Point Mensuel Octobre 2019 – Crédit Agricole PG Investissements

Des marchés actions mondiaux en légère hausse ce mois-ci, un Dollar en recul de 2% et des actions Japonaises qui augmentent fortement comme le mois précédent. Nos portefeuilles types progressent de +1,2% sur le mois et de +16,9% depuis le début de l’année pour atteindre un nouveau plus haut depuis lancement à +93,5% pour ce 94eme point mensuel.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +26,9%, avec une performance globale de +93,5% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/10/2019 :

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/10/2019.

Portefeuille type PEA : valorisation : 193 500 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 187 100 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés : des marchés actions mondiaux en légère hausse ce mois-ci, un Dollar en recul de 2% et des actions Japonaises qui augmentent fortement comme le mois précédent. Nos portefeuilles types progressent de +1,2% sur le mois et de +16,9% depuis le début de l’année pour atteindre également un nouveau plus haut depuis lancement à +93,5% pour ce 94eme point mensuel.

Les marchés actions ont globalement été stables en octobre avec une hausse en fin de mois, notamment en raison d’évènements rassurants pour les marchés comme les décisions de soutien supplémentaire de la FED et de la BCE, les avancées sur les négociations sino-américaines (petits pas vers la 1ère phase d’un accord) et celles liées au Brexit après que le Royaume-Uni et l’Europe soient parvenus à trouver un terrain d’entente en vue d’un accord futur le 31 janvier 2020. Notre sentiment penche davantage vers une résolution progressive de ces sujets majeurs qui occupent le paysage économique et financier des derniers trimestres. Nous misons davantage sur un ralentissement ponctuel de l’économie mondiale puis sur un rebond que sur une hypothèse de récession. Autre composante contribuant positivement à la bonne tenue des marchés financiers, les résultats globalement rassurants des entreprises au 3ème trimestre malgré un contexte de ralentissement de certains secteurs. Cette période de hausse est sans doute la plus mal-aimée de l’histoire puisque rarement (jamais ?) un marché haussier ne s’est fait avec autant de pessimisme que depuis dix ans, même chose pour la croissance mondiale, un paradoxe puisque nous sommes actuellement dans la plus longue période sans récession ni crash boursier (depuis 2008/2009).

Globalement les marchés Américains (et certains marchés Européens dont le CAC 40) ont touché de nouveaux plus hauts historiques, mais de nombreux marchés sont encore en dessous de ces plus hauts (l’Asie notamment), également à l’intérieur même de ces indices Américains ou Européens de nombreuses sociétés se traitent encore sur des valorisations décotées très attractives. Nous sommes investis à environ 90% après avoir allégé le portefeuille PEA de 10% le mois dernier pour recréer une poche défensive (que nous avions investis fin 2018 pour profiter de la baisse). Nous continuons à conseiller de rentrer en deux fois pour les nouveaux investisseurs (2/3 lors de l’investissement et 1/3 plus tard lors d’une éventuelle période de correction).

Résultats d’entreprises :

Les publications se passent bien aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises publient des résultats supérieurs aux attentes. Pour le moment 1/3 des entreprises du S&P 500 ont d’ores et déjà publié leurs comptes trimestriels. La tendance est positive avec 84% des entreprises qui ont battu le consensus en matière de croissance des bénéfices (en hausse de +4%). En dehors de l’énergie, des matériaux de base et des services de communication, tous les secteurs ont affiché des résultats positifs. Les grandes banques américaines (JP Morgan, Citigroup, Wells Fargo, Bank of America, Goldman Sachs) dont les résultats sont toujours scrutés de près se portent bien également. En Zone Euro il est encore un peu tôt (mi-chemin des publications qui s’étalent sur octobre et novembre) pour dire si les résultats du 3ème trimestre des entreprises européennes seront d’un bon niveau ou pas, mais pour le moment c’est positif malgré un ralentissement de certains secteurs.

Banques centrales :

