part peut-être les Etats-Unis avec un D. Trump qui sait que la récession actuelle et sa gestion de la crise sanitaire peuvent lui coûter les élections et pourrait donc être tenté de rouvrir plus tôt pour relancer la machine avant les élections de novembre). Enfin, vu l’ampleur du problème sanitaire actuel il est probable que l’activité ne reprenne que très graduellement. 

Pour les mois à venir, il faut s’attendre à des publications de résultats d’entreprises très négatives en avril-mai, même chose pour les données économiques, c’est en partie dans les cours mais comme personne ne sait mesurer l’impact actuel de cette pandémie il est difficile de savoir quelle est l’ampleur de ce qui est anticipé actuellement dans les cours. Il également possible que de nombreuses sociétés réduisent leurs dividendes et rachats d’actions cette année, certaines par besoin (notamment dans les secteurs les plus touchés) d’autres pour des raisons politiques (sur les cours actuels, certaines distribueraient 10% de dividende, ce qui peut poser certains problèmes politiques dans une période comme celle que nous traversons), cela ne change rien aux dividendes de long terme mais pour 2020 l’impact pourrait être conséquent.

Arbitrages 

Comme évoqué dans nos récents points marchés durant le mois de mars, nous regardons plusieurs éléments à la fois à court terme (crise sanitaire) et à plus long terme (valorisations, soutien des gouvernements et banques centrales, potentiel des différents secteurs et entreprises) afin de gérer au mieux notre portefeuille. Même s’il nous semble que la crise sanitaire est loin d’être stabilisée (le niveau réel de contamination ou encore le nombre de décès semblent actuellement fortement sous-estimés, même dans les pays occidentaux, et les gouvernements sont dépassés par les événements dans la majeur partie des cas), les autres éléments de long terme nous semblent favorables (soutien sans précédent des gouvernements et banques centrales avec déjà 7 000 milliards $) et les valorisations très attractives actuellement. Bien entendu, il est impossible de savoir si le marché a touché un point bas à la mi-mars (avant le rebond de 17% qui a suivi en seulement quelques séances), mais les valorisations/prix actuels nous semblent déjà très intéressants, notamment sur ces secteurs qui étaient (trop) chers jusque-là du fait de leur potentiel : la technologie (les GAFAM), le thème de l’eau ou encore de l’environnement, globalement des entreprises avec un fort biais qualité/croissance traditionnellement chères. Nous renforçons donc dés maintenant nos portefeuilles types au travers de ces thèmes à fort potentiel afin de profiter des prix actuels.

PEA : Le solde espèces recommandé depuis début décembre dans le PEA était de 20%, ce qui est devenu 22,8% (effet mécanique de la baisse du reste du portefeuille). Nous gardons 9,8% en solde espèces (pour un éventuel nouveau renforcement en cas de baisse supplémentaire dans les prochaines semaines) et nous investissons les 13% restants sur deux nouveaux fonds (6% et 7%) :

  • 6% sur le fonds Amundi Valeurs Durables (FR0000991424), un fonds d’actions Européennes (Suisse et Royaume-Uni compris) qui investit dans des entreprises liées au développement durable et principalement à l’environnement (notamment au travers de critères extra-financiers ESG/ISR). On retrouve dans ce fonds des entreprises comme Air Liquide, Suez ou encore Dassault Système pour la partie Française. Un thème d’avenir qui nous permet de renforcer à la fois le potentiel de performance du portefeuille mais également d’améliorer son impact environnemental et son soutien au développement durable.  
  • 7% sur Amundi ETF PEA Nasdaq 100 (FR0013412269) : cela nous permet de renforcer nos positions sur les actions Américaines et principalement sur les grandes valeurs technologiques (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) qui représentent près de la moitié du Nasdaq 100 et nous semblent être sur des valorisations (enfin) intéressantes actuellement, d’où cet investissement. Comme toujours dans le PEA nous passons par un ETF puisque c’est le seul moyen d’investir sur des valeurs en dehors de la Zone Euro tout en étant éligible au PEA.

Assurance-vie : depuis début décembre nous avions un fonds d’attente, Amundi Absolute Return (LU1882439323), à hauteur de 10%, mécaniquement devenu depuis 11% avec la baisse des autres supports. Nous vendons en totalité cette position de 11% du portefeuille pour investir sur les 3 fonds suivants :

  • 6% au travers du fonds KBI Aqua (FR0013216207) : un fonds actions qui investit dans des entreprises mondiales liées au thème de l’eau, au travers de trois principaux axes : services aux collectivités d’eau, technologies de l’eau et infrastructures en eau. On y retrouve notamment des valeurs comme Véolia. Comme pour Valeurs Durables dans le PEA, c’est un thème d’avenir qui nous permet de renforcer à la fois le potentiel de performance du portefeuille mais également d’améliorer son impact environnemental et son soutien au développement durable. 
  • 2,5% de plus dans le fonds Comgest Renaissance Europe (FR0000295230) : nous renforçons ce fonds d’entreprises Européennes avec un fort biais qualité/croissance (secteurs santé et technologie notamment).
  • 2,5% de plus dans le fonds Amundi Actions USA ISR (FR0010153320) : comme pour Renaissance Europe nous détenons ce fonds depuis longtemps et nous profitons donc de la période pour renforcer cet investissement à un prix attractif, cela renforce également notre position ISR globale.

En résumé :

Répartition du portefeuille actuel (après arbitrages) :

Pour tous les investissements récents (que nous conseillons toujours en deux fois, deux tiers dans un premier temps et un tiers en attente d’opportunités) nous pensons qu’il est intéressant de profiter de cette période pour renforcer l’ensemble des positions.

Gouvernements et Banques Centrales : comme attendu les mesures de soutien sont sans précédent : nous sommes à plus de 7 000 milliards $ cumulés pour le moment, dont certaines inédites (le fameux Helicopter money c’est-à-dire le versement direct d’argent aux ménages, adopté par les Etats-Unis notamment ce mois-ci). C’est un soutien qui sera déterminant mais ne se verra qu’une fois la crise sanitaire contenue.

A surveiller dans les prochaines semaines :

– évolution de l’épidémie du coronavirus dans le monde (surveiller la dynamique surtout : accélération ou stabilisation)

– publications des résultats d’entreprises (et annonces sur les dividendes) et premiers chiffres économiques (très mauvais certes, mais de quelle ampleur précisément ?)