BCE : clap de fin de l’ère Mario Draghi après 8 ans d’une présidence qui aura marqué les esprits avec des décisions de politique monétaire très innovantes et ultra accommodantes. Sa désormais célèbre déclaration de 2012, le fameux « Whatever it takes » aura été un marqueur de l’action de la BCE. A la veille de quitter l’institution, comme nous l’indiquions dans notre dernier point mensuel, le Conseil des gouverneurs a continué le déploiement de « l’artillerie lourde » en adoptant en septembre dernier une « forward guidance » (guidage des anticipations) plus puissante que jamais, liant son action à l’évolution de l’inflation sous-jacente. Ainsi, les taux directeurs resteront à leurs niveaux actuels, voire même plus bas encore durant une période indéterminée et ce aussi longtemps que nécessaire c’est-à-dire jusqu’à ce que les perspectives d’inflation convergent durablement et de manière symétrique vers la cible des 2% (comme nous l’évoquions souvent nous pensons que l’inflation est structurellement basse et ne reviendra pas de suite, notamment à cause de la techno-déflation). Après avoir été stoppé fin 2018, le programme d’injection de liquidités (QE, rachats de titres obligataires) vient d’être réactivé depuis le 1er novembre 2019 à hauteur de 20 Mds € par mois sans préciser de date de fin. Au terme de ce mandat, la BCE a rattrapé son retard sur la Fed que ce soit sur le plan de sa politique monétaire ou de sa communication. Avant de transmettre les reines à Christine Lagarde, la BCE indique qu’elle dispose encore de marges de manœuvre et M.Draghi laisse en guise d’héritage sa conviction de « ne jamais abandonner ». En ce qui nous concerne, nous considérons le bilan de M.Draghi à la BCE comme très positif, il l’est l’une des principales raisons du retour de la croissance en Zone Euro et du sauvetage de l’Euro et des finances publiques de ses membres (double effet taux + rachats d’obligations) depuis 2011.

Fed : J.Powell a confirmé début octobre le retour de la politique d’expansion du bilan de la Fed avec des achats de 60 Mds $ par mois d’obligations du trésor à courte échéance jusqu’au 2ème trimestre 2020. Le patron de la Fed a insisté sur le fait qu’il s’agissait de mesures purement techniques et en aucun cas d’un changement de ton dans la politique monétaire de la banque centrale américaine et en encore moins d’un QE comparable à celui de 2008. Ceci-dit, l’objectif de ralentir la hausse du dollar (au plus haut de 18 ans) a fonctionné en partie depuis avec une baisse de 2% (toujours sur des niveaux élevés à 1,11, ce qui est très proche de notre objectif de 1,10). La Fed a annoncé le 30 octobre une 3ème baisse de ses taux directeurs (-25 points de base à 1,5%) après celles de septembre et juillet 2019. La faiblesse de l’investissement des entreprises liée à la guerre commerciale a justifié cette 3ème baisse de taux, mais la vigueur persistante de la consommation pourrait l’inciter à faire une pause lors de la prochaine réunion de décembre. Seule une escalade de la guerre commerciale pourrait précipiter les choses en fin d’année.

BoJ : la banque centrale Japonaise a annoncé comme on l’attendait qu’elle se laissait la possibilité de baisser si besoin ses taux (déjà négatifs) et amplifier son soutien ce qui par anticipation a favorisé le rebond des actions Japonaises.

Nous parlions récemment d’excès sur les obligations (excès à la hausse sur la valorisation des obligations, c’est-à-dire un excès à la baisse sur les taux, c’est-à-dire une rémunération trop faible d’un risque réel de défaut). Voici un nouveau record qui illustre bien la situation actuelle et se passe de tout commentaire : pour la 1ère fois la Grèce a emprunté ce mois-ci à taux négatif. Un peu moins spectaculaire mais tout aussi anormal, la dette Italienne émise en dollar (7 Mds) a trouvé 18 Mds de demande en face.

Guerre commerciale : il n’y aura pas de signature d’accord intermédiaire lors du sommet de la Coopération Economique Asie-Pacifique (APEC) au Chili puisqu’il a été annulé et reporté sine die. Les investisseurs s’interrogent toujours sur la tournure que prendra le différend commercial opposant la Chine et les Etats-Unis mais le retour d’un certain optimisme des marchés prédomine. Chaque partie pourrait être tentée de profiter d’évènements concernant son adversaire. La Chine se servirait de l’affaiblissement politique de Donald Trump qui doit faire face à une procédure de destitution (une destitution qui reste très peu probable). De leur côté les Etats-Unis n’hésitent pas à souligner qu’une intervention musclée à Hong-Kong compromettrait ou retarderait la perspective d’un accord partiel avec les Chinois. Une liste noire de 28 entreprises Chinoises a été dressée par les Etats-Unis en raison de leur implication dans les violations des droits de l’homme dans la province du Xinjiang. Une délégation Chinoise de haut niveau (présence du vice 1er ministre) a été reçue à Washington, cette rencontre a débouché sur une issue positive, les deux Etats s’étant entendus pour parvenir à un accord commercial en plusieurs étapes. Cette première phase aura permis de suspendre l’application de la hausse de tarifs douaniers Américains prévue le 15 octobre dernier (de 25% à 30% sur 200 Mds $ de biens). Les discussions ont également porté sur le transfert forcé de technologie, les droits de propriété intellectuelle, l’accès des étrangers aux services financiers, les barrières non tarifaires, l’agriculture et l’application des lois. L’espoir d’un accord partiel porte sur un engagement Chinois d’acheter des produits agricoles américains pour 40 à 50 Mds $ par an, de maintenir sa devise en échange de la suspension de l’augmentation des surtaxes américaines et d’un allègement des sanctions dans le dossier de Huawei. Aucune décision n’a été prise au sujet de l’augmentation de tarif prévue le 15 décembre qui fera sans doute l’objet d’une autre phase de négociations. Bien que toutes ces annonces aient satisfait les marchés, l’incertitude subsiste. Cette première phase vers un futur accord constitue une avancée positive après des mois compliqués, à suivre.

Brexit :devant le congrès du parti conservateur, B.Johnson avait affirmé que le Royaume-Uni était prêt pour un « No Deal » si les Européens n’étaient pas enclins à faire des compromis. Il avait ajouté la volonté de son gouvernement de trouver un accord avant le 31/10. En rejetant le projet, les députés Britanniques ont déclenché le « Benn Act », obligeant le Royaume-Uni à demander un nouveau report à l’Union Européenne. Afin d’éviter un « No Deal » le Président du Conseil Européen Donald Tusk a convaincu les 27 Etats membres d’accepter la demande de prolongation du Royaume-Uni et d’approuver un report de la date de sortie. Les Britanniques seront donc probablement appelés aux urnes le 12 décembre prochain. En résumé, la probabilité d’un « No Deal » aura reculé durant ce mois d’octobre. Comme nous l’attendions, le Brexit est désormais reporté au 31 janvier 2020.

Rapprochement des groupes PSA et Fiat Chrysler : les 2 groupes ont annoncé qu’ils envisageaient d’unir leurs forces pour construire un nouveau leader mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus et environ 184 Mds d’euros de chiffre d’affaires, soit la quatrième puissance mondiale derrière les groupes Volkswagen, Toyota et l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Leur rapprochement permettrait des synergies estimées à 3,7 milliards €. Fort d’un catalogue de 14 marques détaillées ci-dessous, ce nouvel ensemble très complémentaire sur le plan géographique serait présent sur tous les segments automobiles :

Jamais dans toute son histoire le secteur automobile n’aura connu une période de mutation aussi brutale de son environnement, les nouveaux défis en matière de mobilité connectée, de propulsion électrique ou de voitures autonomes supposent des investissements très importants en recherche et développement pour relever rapidement ces défis. Voici ci-dessous quelques chiffres sur ces deux groupes :

Pour illustrer ce que nous écrivons souvent sur le débat entre les actions décotées et les actions de croissance, voici en comparaison de PSA et Fiat les chiffres de Tesla : valorisation 51 Mds €, nommbre de véhicule vendus : 0,24 million, pas de profit et pertes annuelles à 750 millions €. Voilà le paradoxe actuel qui nous fait dire qu’il reste beaucoup de potentiel sur les valeurs décotées et beaucoup moins sur des valeurs de croissance : la nouvelle entité PSA Fiat est valorisée autant que Tesla…alors qu’elle réalise près de 8 milliards € de résultat net contre une perte de 750 millions € pour Tesla…même chose du côté du nombre de véhicules vendus à près de 9 millions contre 0,24 million.

Toujours dans ce débat entre les nouvelles entreprises « disruptives » et ce qui est perçu comme « l’ancien monde », qu’a-t-on appris du désastre Wework ? Cette entreprise spécialisée dans le « coworking » (une entreprise à la mode dans un secteur à la mode) a vu en quelques mois sa valorisation fondre de 50 à 5 milliards $ tout en annulant son introduction en bourse et en recevant un sauvetage en urgence de son actionnaire principal (SoftBank) pour 5 milliards $ (soit la totalité de sa valorisation actuelle). Première erreur du marché : croire que Wework était une valeur technologique alors qu’il s’agît simplement d’une foncière avec un marketing au goût du jour, seconde erreur : ne pas tenir compte de l’impact négatif de son fondateur (exactement comme Uber d’ailleurs), troisième erreur (la plus grave) ne pas regarder les chiffres les plus élémentaires (pertes sont supérieures au chiffre d’affaires). Même si on ne peut jamais se réjouir des problèmes de Wework, on peut quand même trouver un point rassurant à tout cela : le marché n’est pas tombé dans l’euphorie des années 2000 et de la bulle technologique, il y a des excès sur certaines valeurs certes, mais les ajustements sont forts et rapides, on est toujours plus à l’aise dans un marché attentif.