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 6 avril à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/2017953885712443405

Le 5 mai à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/2644352258258681869

Le 3 juin à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/7106292489564530957

Rappel

Point marchés du 21 mars (notre stratégie d’investissement) :

Tout d’abord nous comprenons bien évidemment l’inquiétude que peut provoquer une baisse de 30% des marchés actions (surtout avec une vitesse jamais vu auparavant), nous détenons les mêmes investissements que vous à titre privé et sommes dans la même situation en tant qu’épargnant. La situation sanitaire mondiale est préoccupante et nous faisons tout notre possible pour vous accompagner au mieux dans cette période difficile, nous vous souhaitons, ainsi qu’à vos proches, de passer cette période compliquée dans de bonnes conditions.

La situation

Le monde est à l’arrêt depuis quelques jours et cela va encore durer, nous n’avons aucune idée à ce stade du temps qu’il faudra pour contenir puis réduire cette pandémie. Il n’existe pas d’exemple récent de crise sanitaire mondiale de cette ampleur, le dernier pouvant être la grippe Espagnole de 1918-19 (500 millions de contaminés pour une population mondiale de moins de 2 milliards d’habitants à l’époque, plus de 20 millions de décès), mais les conditions médicales, de partage d’information et de situation (sortie de guerre) sont très différentes. Le seul recul très (trop ?) récent que nous ayons est la gestion de cette épidémie par la Chine et certains de ses voisins. Il semble qu’après deux mois de confinement strict le problème soit contenu sur place. De nombreux autres pays ont déjà adopté cette stratégie de confinement et ce n’est qu’une question de jours avant de voir un confinement mondial total (même les pays réticents au départ y viendront, l’exemple Américain est clair en ce sens). L’Europe est maintenant le nouveau foyer principal de l’épidémie et les Etats-Unis vont suivre rapidement. L’Italie a été la première à être massivement touchée en Europe, et fait donc figure de test pour les autres pays : malgré un confinement décidé le 8 mars il n’y a treize jours plus tard toujours aucun signe de ralentissement avec plus de 600 morts par jour actuellement. Nous espérons avoir de bonnes nouvelles de ce côté-là dans les prochains jours, l’épidémie devrait devenir moins exponentielle et plus linéaire après 15 jours de confinement, début de réponse en Italie après ce weekend. Dans tous les cas, il nous semble évident qu’il faudra plusieurs mois pour arriver à des résultats conséquents et que les périodes de confinement vont être allongées de manière conséquente (au moins jusqu’à l’été ?). Même après cette période de confinement global il faudra du temps pour revenir à une activité « normale » (parce que les gouvernements n’oseront pas lever rapidement les restrictions par peur d’une deuxième vague, et parce que la population restera méfiante les premiers temps). Attention également au fait qu’il peut y avoir plusieurs vagues (cette année ou les années suivantes). Nous attendons également du nouveau du côté de la recherche médicale (que ce soit un traitement efficace ou un vaccin, même si ces éléments ne sont pas disponibles actuellement ils pourraient intervenir dans le courant de l’année).

L’important à ce stade est de voir dans quelles mesures nous arrivons à contenir le nombre de nouveaux malades (la tendance et non le niveau absolu, la dérivée seconde pour les matheux, c’est-à-dire la capacité que nous aurons à contenir le côté exponentiel de cette pandémie).

Les conséquences économiques et financières

Suite à l’arrêt généralisé causé par le coronavirus nous allons entrer en récession dans les prochaines semaines, mettant ainsi fin au plus long cycle de croissance de l’histoire (plus de dix ans). Mais tout comme la pandémie elle-même, cette récession n’aura rien de comparable avec ce que nous avons pu connaître précédemment : ce n’est pas un manque d’activité économique ou un déséquilibre économique particulier (comme 2008 par exemple) qui aura causé cette récession, mais bien un choc externe (imprévisible par définition) de type 11 septembre ou grippe Espagnole (1918-19). Nous sommes dans un événement de type « cygne noir », terme utilisé dans le milieu financier pour désigner un événement imprévisible avec une probabilité extrêmement faible mais avec des conséquences très importantes (si vous êtes confiné et intéressé par ce sujet je vous conseille le livre du Libanais Nassim Nicholas Taleb : « le cygne noir, la puissance de l’imprévisible »). Une récession économique est en général un ralentissement progressif de la consommation, de l’investissement et de l’emploi, de type -0,5% ou -1% par rapport à l’année précédente en termes de proportions, alors que cet arrêt brutal de la majeure partie de l’activité peut nous amener des chiffres jamais vu (-15% ? -20% ? Impossible à dire à ce stade). Bien entendu, cela sera vrai dans l’autre sens aussi, on a vu la Chine revenir à 70% de ses capacités en quelques jours à peine alors qu’il faut des mois pour reprendre 0,5% de croissance après une récession « classique ». Là il « suffira » simplement que les gens puissent retourner au travail et sortir de chez eux pour récupérer la majeur partie de l’activité précédent la pandémie. Mais plus la situation dure plus le premier effet (l’arrêt brutal) sera difficile à compenser pour le deuxième effet (le retour à la normale), et c’est bien cela que nous regarderons. Si l’on prend un peu de hauteur, et que l’on regarde à long terme (5 ans au moins), l’impact est moindre voire nul, la majeure partie de la croissance mondiale qui était en place avant cette crise sanitaire devrait se remettre rapidement après cette pandémie. Autre élément, quand on entre dans une récession économique en général la majeure partie des indicateurs sont dans le rouge, actuellement on rentre en récession avec presque tous les indicateurs dans le vert : plein emploi pour la grande majorité des pays, matières premières peu chères, consommation au plus haut, patrimoines au plus haut, etc. ce qui est un soutien non négligeable même si ce ne sera pas suffisant (seuls les dettes et déficits publics sont très élevés mais avec des taux à 0% ce n’est plus un problème de court terme, cela n’empêchera absolument pas de soutenir l’activité, nous y reviendrons plus bas). Le consensus actuel est une reprise de la croissance mondiale dans la deuxième partie de l’année, cela dépendra principalement de la durée de confinement nécessaire à contenir cette pandémie, cela pourrait prendre plus de temps.

Comme nous l’avons déjà écrit précédemment, et plus que durant les précédentes récessions, les autorités vont mettre en place un soutien colossal. Elles adoptent toutes jour après jour une attitude de soutien « sans limite », « quoi qu’il en coûte », que ce soit les banques centrales ou les gouvernements, nous constatons un engagement financier jamais vu par le passé et cela va s’amplifier dans les prochaines semaines. Voici ci-dessous les premières annonces des banques centrales et gouvernements principaux.

BCE : Christine Lagarde, après une première sortie ratée pour son premier vrai test à la tête de la BCE le 12 mars, semble enfin avoir pris la mesure du problème et annonce à peine quelques jours plus tard (le 18 mars) un soutien de 750 milliards € supplémentaires pour la seule année en cours (achats de dettes d’Etats et d’entreprises). Elle ajoute qu’il n’y a pas de limite à l’engagement de la BCE. Cela s’ajoute aux 120 milliards € annoncés le 12 mars, et aux 20 milliards € mensuels annoncés fin 2019. Nous avons donc un montant colossal de plus de 1 000 milliards € mis sur la table par la BCE rien que pour l’année 2020. De plus, la banque centrale Européenne annonce une certaine flexibilité dans ses achats, traduction : nous achèterons en priorité les dettes des entreprises ou pays attaqués par le marché (l’Italie en ce moment) ce qui est de nature à décourager l’ensemble des spéculateurs vu les moyens à disposition. Les effets sont déjà clairement visibles sur la dette Italienne. La BCE ira également au-delà du fameux seuil de 33% de détention maximale de la dette d’un Etat avec ce programme (modification juridique à faire avant), ce qui va dans le sens de ce que nous écrivons depuis plusieurs années : les banques centrales vont racheter la plupart des dettes de leurs Etats (puis ensuite l’effacer au moins en partie, mais c’est un sujet pour plus tard, comme il n’y a de toute façon plus d’intérêt à payer ce n’est pas un sujet à court terme). C’est une différence majeure avec les précédentes récessions, durant lesquelles les Etats cherchaient à respecter un certain budget et voyaient leurs taux d’intérêts augmenter fortement, contraignant ainsi leur capacité à relancer l’activité, tout cela n’existe plus aujourd’hui et les Etats peuvent s’endetter fortement puisqu’à taux 0 et avec un acheteur certain (la banque centrale).

Fed : annonce surprise de forte baisse de taux (on est passé de 1,25% à 0% en deux annonces, espacées de quelques jours seulement, là aussi après une première sortie ratée de J.Powell) mais surtout d’un soutien supplémentaire de 700 milliards $ (achats d’obligations d’Etats pour 500 milliards $ et de titres hypothécaires pour 200 milliards $). En plus de ça la banque centrale Américaine a annoncé l’injection de 1 500 milliards $ sur le marché de financement à court terme pour maintenir une forte liquidité. Le soutien est colossal là-aussi.

D’autres banques centrales (Japon, Royaume-Uni, etc.) ont également mis sur la table d’importants moyens et des baisses de taux pour soutenir l’activité dans les mois à venir. Nous sommes déjà à 3 000 milliards $ de soutien annoncés à ce stade côté banques centrales pour 2020 (dont la moitié pour la Zone Euro et les Etats-Unis).

Cela s’ajoute aux plans de centaines de milliards € de soutien aux petites entreprises annoncés en France ou au Royaume-Uni. Des baisses de taxes vont suivre aussi. Des augmentations de dépenses publiques également, notamment en infrastructures.

Mais le soutien ultime que nous attendons désormais (nous avions plusieurs fois écrit sur ce sujet) est l’« Helicopter money » : le versement direct de liquidités des autorités vers les ménages. Que ce soit sous la forme d’un bon d’achat (testé à Hong-Kong le mois dernier, pour 1 200 $ par personne), de revenu universel ou autre. Aux Etats-Unis on parle ces derniers jours d’un montant de 1 000 milliards $ débloqués pour l’occasion (S.Mnuchin et D.Trump évoquent l’idée d’envoyer 1 000 $ à chaque travailleur Américain durant les prochains mois avec application dès les prochains jours).

Cette crise est également un tournant politique : c’est souvent dans ce genre de périodes difficiles que l’Europe s’est construite, et après le départ des Britanniques c’est un moment crucial pour l’Union Européenne. Probablement le test ultime en matière d’intégration des pays et de projet commun. Parmi les premiers signes encourageant de ce côté-là on notera bien sûr la BCE qui a réussi à convaincre les Allemands de la nécessité de mettre beaucoup d’argent dès maintenant pour aider la situation budgétaire Italienne. Il faut se rappeler que durant les crises précédentes c’était l’Europe du nord contre l’Europe du sud, les manifestations contre A.Merkel en Grèce, etc. C’est une occasion unique de renforcer définitivement l’Europe. 

L’exemple politique Américain est intéressant également : D.Trump, qui ne prenait absolument pas cette menace sanitaire au sérieux, a fait un tournant à 180° et est désormais à 200% sur le sujet (pas pour faire plaisir à ses adversaires mais juste parce qu’il a compris que l’élection allait maintenant se jouer là-dessus). On aurait pu attendre de ses opposants qu’ils profitent de cette erreur pour l’enfoncer (enfin), mais il n’en est rien : CNN titrait « ce Trump va sauver des vies » (même après plusieurs années de lecture quotidienne je n’avais encore jamais vu un article positif sur D.Trump de la part de CNN). Le président Américain a sorti sa casquette USA (littéralement) et a déclaré la guerre au virus, le comparant désormais à la pandémie mondiale de grippe Espagnole (qui a d’ailleurs emporté son grand-père, un immigré Allemand ayant lancé l’aventure immobilière familiale aux Etats-Unis). Même s’il a changé d’avis sur le virus, il n’a pas changé d’avis sur la Chine et continuera à les considérer responsables puisque que le virus vient de là-bas.

Tous les outils sont donc déjà en place pour un rebond économique et financier, mais tout cela ne pourra avoir lieu qu’une fois la pandémie contenue, entre temps cela n’aura pas d’effet.

Investissements : nos convictions 

Evidemment tout reste conditionné à la résolution de cette épidémie. C’est donc avec une grande humilité que nous vous proposons les réflexions suivantes.

A court terme nous regardons notamment l’indicateur ci-dessous (source BofA) qui suit plusieurs paramètres pour déterminer si les investisseurs penchent vers un excès d’optimisme (signal de vente) ou de pessimisme (signal d’achat) :

Nous sommes actuellement déjà dans un excès de pessimisme, ce qui est un signal d’achat clair : à ce niveau il reste peu de vendeurs, la plupart de ceux qui devaient vendre ont déjà vendu, et le stress actuel génère une exagération à la baisse sur les prix, ce qui est toujours une opportunité pour un investisseurs de long terme. Cela ne veut pas dire que les cours vont remonter de suite, mais cela signifie souvent qu’une sorte de plancher est proche et que les prix sont de toute façon attractifs. Nous sommes à 1,7 actuellement, le marché pouvant encore descendre à 0 comme en février 2016 (d’ailleurs à l’époque aussi le baril était en dessous de 30 $ et les marchés en forte baisse, le tout avait remonté très rapidement ensuite, même si les problèmes étaient moins graves que la crise sanitaire actuelle). Au fur et à mesure que des indicateurs de ce type passent en signal d’achat cela nous rapproche du moment où il faudra renforcer nos positions.

Est-ce le moment de renforcer ? Pas pour le moment. Sauf si vous êtes dans une phase d’investissement bien sûr, mais nous parlons ici des portefeuilles déjà investis, et qui ont environ 20% de liquidités suite à notre conseil d’alléger fin 2019. Les cours actuels sont très attractifs et l’envie est grande d’investir dès maintenant ces liquidités disponibles. Mais nous sommes déjà fortement investis en actions (plus de 70% du portefeuille) et souhaitons avoir plus de visibilité sur la crise sanitaire avant de renforcer nos positions actuelles et d’éventuellement en ajouter d’autres. La stabilisation de la situation Italienne nous semble l’élément le plus important à ce stade dans la lutte contre le coronavirus (le test avancé du confinement dans un pays Occidental). Nous vous tiendrons bien entendu informés d’éventuels mouvements à venir (point mensuel du 3 avril notamment).

Est-ce que la baisse est finie ? Personne ne le sait (comme toujours). La fin mars peut d’ailleurs nous amener des signaux contrastés de ce côté-là : entre l’expiration trimestrielle des options (et les achats qui vont avec, dans ce qui pourrait être le volume le plus important d’options jamais vu), le rebalancement des fonds de pensions ou encore des gestions systématiques, il ne faut pas chercher une quelconque tendance (que ce soit un début de rebond ou une détérioration des cours) dans les prochains jours (ni dans le rebond d’hier et d’avant-hier). A ce stade nous pensons que la volatilité est encore bien trop élevée et que le marché ne va pas repartir de suite, en dehors de rebonds techniques.

Jusqu’où le marché peut-il descendre ? Il est impossible de le savoir (ni de savoir quand et dans quelle amplitude le marché va rebondir ensuite). En regardant différents modèles, comme celui de la Fed (qui prend en compte le rendement estimé des actions et le compare à celui des obligations), ou celui des dividendes actualisés (ce que va rapporter une action de manière fondamentale, ajusté de l’inflation et agrégé pour l’ensemble du marché) ou encore ceux des précédentes récessions, on peut estimer des planchers un peu plus bas qu’actuellement, entre 2 000 et 2 100 pour le S&P 500 (le marché principal), mais seul l’avenir nous le dira : on ne connait le point bas que plusieurs mois après (car même durant les phases de rebond il y a encore des baisses et de la tension). Dans tous les cas cela ne change pas grand-chose à court terme (il faudra de la patience) ni à long terme (une fois que le marché sera revenu sur des niveaux normaux, c’est-à-dire 3 000 pour le S&P).

Est-ce le moment de vendre ? Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée de tout vendre et de « revenir quand ça ira mieux », car comme à chaque fois le marché aura déjà anticipé le moment où « ça ira mieux » et cela se traduit en général par le fait de racheter à un cours supérieur à celui auquel on a vendu, cela pénalise fortement la performance. Encore une fois : pour maximiser les performances sur le long terme (notre horizon de placement) il est important de prendre toute la hausse et non pas d’éviter les baisses (le seul moyen d’éviter les baisses est d’ailleurs de ne jamais être investi). De plus, l’investissement de long terme se base sur les fondamentaux des entreprises, pas sur leur cours à court terme : peu importe que le cours de l’action Total soit à 50 € ou à 20 € : dans une année normale (en dehors de chocs temporaires) l’entreprise réalise un résultat net proche de 10 milliards €, cela assure le paiement du dividende, ce qui forcera le cours vers un retour à 50 € à terme. Nous ne pensons pas que la pandémie actuelle changera cela à horizon 5 ans (ni même avant). Nous comprenons que cela ne soit pas facile à suivre à court terme mais c’est comme cela que nous arrivons à d’importantes performances à long terme (sinon on vend toujours en bas dans les périodes difficiles). De plus, dans le cas où vous vendriez une unité de compte d’assurance-vie (UC) pour aller vers le fonds euro par exemple, en pensant « sécuriser », pensez aux sous-jacents et à leurs rentabilités réelles avant tout. En simplifiant fortement ici (en prenant l’exemple de l’entreprise Total plutôt que tout le marché) : en vendant une UC vous vendez l’action Total et son dividende annuel compris entre 6% et 10% au cours actuel et vous achetez à la place du fonds euro c’est à dire une obligation Total avec un rendement proche de 0%.

Est-il possible d’anticiper les baisses pour vendre avant ? Non bien sûr, cela n’existe pas. D’ailleurs dans l’hypothèse où cela existerait l’effet serait le même : si tout le monde vendait en janvier en prévision d’une baisse en février alors la même baisse aurait lieu, mais en janvier. Les prix à court terme ne sont que le reflet du sentiment de marché, c’est-à-dire de l’inquiétude liée au coronavirus en ce moment, pas de la santé future des entreprises en question. Oui ce virus avait dès le mois de janvier le potentiel de créer la pandémie mondiale actuelle mais non ce n’était pas la seule issue possible : d’autres pandémie potentielles ont été contenues à temps (Ebola pour n’en citer qu’une). Si l’on vendait tout le portefeuille à chaque problème potentiel nous ne serions jamais investis (la menace nucléaire est à elle seule une raison potentielle d’avoir peur en permanence dans ce cas).

Voici les performances pour chaque séance du mois de mars de l’indice S&P :

Les baisses ne se font pas en ligne droite (même si celle-ci a été la plus rapide de l’histoire), il y a des journées de fortes baisses et de fortes hausses, il ne vaut mieux ne pas bouger dans des périodes comme ça (sans compter que le marché ouvre directement sur ces niveaux, même pour un spéculateur il faudrait donc se placer la veille à chaque fois, on ne peut pas vendre ou acheter à l’ouverture c’est déjà trop tard). Pour information, seules deux journées ont été pires que celle de ce lundi (16 mars, marché US en baisse de 12%), le 28 octobre 1929 (-14%) et le 19 octobre 1987 (-24%), la volatilité n’est donc pas quelque chose de nouveau.

Quel va être l’impact de cette crise sanitaire sur les entreprises que nous détenons en portefeuille ? Les profits et chiffre d’affaires vont bien entendu reculer fortement, dans les mêmes proportions que l’arrêt de l’activité actuel. Mais cela est temporaire et en tant qu’investisseurs de long terme c’est la soutenabilité de ces résultats dans le temps qui nous intéresse. Si le PER est un indicateur important du niveau de valorisation des marchés, il le sera beaucoup moins dans les mois à venir et le temps que le scénario se stabilise : les prix ont fortement baissé (ce qui fait fortement baisser l’indicateur PER puisque c’est simplement le ratio prix/bénéfices), puis très rapidement derrière les profits vont baisser (ce qui va faire remonter ce même ratio), nous pourrons ensuite évaluer les profits attendus pour l’an prochain une fois la situation un peu plus claire côté pandémie et là nous aurons une visibilité du niveau réel du PER. Dans tous les cas les niveaux actuels sont déjà attractifs.

Pourquoi être confiants sur le rebond des marchés à terme ? Nous pensons qu’une fois passée cette pandémie, les facteurs de performance des marchés actions seront encore plus importants que les années précédentes : taux encore plus bas (soutien à l’économie mais aussi baisse du rendement des autres placements), programmes de soutien des banques centrales (QE) et des gouvernements encore plus importants, le pétrole bon marché et la consommation toujours élevée, de plus les entreprises en question resteront leader de leur secteur (le danger d’un choc temporaire de ce type concerne surtout les petites entreprises et moins les grandes), pour faire très simple : Google sera toujours Google.

Sur quoi investir en prévision d’un rebond ? Nous garderons la même structure de portefeuille, la diversification des actions marche d’ailleurs mieux à la hausse qu’à la baisse : quand il y a de fortes baisses comme actuellement, le marché vend tout, les pays et secteurs se corrèlent fortement et la baisse est sensiblement la même partout, alors que dans un rebond la situation peut être différente.

Rappel (actualisé) de notre stratégie d’investissement :

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales que vous trouvez tous les mois en bas de page de nos points mensuels. Nous profitons de ce point pour les détailler de nouveau.

Le cantonnement : il est important de gérer son patrimoine de manière globale, à la fois l’équilibre entre le financier et le non-financier (immobilier et autres actifs non financiers) mais également l’équilibre entre les différents niveaux de risque, de rentabilité, d’horizon de placement et de liquidité de ces actifs (les disponibilités et garanties nécessaires à court terme et les placements plus dynamiques de long terme). Une fois cette répartition faite, le cantonnement est la définition d’un pourcentage du patrimoine consacré à chaque poche du patrimoine. C’est également le cas pour les placements dynamiques, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ces placements (PEA, CTO et UC d’assurance-vie), ce pourcentage est bien sûr différent selon les objectifs et les préférences de chacun (raison pour laquelle nous publions uniquement la partie dynamique de l’assurance-vie par exemple, ensuite chacun peut ajuster le pourcentage de fonds euro à son profil). Ce premier point est important : c’est le point de départ et il est important de respecter cette stratégie ensuite : pour pouvoir apporter la performance espérée cette poche d’investissement doit avoir le temps de travailler (comme n’importe quel autre placement de long terme d’ailleurs). Il faut donner à son épargne l’horizon de ses projets, si c’est la retraite ou la transmission il n’y a pas de raison de vendre avant l’échéance de ces projets-là. Les actifs les plus dynamiques (les actions d’entreprises cotées et non-cotées notamment) devraient être ceux que l’on transmet si l’on peut (étant les plus rentables il est toujours dommage de les céder et de ne pas en faire profiter la génération suivante). Cela s’inscrit totalement dans la stratégie de long terme que nous suivons.

Pour donner une certaine perspective à la gestion de son patrimoine, voici un graphique qui date un peu (2012) mais qui est vrai dans chaque pays et à chaque époque. La répartition du patrimoine des Français suit une certaine logique au fur et à mesure qu’il augmente (de gauche à droite) : on commence avec l’épargne liquide, court terme et garantie, ce qui permet une certaine sécurité financière (en violet ici), on investit ensuite dans sa résidence principale quand on le peut (en bleu), ces deux premières parties sont de l’épargne au sens de la sécurité, elles sont nécessaires. Vient ensuite l’investissement, qui vise à développer son patrimoine et se compose toujours de la partie bleue (non plus de la résidence principale mais d’autres investissements immobiliers) et de plus en plus de la partie verte, consacrée à l’investissement financier (on y retrouve les actifs professionnels en rouge mais surtout l’immense majorité des encours en vert : les actifs financiers tels que le fonds euro d’assurance-vie, les actions et obligations d’entreprises) :

Il y a un lien clair entre ce graphique et le sujet des « deux économies » que nous abordons régulièrement ici : sur ce graphique le top 1% détient majoritairement des actions, c’est vrai dans tous les pays à toutes les époques. C’est un effet boule de neige permanent : les patrimoines les plus fortunés détiennent majoritairement des actions et ont donc le meilleur rendement à terme, et inversement : les patrimoines les plus fortunés le sont devenus grâce aux actions (que ce soit d’une entreprise coté ou non). De nombreuses recherches intéressantes (comme celles de Thomas Piketty notamment) abordent la question des inégalités économiques sous l’angle de la répartition du capital (c’est-à-dire des actions) : la concentration des actions impacte clairement le partage de la valeur ajoutée de l’économie.

La diversification : elle est forte dans nos portefeuilles types avec plusieurs milliers d’entreprises inclues dans cette vingtaine de fonds actions que nous conseillons : une diversification géographique, de thématiques, de devises, de différentes stratégies et sociétés de gestion. Ne pas empiler du risque par des actions identiques : pour cette raison nous conseillons des lignes différentes et complémentaires entre les portefeuilles types PEA et UC d’assurance-vie. La diversification a pour principal but d’avoir plusieurs moteurs de performance (en plus d’aider à mieux répartir le risque), en étant exposé à l’ensemble des grandes entreprises mondiales on participe à la totalité de l’activité économique mondiale quelque-soit la performance annuelle de telle ou telle zone, par exemple en 2015 les actions de la Zone Euro étaient en tête des performances, en 2016 celles des pays émergents, en 2017 le Japon, en 2019 les Etats-Unis, etc. Un portefeuille qui ne serait investi que sur l’une de ces zones aurait donc en général moins de performance et plus de risque. Nous tenons aussi compte de l’exposition internationale des entreprises concernées (par exemple nous avons une position directe sur les entreprises Chinoises qui est inférieure à 7% du portefeuille mais nous savons aussi que de nombreuses entreprises Américaines et Européennes y sont fortement exposées). Bien entendu la diversification ne permet pas d’éviter les périodes de baisse, même si cela permet de les atténuer (comme nous le constatons actuellement). Elle est également importante dans les phases de rebond (on ne sait jamais quelle zone ou secteur va rebondir en premier ni dans quelles proportions par rapport aux autres).

La volatilité/Gestion du risque : nos portefeuilles types sont moins volatiles (environ un tiers de moins) que le CAC 40 ou des actions en direct par exemple. Bien entendu cela n’empêche pas le portefeuille d’être impacté par les périodes de baisses mais à chaque fois (2015, 2016, 2018, 2020) nos portefeuilles ont moins reculé que le CAC 40 par exemple (environ un tiers de moins à chaque fois). Cela est dû à la construction du portefeuille (plus diversifié) mais aussi au choix des secteurs et entreprises, les devises aident également à réduire cette volatilité, c’est encore le cas actuellement avec une hausse du Dollar (ce qui concerne un gros tiers de notre portefeuille). Pour les montants importants sur ces placements dynamiques nous conseillons d’entrer en 2 fois (par exemple une première partie qui représente deux tiers de la somme concernée puis un dernier tiers plus tard en cas de baisse, comme c’est le cas actuellement), c’est aussi une manière de gérer la volatilité à court terme. Cela sera particulièrement utile pour les investisseurs entrés en 2019 ou début 2020 (même si encore une fois, nous attendons un peu avant de conseiller d’investir ce tiers qui est en attente).

La communication et le suivi : vous retrouverez tous les mois le point mensuel ici et nous avons également mis en place des visio-conférences où vous pouvez poser vos questions en direct, accessible depuis un ordinateur, un téléphone ou une tablette (lien en bas de page de chaque point mensuel). Nous publions également des points marchés en urgence si besoin comme c’est le cas depuis 3 semaines.

Le but principal de ces investissements dynamiques n’est pas de ne pas perdre d’argent à court terme mais d’en gagner à long terme. La différence est importante (en lien avec le tableau du patrimoine des Français ci-dessus) : si l’on se concentre sur le fait de ne pas perdre d’argent à court terme alors on épargne dans des produits classiques garantis, avec la faible rentabilité qui va avec. Si l’on se concentre sur le fait de gagner de l’argent à long terme alors on prend le risque d’avoir des bonnes et des moins bonnes années, pour avoir au bout de 5 ans, 8 ans, 10 ans des performances supérieures à n’importe quel autre placement (voir graphiques ci-dessous). Un mix des deux (du garanti et du dynamique, selon les principes du cantonnement présentés plus haut) nous semble le meilleur moyen de développer un patrimoine tout en ayant un risque modéré. Voici le graphique du Cac 40 depuis sa création il y a 30 ans, dividendes inclus :

On y voit les différentes hausses et baisses (notamment 2000 et 2008, mais aussi 2020 désormais) de ces 30 dernières années, on y voit qu’à court terme on peut tomber sur une bonne ou une mauvaise année mais que cela ne change pas la tendance de long terme et le fait qu’en moyenne les entreprises concernées se portent toujours mieux et leurs actionnaires avec : l’indice est donc passé de 1 000 points à 10 219 points en 30 ans, et cela intègre la totalité des baisses sur la période (y compris l’actuelle, d’environ 35% en un mois, un record). C’est encore plus vrai pour d’autres marchés (d’où le fait que notre première position soit le marché Américain), voici par exemple ici le S&P 500 sur 12 ans (de manière à intégrer en totalité le choc de 2008 et à donner une autre perspective) :

Là aussi, même avec la récente baisse de plus de 25%, le principal indice Américain est toujours en hausse de plus de 100% depuis son pic de 2007. Il fera évidemment partie des positions que nous renforcerons en priorité dès que nous aurons un peu de visibilité sur cette pandémie.

L’ajustement rapide des prix aux nouvelles informations (financières, économiques, politiques mais également sanitaire avec ce coronavirus) est plutôt sain, même si cela ne fait pas plaisir et qu’en général l’ajustement est toujours exagéré dans un sens ou dans l’autre. Cela permet aussi d’éviter des bulles et d’avoir des valorisations ajustées du risque perçu, en tant qu’investisseurs de long terme il est souhaitable d’avoir des valorisations les plus justes possibles. Souvent, comme cela nous semble également être le cas en ce moment, le marché utilise aussi cette tension pour mettre une certaine pression sur les autorités (ce n’est pas un hasard si la Fed et la BCE sont toutes deux intervenues deux fois en quelques jours : leur premier message n’avait pas plu aux marchés, elles sont donc revenues avec d’autres moyens). Le problème supplémentaire actuel (qui fait que la baisse n’est pas de 15% comme en général mais plutôt de 30%) est que les marchés n’arrivent justement pas à mettre un prix sur cette pandémie. Les cours actuels anticipent déjà une récession. Reste à estimer l’ampleur et la durée.

Etre investi en permanence : il y a environ 250 jours ouvrés pour les marchés chaque année et en général une bonne année se fait sur environ 2% du temps, c’est-à-dire que la totalité de la performance annuelle est dû aux 4 ou 5 meilleures séances (c’est aussi vrai dans l’autre sens, seules 4 à 5 séances ont fait de 2018 une année négative par exemple). C’est vrai sur un an mais aussi sur dix ans ou vingt ans, d’où notre conviction que pour avoir 100% de la performance il faut être investi en permanence (sinon la probabilité d’être investi sur les bonnes séances est d’environ 2% par an, même en étant investi la moitié du temps on prend un risque important de ne pas être là quand il faut, encore une fois le but est bien de prendre toutes les hausses et non pas d’éviter toutes les baisses, comme montré précédemment sur les graphiques). On comprend aisément que personne ne peut prévoir quelle journée sera le point haut de l’année pour vendre (1 des 250 séances annuelles à priori, soit 0,4% de probabilité), ni quelle journée sera le point bas (de nouveau une chance sur 250) pour réinvestir. Le graphique plus haut qui montre les performances du S&P 500 en mars le montre bien encore une fois avec des journées à -10% et d’autres à +10%.

Ne pas se tomber dans la numérologie : les tendances de court terme, en considérant qu’elles existent, ne sont pas claires du tout, le marché monte environ la moitié du temps et baisse l’autre moitié. Même lors d’une correction il n’y a pas 30 journées consécutives de baisses régulières puis ensuite 30 journées consécutives de rebond, la baisse va se faire sur 5 ou 6 séances éparpillées sur la période, et avec quelques rebonds au milieu, et même chose à la hausse, il est bien sûr impossible de deviner ces mouvements (cela dépend aussi de l’actualité qui peut aller dans un sens comme dans l’autre durant la même journée). Il est aussi difficile d’aller chercher des comparaisons avec le passé, même si c’est le sport favori du milieu financier (regarder les hausses et baisses passées pour tenter de « deviner » le futur, là aussi si ça fonctionnait on le saurait depuis le temps). Les seules à « voir venir » les baisses sont ceux qui les annoncent en permanence (ils refont d’ailleurs la une chaque année à chaque baisse depuis 2008 puis disparaissent de nouveau à chaque rebond). La seule tendance claire est celle de long terme : l’activité économique mondiale se développe toujours, entraînant avec elle les entreprises et leurs actionnaires. Faire en sorte que son patrimoine profite de cette activité économique mondiale nous semble intéressant. Il y a pire que de prendre les baisses : ne pas prendre les hausses : si l’on reprend le graphique du Cac 40 sur 30 ans le pire n’est pas d’avoir une baisse de 40% en 2008 mais de ne pas avoir les 200% de rebond ensuite, cela sera valable après la baisse actuelle également. C’est un lien direct avec l’idée d’investir pour les gains de long terme et non pour éviter les pertes de court terme. Il est d’ailleurs ironique de voir qu’après plus de dix ans à nous annoncer une récession chaque année, aucun des experts en « catastrophisme » n’aient pas deviné la seule (évidemment imprévisible) depuis dix ans : celle de 2020 liée au coronavirus.

Nous comprenons qu’il soit tentant d’essayer d’atténuer ces effets négatifs, car voir des pertes potentielles et une telle volatilité n’est évident pour personne. C’est humain de vouloir réduire le risque perçu : ainsi au fil du temps tout un tas de stratégies plus ou moins bancales se sont développées, de l’analyse technique adaptée aux particuliers, aux « stop-loss » ou à la « sécurisation de plus-values » : jamais nous n’avons vu ces stratégies ne pas pénaliser l’investisseur au final. C’est dans l’air du temps, tout doit être garanti, connu à l’avance et sans surprise, mais la réalité est bien différente. Il ne faut pas être naïf : si l’une de ces stratégies spéciales fonctionnait ça se saurait : des millions de professionnels travaillent sur les marchés chaque jour et nous n’avons jamais vu personne éviter les baisses ou deviner les hausses. C’est contre-intuitif humainement de ne rien faire dans une situation défavorable, mais c’est souvent le plus efficace pour les investissements, l’important est d’avoir une stratégie de long terme et de s’y tenir. Vendre dans une période de volatilité extrême comme c’est le cas actuellement est en général une mauvaise idée. Rester investi est plus compliqué mais représente souvent la seule solution (même chose quand les marchés montent d’ailleurs, le fait de vendre trop tôt est également un problème).

A long terme la performance ne dépend plus vraiment du prix auquel on a investi mais bien de la croissance des profits (qui se retrouvent dans les dividendes ou encore les rachats d’actions, sortes de dividendes Américains), c’est ce qu’on voit sur le graphique ci-dessous, qui reprend les facteurs de performance au fil du temps (d’où vient la hausse des actions), on voit clairement la dépendance aux prix/valorisations à court terme (50% en bleu sur un an) et la dépendance aux fondamentaux à long terme (plus de 87% en gris et violet à 20 ans) :

C’est exactement ce que nous constatons avec nos clients aussi : après une seule année d’investissement les résultats sont principalement liés au moment auquel on rentre (2018 ou 2020 par exemple) alors qu’après plusieurs années la performance totale de la majorité des investissements est positive et ne repasse plus négative même en cas de forte baisse (comme nos portefeuilles depuis 2012 par exemple).

C’est aussi l’idée des intérêts composés : l’autre conséquence positive d’être investi en permanence et longtemps. C’est l’une des raisons des performances de long terme des actions : les profits (et donc les dividendes) sont toujours plus importants et s’accumulent chaque année. Pour illustrer cela de manière simple prenons comme exemple le dividende versé chaque année depuis 30 ans par Air Liquide :

En 1987 le dividende annuel était d’environ 2% (à 0,22 €), en 2020 il est toujours d’environ 2% (2,7 €, avant la chute du cours de 140 € à 100 € en moins d’un mois), sauf que pour le cours de 1987 cela représente désormais plus de 20% de rendement. Ajoutez à cela le réinvestissement de ces dividendes (ce qui amplifie donc nombre d’actions et donc aussi le montant total futur du dividende) et vous avez un double effet hausse du cours et hausse des dividendes dont les intérêts composés expliquent la performance extraordinaire sur la période (et cela tient compte des fortes baisses temporaires subies au cours du temps, encore -35% cette année par exemple). Le réinvestissement des dividendes est très important, le Cac 40 avec dividendes est à plus de 10 000 points quand le Cac 40 sans dividende est autour de 4 000 points, quand vous avez le choix privilégiez plutôt une action supplémentaire plutôt qu’un dividende en numéraire (les conditions sont souvent avantageuses). Les dividendes sont également réinvestis automatiquement dans tous les fonds actions que nous conseillons ici.

Etre moins « volatile » que l’actualité (et que le marché donc) : ne pas se laisser entraîner par l’immédiateté actuelle : les différentes chaînes de télé, journaux et autre presse « spécialisée » ont besoin de cette actualité et changent d’avis tous les jours, une partie des professionnels aussi (le marché est imparfait, trop humain parfois, la présence grandissante des robots sur le marché ne change rien, sauf l’amplification de cet effet, nous l’avons encore vu ces derniers jours), la réalité est bien différente : l’économie mondiale et la santé des entreprises concernées ici ne change pas de 30% en plus ou en moins chaque mois comme leurs cours pourraient l’indiquer en ce début 2020 : les Safran (-50% en un mois), Airbus (-50%), Amazon (-25%), Google (-50%) et autres LVMH (-35%) sont des leader mondiaux et le seront encore dans 5 ans : en tant qu’investisseurs de long terme ces baisses extrêmes de prix créent du stress mais ne changent pas grand-chose à horizon 5 ans : ces entreprises resteront leader et leurs cours remontera une fois la pandémie passée. Bien sûr cela n’est pas une garantie de rebond à court terme, et les profits de ces entreprises vont probablement fortement chuter en 2020 mais cela ne met pas en danger leurs fondamentaux. L’investissement et une affaire de patience. Les prix à court terme sont plus influencés par la psychologie humaine que par les fondamentaux (à la hausse ou à la baisse), et à long terme c’est l’inverse. En conséquence nous passons notre temps à être à contre-courant des émotions de nos clients, des marchés et des cours. En étant plutôt « rabat-joie » et prudents quand ça monte et en restant optimistes quand ça baisse, confiant dans ces entreprises et dans cette stratégie d’investissement de long terme.

La dynamique VS le niveau absolu : les marchés ne regardent pas le niveau absolu à court terme : pour les matheux c’est la différence entre la dérivé première et la dérivé seconde, et les marchés sont souvent plus sur la dérivé seconde à court terme (et la première à long terme). Exemple : si on passe de +1,5 à +2 puis à +4 on voit un niveau absolu positif mais surtout une dynamique positive (la dynamique continue d’accélérer en relatif, en plus d’être positive en absolu), quand on repasse ensuite à +3 c’est toujours positif en absolu mais la dynamique ralentit. A l’inverse, si l’on passe de -2 à -1 la dynamique est positive même si le niveau absolu est mauvais. C’est pour cela qu’on voit parfois une action rebondir alors que des pertes sont annoncées par l’entreprise ou au contraire que l’on voit une action baisser malgré d’excellents résultats : c’est la dynamique qui est importante, c’est par là que l’ajustement entre les attentes et la réalité se fait. Cette idée dynamique VS absolu est également valable pour la pandémie actuelle, c’est la tendance que les marchés vont regarder le plus (et la raison pour laquelle ils anticipent à la fois l’entrée en crise mais aussi la sortie).

Comprendre ses investissements : c’est l’un des points les plus compliqués pour un investisseur particulier. Prenons un exemple simple, l’un des secteurs ayant le plus chuté en ce début d’année est l’aviation, comme cité précédemment Safran et Airbus ont vu leurs cours reculer d’environ 50%, pour autant ce sont deux leader mondiaux dans leurs secteurs respectifs. Et en terme de valorisation (même si les profits vont chuter fortement dans les mois à venir, prenons les profits en année normal comme ceux de 2019) cela se paie environ 11 à 12 fois les profits sur les cours actuels. Pour comparaison une PME locale Française se valorise en moyenne (avec de gros écarts entre secteurs bien sûr) autour de 10 fois les profits. Il faut garder cela à l’esprit quand on réfléchit à investir ou vendre aux cours actuels. Il y a bien sûr dans ces cours l’intégration de la récession en cours et l’incertitude liée à la pandémie, mais chaque actionnaire doit se poser une question simple : est-ce que Safran et Airbus sont en aussi grande difficulté que le suggère une valorisation si faible ? Est-ce que je dois m’inquiéter pour leur avenir ? Probablement pas. C’est pour cela que nous ne vendons pas. Encore moins à ce prix. De plus, vendre pour acheter quoi à la place ? (cette poche est la partie dynamique du patrimoine) Dans le même temps les obligations Françaises à 10 ans rapportent 0% brut. Même dans l’hypothèse où les marchés ne remonteraient pas on peut toujours collecter les dividendes, c’est une force de rappel : c’est ce qu’il reste quand le marché semble avoir tout oublié, cela devrait avoir un impact positif à un moment ou un autre (les profits passent toujours quelque part : soit dans le dividende soit dans la hausse du titre, soit dans les deux comme nous l’avons vu sur Air Liquide plus haut).

Vendre pour une bonne raison : nous ne sommes pas contre le fait de vendre, même si nous le faisons rarement parce qu’uniquement pour des raisons fondamentales. Il y en a 2 pour nous : une récession mondiale économique (et donc en partie prévisible, évidemment le choc sanitaire actuel ne l’était pas) et/ou des valorisations trop élevées (disons à partir d’un PER de 18 sur les actions US et 16 sur le reste du monde), raison pour laquelle nous avions allégé de 20% fin 2019. Par expérience nous avons vu de nombreux investisseurs (y compris professionnels) vendre pour de mauvaises raisons : parce que le prix baisse et que la tension monte. Cela ne devrait pourtant pas changer la stratégie de l’investisseur, on investit dans une entreprise par rapport à ses fondamentaux et à une vision sur plusieurs années, pas par rapport à ce que pense le marché à court terme (surtout dans ces périodes où tout baisse sans distinction). Egalement, pour chaque vendeur dans ces périodes difficiles il y a toujours un acheteur bien content de pouvoir renforcer son portefeuille pour pas cher (d’où l’intervention du gouvernement pour dire qu’il nationalisera certaines entreprises si besoin, cela vise à refroidir d’éventuelles OPA sur des fleurons Français vu leurs cours actuels). Ne pas vendre les actions quand elles ne sont pas chères (voire même les renforcer) signifie que nous sommes souvent à contre sens : il faut rester investi quand la tension est là (voire même renforcer ces investissements, ce à quoi nous réfléchissons actuellement). C’est ce que nous faisons, cela améliore les performances de long terme même si c’est plus difficile à expliquer sur le moment : la simplicité serait de suivre le mouvement global, acheter quand ça va c’est-à-dire cher, et vendre quand ça ne va pas c’est-à-dire pas cher, mais cela diviserait en deux votre performance et ce n’est pas notre but. Prenons l’exemple de Total : le cours est passé de 50 € à 21 € en trois semaines, admettons que dans les années à venir le dividende soit maintenu cela nous donnerait un rendement de plus de 10%, même s’il est réduit (ce qui n’est jamais arrivé ces 35 dernières années pour Total) il restera très important par rapport au rendement de n’importe quel autre produit d’épargne. Bien sûr on peut aussi penser qu’après cette pandémie plus personne n’utilisera sa voiture mais ce n’est pas notre scénario. Par conséquent nous conseillons de ne pas vendre un actif de qualité après une telle baisse, nous conseillons de le garder et plus tard de le renforcer, cet exemple s’applique à l’ensemble de nos portefeuilles types.

Nous gardons toujours une grande humilité et une certaine prudence quant au futur, tout en étant confiants dans notre stratégie et dans les convictions que nous vous avons présentées ci-dessus. La période actuelle est très compliquée et cela devrait durer encore quelques temps, mais nous sommes confiants sur le fait qu’une fois passée cette crise sanitaire nous retrouverons l’ordre normal des choses : une économie mondiale en croissance et des actions en hausses. En attendant le plus important est bien sûr la santé de tous, prenez soin de vous et de vos proches.

Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le 5 mai pour le prochain pointmensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle 9