Pour continuer sur le sujet, il est facile de faire le lien avec AirBnb qui devrait entrer en bourse l’an prochain. Airbnb est valorisé près de 40 milliards $ alors qu’elle perd encore de l’argent, en comparaison  les 3 bons vieux modèles de Marriot International (hôtels Westin, Ritz, Sheraton, Marriott, etc.), Booking et Expedia (trivago, hotels, expedia) génèrent 10 Mds $ de profits annuels pour une valorisation de 150 Mds $. En outre, la régulation qui se renforce constituera un problème majeur pour AirBnb vis-à-vis des 3 acteurs cités précédemment. Ces exemples de sociétés « disruptives » (WeWork et Airbnb notamment) sont des histoires qui se vendent bien, grâce notamment à la diffusion spectaculaire du smartphone. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, il aura suffi de seulement 9 années pour que 70% de la population américaine soit équipée d’un smartphone ce qui est un record absolu par rapport aux précédentes révolutions technologiques. La télévision aura mis 18 ans, la radio 20 ans, internet 23 ans et l’ordinateur 40 ans :

Ce modèle du « tout via le smartphone » peut faire penser qu’à l’instar de Facebook ou Google, la position dominante d’une entreprise comme Uber utilisant ce moyen, serait assurée d’un brillant avenir. Nous n’adhérons pas à cette idée et pensons que les modèles actuellement vu comme « anciens » (PSA Fiat ou Marriot pour reprendre nos exemples ici) sont en réalité tout à fait capables de s’adapter et profitent d’une expérience, d’une culture d’entreprise et de bilans positifs, alors que la majorité des entreprises vues comme « disruptives » restent des promesses très ambitieuses à ce stade (et dont le modèle économique ne fonctionne pas pour la plupart). Ce qui nous amène toujours au point suivant : il reste dans le marché un écart incroyable entre des sociétés décotées et des sociétés de croissance. Notre portefeuille a d’ailleurs un biais plutôt croissance/qualité que décoté, mais nous avions dès l’an dernier renforcé ces positions et depuis deux mois nous constatons un joli rebond de la « value », pas de quoi en faire un vrai changement à ce stade mais sur deux mois les performances de nos portefeuilles ont surtout été soutenues par ces thèmes (le Japon avec +11% dans le PEA et +15% dans l’assurance-vie en deux mois, le fonds à hauts dividendes dans le PEA avec +6% ou encore les émergents avec +5% sur cette période), à suivre.

Apple : la firme Californienne envisagerait de délocaliser la production du nouvel iPhone 11 de Chine vers l’Inde. Dans un contexte de guerre commerciale cette décision permettrait de faire 20% d’économies en matière de droits de douane à l’importation. C’est probablement aussi un débat politique dans l’environnement actuel.  

Microsoft : un énorme contrat de stockage de données en ligne (cloud) de 10 milliards $ a été attribué par le ministère Américain de la défense à Microsoft. Le contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) signé pour une durée de dix ans a pour but de moderniser les systèmes informatiques de l’armée. Afin de faciliter le déploiement d’une nouvelle architecture de stockage, le Pentagone a décidé de l’attribuer à un seul prestataire, plutôt que de le scinder en plusieurs appels d’offres (Amazon était également sur les rangs).

Uber : le 6 novembre (demain) les salariés et investisseurs de la première heure auront la possibilité de vendre 600 millions d’actions qui étaient bloquées jusque-là, un peu comme Wework c’est peut-être l’heure de vérité pour cette entreprise qui a encore perdu un montant record ce trimestre (1,2 milliards $).

Aramco : la prochaine introduction en bourse du géant pétrolier Saudi Aramco se confirme après de nombreux reports depuis 3 ans. Celle-ci se fera en décembre uniquement au niveau de la bourse locale saoudienne (le Tadawul). Par la suite, une introduction sur une place boursière internationale pourrait s’envisager, mais elle n’est pas à l’ordre du jour. L’Etat Saoudien devrait placer entre 2 % et 5 % de son capital ce qui représenterait la plus grosse introduction (IPO) de l’histoire. La valorisation dans une fourchette de 1 500 à 1 700 Mds $ constituerait un record (c’est proche du PIB d’un pays comme l’Espagne) et ferait de l’entreprise la plus grosse capitalisation boursière mondiale devant Microsoft. Afin d’attirer les investisseurs et que l’opération soit un succès, la société s’est engagée à verser 75 milliards de dollars des dividendes. Pilier de la stabilité économique et sociale de l’Etat saoudien, Aramco est de plus considérée comme la plus rentable du monde, elle produit environ 10% du pétrole mondial.

OPEP : le Brésil a reçu une invitation de l’Arabie Saoudite pour entrer dans l’OPEP, ce qui renforcerait son pouvoir (en déclin ces dernières années, notamment avec l’explosion de la production Américaine, redevenu le premier producteur mondial).

Etats-Unis : Des fondamentaux économiques toujours robustes, entre juillet et septembre la croissance se hisse à 1,9% en rythme annualisé. Après 3,1% et 2% au cours des deux premiers trimestres, l’économie américaine enregistre un ralentissement limité mais reste vigoureuse. La consommation des ménages, moteur principal de la croissance américaine est restée forte. En revanche, l’investissement des entreprises marque le pas avec un recul de 3%, sa plus forte contraction depuis plus de 3 ans. Le marché de l’immobilier, favorisé par les taux d’intérêt bas a affiché une croissance de 5,1% sa plus forte depuis 2 ans.

La montée d’Elisabeth Warren dans les sondages côté Démocrate pourrait être un sujet important dans les prochains mois, si l’on considère les promesses actuelles (nationalisation de la santé, attaque frontale aux GAFA, hausse de taxes, etc.) on peut considérer que la candidate risque de ne pas plaire (du tout) aux marchés, mais c’est un débat pour plus tard, nous suivrons cela dans les prochains mois (la route est encore longue côté Démocrate pour désigner le candidat final face à D.Trump).

Zone Euro : le consensus penche vers un scenario d’une croissance d’environ 1% en zone euro c’est-à-dire très proche de sa croissance potentielle, ce qui est plutôt positif étant donné la performance de l’Allemagne et de l’Italie cette année. L’économie Allemande qui représente environ 30% du PIB de la Zone Euro est logiquement la plus fortement touchée par le ralentissement économique provoqué par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Traditionnellement exportatrice, elle est de fait plus impactée que les autres Etats membres car elle est davantage tournée vers les secteurs industriels notamment celui de l’automobile touché de plein fouet par les négociations sino-américaines. Après une contraction de son PIB de -0,1% au 2nd trimestre, l’Allemagne pourrait rentrer en récession technique mais celle-ci devrait être légère et de courte durée avec un impact limité sur l’emploi et l’utilisation des capacités de production. Les secteurs orientés vers le marché domestique restent dynamiques car la demande interne est robuste.

LVMH : L’entreprise a franchi le niveau historique de 200 milliards d’euros de capitalisation boursière. C’est la toute première fois qu’une entreprise « tricolore » franchit un tel niveau faisant du numéro 1 mondial du luxe la plus grande capitalisation en France et en Zone Euro.

La commission européenne a adressé une lettre à plusieurs Etats (France, Italie, Espagne et Portugal) pour leur demander des précisions sur le respect de leurs efforts budgétaires prévus en 2020. La Commission pointe le non-respect des recommandations de juillet 2019 et demande des précisions supplémentaires sur la nature des dépenses envisagées. Globalement c’est plus un discours de façade puisque l’Europe, via la BCE notamment, demande désormais aux Etats de faire plus de dépenses (surtout à ceux qui peuvent, notamment Allemagne et Pays-Bas) pour soutenir l’activité en Zone Euro.

France : Le PIB a progressé de 0,3% au 3ème trimestre comme aux deux précédents. La croissance est toujours soutenue par la consommation des ménages centrée sur les biens manufacturés (secteur automobile) alors que la consommation de services ralentie un peu. L’investissement des ménages et des entreprises reste à peu près stable. Au total, la croissance est de 1,2 % après une hausse de 1,7% en 2018 ce qui constitue un niveau robuste et en ligne avec le potentiel. Le gouvernement table sur une croissance annuelle de 1,4%, la Banque de France, la Commission Européenne et l’OCDE anticipent 1,3%.

A surveiller dans les prochaines semaines :

– situation géopolitique : conflit commercial Etats-Unis/Chine

– impact et coordination des différents plans de relance monétaires (banques centrales) et budgétaires (fiscal + dépenses publiques) et données économiques à court terme (avant effet des différents plans)

– résultats des entreprises en cours (publications octobre/novembre)

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Le 6 novembre (au lieu du 5) à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6207264707173414147

Le 3 décembre à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/4239197167570660099

Le 6 janvier à 18h30 : https://attendee.gotowebinar.com/register/3493896511935018253

Les arbitrages : pas d’arbitrage ce mois-ci.

Bons investissements à tous, je vous donne RDV le 3 décembre pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et thomas.lombardi@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital

L’adaptation de nos propositions au profil d’investissement de chaque client suit 4 règles principales :

– Cantonnement : définition d’un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d’assurance-vie)

– Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d’assurance-vie 

– Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré

– Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle